‹ Nouvelles vérités médicales, ou, Connaissance des causes des maladiesChapitre 70 sur 73 · DOUZIÈME' OBSERVATION · texte numérisé non relu

DOUZIÈME' OBSERVATION

Maxi Prakin , âgé de 50 ans ,• cultivateur à Nointel (Oise) , a été guéri d’un rhumatisme chronique fixé dans les articulations des mWibres et sur les muscles du cou. Lorsque cet homme voulait tourner la tête,' tout le corps était obligé de la suivre; L’usage continué des pilules l a entièrement délivré de son rhumatisme et de l’état que nous signalons.

Nous pourrions ici multiplier lés observations de guérison de maladies opérées par le remède de Morison depuis son introduction én France; mais une telle prolixité deviendrait fastidieuse pour nos lecteurs , et il serait réellement trop long de les relater ici. Nous les prions seulemén de s’informer auprès des personnes qui ont fait usage des pilules et poudres végétales de Morison et toutes viendront attester leur efficacité remarquable.

Nous ne terminerons pas l’analyse de F doctrine médicale

(le INI. Morison sans donner une explication du titre dont il a décoré son remède u Médecine vëg talc universelle de Morison explication que nous avons promise plus haut et que nous sommes actuellement à môme de donner.

Nous savons d’avance que beaucoup d,e personnes se sont étonnées de ce qu’un remède soit intitulé remède universel. A ce titre elles ont jeté les hauts cris et ont dit : « Comment! vous voulez me faire croire qu’un seul remède peut guérir toutes les maladies l^C’est ramener la science à une expression trop simple , c’est se moquer de nous. »

M. Morison parle sérieusement et ne se joue pas ainsi de l’humanité à laquelle il a rendu et rend journellement tant de services. Ecoutez et suivez mon raisonnement; après cette lecture, je ne doute pas que vous ne soyez pleinement convaincus.

Le mot Médecine végétale que M. Morison a adopté pour titre de son remède, se déduit naturellement de la théorie qu’il émet sur la nature des maladies et de leur traitement.

Puisque toutes les maladies sont engendrées par l’altération du sang et des humeurs , soit dans leur qualité , soit dans leur quantité, et que les purgatifs, avons-nous dit, sont les meilleurs médicamens pour parvenir à la guérison prompte et sûre des maladies, et prévenir leur développement ; le remède de M. Morison jouissant des meiUeui s propriétés attribuées à ces sortes de médicamens , il est donc fort raisonnable de le nommer remède universel. N’avons-nous pas dit , d’ailleurs , que le médicament de M. M Prison était digéré, absorbé et passait dans le sang pour le dépouiller des principes morbifiques, producteurs des maladies? N’avons-nous pas dit également que ce remède agissait par dérivation en accumulant sur le gros intestin tout ce que les liquides pouvaient contenir d’impur? D’ailleurs, la thé^peutiqae médicale n’est-elle pas toute dérivative? Que fait le médecin lorsqu’il est appelé auprès d’un malade attaqué d’une inflammation du poumon

appelée pneumonie? Il saigne largement le malade, il le met à la diète et lui donne des boissons délayantes. Pourquoi le médecin agit-il ainsi, et que veut-il faire en pratiquant de larges saignées?

Il veut empêcher que le sang ne se porte trop abondamment aux poumons (1) ; et, en opérant ainsi, il établit une dérivation qui peut devenir favorable à la terminaison de la maladie. Que fait le médecin lorsqu’il est appelé auprès d’un malade attaqué d’une inflammation violente des intestins? Si la lièvre est forte, il saigne ; si le ventre est extrêmement douloureux , il applique sur cette partie du corps 25, 30, 50, 60 sangsues, plus ou moins , selon la violence du mal; il a recours encore à la diète et aux délayans. Comment cette médecine peut-elle s’appeler? Elle se nomme dérivative : la saignée est dérivative , les sangsues sont dérivatives , les délayans ou tisanes sont employés pour fournir au sang ce qu’il peut perdre en liquidité ; la diète pour empêcher l’hématose ou la formation du sang. Que fait encore le médecin lorsqu’il est appelé auprès d’un enfant ou d’un adulte attaqué d’une lièvre cérébrale? Il saigne le malade, il fait faire des applications de sangsues derrière les oreilles, aux tempes, etc. ; et si la maladie ne se résout pas par l’emploi de ces dérivatifs, on a recours à de plus énergiques qui sont les purgatifs à l’aide de lavemens sur le gros intestin , les sinapismes pro-

(1) Pour nous , l’inflammation du poumon ou ce que l'on nomme t n pathologie pneumonie est engendrée par l'épaississement du sang, épaississement qui est produit par les humeurs mélangées à ce liquide cl qui l'empêche de parvenir jusqu’à l’extrémité des capit’aircs. Xo'.rc opinion se trouve du reste corroborée par les expériences de M. Magendie. En effet, ce célèbre physiologiste ayant injecté certaines sub (atues rendant le sing plus épais , a obtenu, sur des animaux vivrais, des infla nm vi >ns des poumors à toutes les périodes.

menés sur les mollets et les cuisses, les vésicatoires appliqués sur ces parties , etc.

