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DES CHEVEUX

Semblables aux feuilles qui ornent la tête des arbres, les cheveux sont la parure du visage, et comme dans toutes les autres parties de notre système, leur pousse, leur force et leur durée dépendent de la santé et de la boune condition du corps. Il n’est point encore prouvé que les graisses et les substances si vantées que l’on applique chaque jour à l’extérieur, ont la vertu d’accélérer la pousse des cheveux et d’en augmenter le soyeux et la beauté; mais il est un fait qu’on ne peut contredire, c’est que les cheveux poussent d’une manière facile , qu’ils se conservent dans tout leur éclat lorsque le corps est dans son état normal , et qu’ils diminuent et tombent lorsque le corps est malade; les cheveux comme les ongles, et toutes les autres parties du corps étant nourris par les sucs qui proviennent du sang. Que faire pour les conserver? Je recommande à tous ceux qui me liront l’emploi de la médecine végétale universelle ; l’action de ce purgatif attaque jusque dans leur racine tous les maux qui occasionnent la chute des cheveux , elle améliore la partie et les sucs qui alimentent les cheveux. Je puis citer un exemple remarquable des effets de la médecine végétale en pareil cas, cet exemple est pris dans ma famille. Ma nièce, âgée de seize ans, étant en pension, perdit ses cheveux par suite d’une maladie grave; on fut obligé de lui raser la tète et de recourir à de faux cheveux ; les cheveux poussèrent, mais ils n’avaient point de vigueur; elle arriva ainsi à l’âge de vingt ans, époque à laquelle les cheveux devenant plus faibles, tombèrent de nouveau , laissant des places entièrement nues et larges comme des pièces de 5 fr. ; ceci dura pendant quelque temps, elle était toujours maladive et les remèdes auxquels elle avait recours restaient sans effet. Vers cette époque je commençai à

l'aire usage de la médecine végétale. L’état de la malade empirait, elle eut une attaque violente d’érysipèle; je lui fis prendre la médecine qui depuis celte époque a rendu la santé à tant de personnes, et bientôt j’eus la satisfaction de la voir recouvrer ses forces Là ne s’arrêtèrent point les effets de la médecine végétale; les cheveux repoussèrent avec abondance, et l’une de ses jambes qui, par suite de l’érysipèle, était devenue boiteuse, fut radicalement guérie. Telle fut la guérison singulière qu’opéra la médecine végétale universelle. Mais il est un fait plus curieux, c’est que l’action de ce remède empêche aussi les cheveux de grisonner. C’est que la médecine végétale, en rendant au corps son état normal, produit un effet contraire à celui qu’occassionent le chagrin et l’affiiction, qui hâtent la chute des cheveux et les font blanchir. J’en ai l’exemple par moi-même, et aujourd’hui mes cheveux s’épaississent encore et ne grisonnent plus depuis quatre ans.

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