‹ Nouvelles vérités médicales, ou, Connaissance des causes des maladiesChapitre 21 sur 73 · DE LA TOUX · texte numérisé non relu

DE LA TOUX

Ne vous alarmez point d’une forte toux; ne croyez point, comme on est généralement disposé à le faire , que cet effort fatigue et déchire les poumons. Un peu de réflexion suffît pour nous convaincre que nous n’avons à redouter que ces rhumes étouffés qui , d’abord arrêtés par l’engorgement d’humeurs âcres dans les poumons, n’ont plus assez de force pour se faire jour. C’est dans cet état que la corruption commence, et de là naissent toutes les maladies pulmoniques qui conduisent tant de victimes au tombeau. Une forte toux , ou bien une toux sèche, nesont'poinl dangereuses, lorsqu’on ne prend pas des médicamens pour arrêter les humeurs dans leur cours. La guérison est même très prompte par l’emploi de la médecine végétale universelle , car une expectoration abondante s’ensuit, et de là un dégagement qui , en ôtant aux

humeurs leur âcreté, rétablit les poumons dans leur état normal. Il en est de la toux comme de toutes les affections auxquelles est sujet le système organique. De quelque côté qu’on tourne ses regards , on le voit chercher à se dégager des humeurs qui le fatiguent. Il n’y a qu’à le seconder dans cette opération , et bientôt le mieux se déclare et continue jusqu’à la disparition complète des symptômes qui nous ont d’abord effrayés.

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