11 n'est qu’un petit nombre de médicamens , en matière médicale , dont l’action sur nos organes est tout à fait inconnue.Tels sont le quinquina, le sulfate de quinine, dans le traitement des fièvres intermittentes; les sels de mercure dans le traitement des affections syphilitiques; les opiacés dans le traitement des maladies nerveuses; et ces médicamens auxquels on attribue tant de vertus ne sont peut-être également que des dérivatifs des fièvres intermittentes, des affections syphilitiques, des maladies nerveuses, etc. Eh bien ! si en médecine il n’y a, comme nous le pensons, que des dérivatifs, à quoi bon avoir recours à tant d’espèces de remèdes et ne pas faire usage de celui qui est le meilleur comme celui de M. Morison? Le titre dont il a décoré son remède est donc on ne peut plus rationnel , il cadre donc parfaitement avec les idées qu’il se fait de la nature des maladies.

Puisque la médecine n’a de pouvoir que par les dérivatifs, et que M. Morison a dans sa médecine le plus puissant de ces médicamens, pourquoi tous les malades«ne s’empresseraientils pas de l’adopter?

Oui, le système médical de M. Morison est le plus rationnel ; oui , ses idées sur la nature et le traitement des maladies sont on ne peut plus justes ; et si aujourd’hui ses théories et sa pratique, tombant toutes sous le sens, offrent quelque dilliculté à se propager, nous le devons à des doctrines funestes qui ont régné pendant vingt ans en France, mais dont les esprits justes sont bien revenus. En effet, n’a-t-011 pas dit à qui voulait l’entendre, que dans les maladies il était funeste d’administrer des purgatifs, parce qu’ils développeraient une inflammation violente dans les intestins? 11 est bien évident que les anatomopathologistes et les organiques ont fait jouer un trop grand rôle à la membrane muqueuse qui tapisse tout le tube digestif, «Prenez garde, yous disaient-ils, de développer une iullam-

màtionsur cette membrane ; si la langue est saburrale, comme le disait l’école de Pinel, ne donnez pas le tartre slibié , parce que vous développeriez sur les parois de l’estomac une gastrite violente qui pourrait bien enlever votre malade. Ne purgezpas, ne donnez pas d’excitans , comme le vin de quinquina, le vin de gentiane, vous feriez naitre une entérite qui vous mènerait loin.

«Faites la médecine comme les chirurgiens font la chirurgie} L’inflammation de la partie interne du tube digestif ou de tout autre organe essentiel à la vie est comme une plaie enflammée; il faut appliquer dessus , sinon directement , du moins indirectement, des topiques émoi liens , comme les chirurgiens appliquent des cataplasmes sur cette môme plaie. »

Certes , ce raisonnement était logique , et il a conduit son auteur à une doctrine thérapeutique qui a fait tant d’enthousiastes , que dans un temps on ne parlait en pathologie que de gastrite, de gastro-entérite et de céphalo-gastro-entérite, etc., et, en matière médicale, de sangsues, d’eau de gomme, de lavemens et de cataplasmes. Cependant les médecins de l’antiquité guérissaient les maladies avec les purgatifs. Pinel guérissait, et M. de la Roque guérit aujourd’hui les affections typhoïdes avec l’eau de Sedlitz.

Si les purgatifs, les émétiques , les éméto-calhariques développaient une inflammation du tube digestif, comme on a bien voulu le dire , les gastrites, les gastro-entérites eussent ravagé le monde. Chose bien singulière sous ce rapport! la France seule était privilégiée ; en Angleterre , en Russie , en Allemagne, dans l’Amérique du Nord, dans celle du Sud, dans l’Inde, on fait un fréquent usage des purgatifs , surtout de la médecine de M. Morison, et l’on obtient les meilleurs résultats de leur administration. Dans ces pays il n’est pas rare de trouver des familles qui , depuis vingt ans , prennent presque tous les soirs un purgatif. Jamais elles ne sont malades; leur santé, au contraire , s’affermit de jour en jour, et elleo ignorent

ce que sont les gastro-entérites. Si la médecine n’est basée que Sur l’observation , elle devrait bien assurément s’emparer de celle que je signale ici ; observation qui a conduit M. Morison à sa doctrine, et il s’est parfaitement rendu compte de cette question , savoir : que le tube digestif avait une vitalité qui lui est propre, et que c’était sur lui, au contraire, qu’il fallait vigoureusement agir pour se rendre maître des maladies. D’ailleurs, les faits ne viennent-ils pas attester la vérité de la doctrine de M. Morison?

Nous nous arrêtons ici, l’espace qui nous est accordé ne nous permet pas d’entrer dans de plus longs détails -, par la suite nous publierons de nouvelles réflexions , et à l’appui de ces réflexions de nouveaux faits qui viendront parler plus haut que tout ce que nous pourrions ajouter. Nous finissons et nous engageons toutes les personnes qui liront la doctrine nouvelle de faire usage des pilules Morison , soit pour conserver leur santé , soit pour guérir leurs maladies; persuadé de ses excellens effets , nous ne doutons pas qu’elles soient appelées en France à un immense succès.

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