DES INDES OCCIDENTALES
On sait combien est grande l’insalubrité du climat des Indes' Occidentales, et combien de personnes, tant parmi les blancs que parmi les noirs, périssent chaque année victimes de l’influence désastreuse de ce climat. Dans cette partie du monde, plus qu’ailleurs, le vieux système médical a ses coudées franches; le mercure, l’antimoine, l’émétique, les sels, le quina, l’opium, le camphre et l’assafœtida trouvent toujours un grand nombre de consommateurs , et font conséquemment d’innombrables victimes. A cette énumération n’oublions pas d’ajouter l’usage de la lancette. La lancette jouit d’une grande faveur dans toutes les Antilles, et ce traitement, comme ceux que nous venons d’indiquer, moissonne chaque année d’innombrables victimes. Cependant les ulcères , les affections cérébrales, les maux d’estomac, les fièvres , les pleurésies , la fièvre jaune , les hydropisies et tout le cortège des maladies, qui déciment chaque année la population des Antilles, pourraient être guéris et à peu de frais par l’emploi de la’ médecine végétale universelle. Car si ce climat exige qu’on porte la plus grande attention à l’état de l’estomac et des intestins,
avec de tels soins, il est sans contredit le plu; salubre qui existe pour l’homme.