TPAIANOC. KAICAP. Tête laurée de Trajan
«[. ACIICNAIÜN. Deux statues de Diane de Perge sur une base carrée. Æ. 5.
5. AT. K6. T. OTIB. TPCBfl. TAAAON. C€B. Tète laurée deTrébonien.
R[. ACnENAiniV. Esculape debout. Æ. 6.
6. AYT. K. no. AIK. rAAAIHNOC. Tète laurée de Gallien; devant, la lettre!.
R[. ACIISNAinN. Fleuve couché tenant une urne tles jeux. Æ. 9.
7. KOPNtlAIA. CAADNINA. Tète de Saloninc; devant, la lettre I.
n[. ACnGNAIfJN. Némésis debout tenant de la droite un fouet ; à ses pieds, un griffon, le pied sur une roue. Æ. 8.
En classant à Aspendus la médaille qui porte la légende E2TFEAIT, j’ai suivi l’opinion émise par Pellerin et généralement adoptée de nos jours. Cette classification a soulevé de graves objections. En effet, elle s’éloigne des règles ordinaires suivies par les numismatistes, qui procèdent du connu à l’inconnu, et trouvant une série de médailles avec le nom de Selgé, attribuent naturellement à la même ville une autre série de médailles portant l’épigraphe douteuse EETFEAIY2, mais du reste entièrement semblables. L’on invoque surtout le témoignage positif de Pollux, justifié en partie par la présence du type des lutteurs sur quelques médailles impériales d’Aspendus, et la grande analogie entre les mots Àonh/Sioi; et E2TFEAIT2. De plus, il serait étrange que Selgé possédât une série nombreuse de monnaies d’argent, tandis que sa voisine Aspendus, également importante et probablement beaucoup plus commerçante , en serait totalement privée. J’ajouterai quelques considérations à l’appui de cette opinion. Sur les médailles au type des lutteurs avec l’épigraphe SEATEON, les lettres sont toujours d’une bonne époque, tandis que parmi les autres on en voit plusieurs dont les sigmas sont carrés ou ronds, signe certain d’une époque voisine de la domination romaine. Il est peu probable que les Selgiens se soient d’abords servi de l’épigraphe E2TFEAIT2, et ensuite de l’épigraphe 2EATEnN, pour revenir postérieu-
rement à la légende archaïque. Les Aspendiens, au contraire, paraissent avoir conservé jusqu’à la fin sur leur monnaie d’argent leur ancienne dénomination. Elle a certainement subsisté longtemps, car outre la variété de formes dans les lettres, l’on remarque trois orthographes différentes, E2- TFEAIirs, E2TFEAIY2, E2TFEAIY. Enfin , sur deux de ces médailles (Mionnet, Pisid. , n"‘ 165, 166), le symbole accessoire est une partie antérieure de cheval; or, ce même symbole figure comme type principal sur la monnaie de cuivre d’Aspendus. (Mionnet, Suppl. Pamph., n°7.)
On sait que dans les colonies grecques de la Pamphylie, le langage des habitants était mélangé de mots barbares, et môme qu’à Sidé il avait fini par ressembler fort peu à la langue hellénique. Ces médailles semblent en fournir la preuve, et le mot E2TFEAIY2 a, avec À'm'vJ toj, à peu près le môme rapport que I1PEIIA2 avec IIEPrAIA2. (Voy. l’art. Perga.)
Les médailles n°* 2 et 3 appartiennent certainement à Aspendus ; Mionnet en a publié une entièrement semblable avec la légende ACIieiSAlQN. Les lettres que l'on y voit, et qui avaient induit plusieurs numismatistes en erreur, ne sont que des lettres numérales. (Voy. l’art. Magydus. )
Les ruines d’Aspendus à Dalkésou sur i’Eurymédon sont considérables, mais presque entièrement d’époque romaine. Le théâtre est, sans contredit, le plus important de l’Asic-Mineure, à cause de sa parfaite conservation. Le proscénium tout entier, les galeries les plus élevées, les niches pour les statues, tout reste intact, et demeure pour l'archéologue un objet d'étude des plus intéressants.
ATTALIA.