‹ Nouvelles vérités médicales, ou, Connaissance des causes des maladiesChapitre 11 sur 73 · APPEL AU PUBLIC · texte numérisé non relu

APPEL AU PUBLIC

Mais j’en appelle à tous les hommes valides comme à tous ceux qui ont le malheur de ne point l’être, et je leur demande si en suivant les conseils et les ordonnances des médecins , ils

out trouvé autre chose que déception et souffrance; et pourtant ceux-ci leur faisaient épuiser tous les trésors de la pharmacopée , tandis que ceux-là leur disaient d’abandonner l'usage des médicamens , d’avoir patience et de placer une entière confiance dans les ressources de la nature et la force de leur constitution pour obtenir la guérison qu’ils désiraient si vivement. Quelles preuves plus évidentes pourrait-on donner que cette science n’a point de principe fixe, point de système arrêté? Mais comment en serait-il autrement? Est-ce en lisant dans nos universités et nos collèges des traités remplis d’erreurs , de superstitions , de systèmes innombrables , d’opinions qui se contredisent à chaque instant, ou qui ne se combattent que pour la gloire d’une existence éphémère ; est-ce en lisant de tels ouvrages qu’on peut arriver à la possession d’une connaissance exacte du corps humain? Non ! car en admettant que cette grande découverte eût été faite, il est évident qu’elle eût été exposée d’une manière claire et précise, et qu’ont n’eût point laissé le monde, depuis tant de siècles, dans l’état de confusion et de doute où il est. Disons-Ie, les faits , l’expérience , sont la véritable pierre de touche de la science , et si au lieu de puiser dans nos facultés de médecine des idées funestes , les médecins se fussent attachés à rechercher combien les substances du règne végétal sont inoffensives, il y a longtemps qu’ils auraient eu recours à l’usage de la médecine purgative végétale et qu’ils en auraient fait un emploi exclusif. Pour cela il eût suffi de soulever le voile dont s’enveloppe la nature , et alors ils auraient découvert la simplicité du corps humain et reconnu que la dissection et toutes les conclusions tirées de l’anatomie sont futiles; que la phrénologie, étude qui est aujourd’hui à la mode et sur laquelle on fonde de si grandes espérances, sera aussi peu fertile en heureux résultats que les expériences faites sur les yeux, et que les diverses méthodes employées jusqu’à ce jour avec si peu de succès pour guérir les défectuosités et les ma-

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