‹ NumismaticaChapitre 68 sur 326 · ATT RAI A AVPHAION OVHPON. Tète laurée de L. Vérus · texte numérisé non relu

ATT RAI A AVPHAION OVHPON. Tète laurée de L. Vérus

R[. ATTAAEON. Pallas debout dans un temple télrastyle, appuyée sur sa haste, et tenant de la gauche une victoriole; à ses pieds, d’un côté une chouette sur une base, et de l’autre un bouclier. Æ. 7.

Eckhel a cherché à établir, au moyen des types, une distinction entre les médailles des villes homonymes d'Attalia en Lydie et en Pamphylie, et il déclare que les deux villes se sont servies indistinctement des ethniques ATTAAEATON et ATT AAEON. L’illustre numismatistc a été induit en erreur par une médaille avec la première de ces deux légendes que Pellerin assure avoir reçue de la Caramauie ; mais comme ce nom est appliqué à une grande portion de l’Asie-Mineure, la preuve n’est pas très concluante, surtout lorsqu’elle ne s’appuie que sur ce seul exemple, et Mionnet a fort bien reconnu que la légende ATTAAEATQN appartient à la ville lydienne, et ATT AAEON à la ville pamphylienne.

Le type de Pallas tenant un dauphin est remarquable.

ETENNA.

4 . Al'. K. M. IOTA, (sic) <l>IAinilOC. C€B. Tète laurée de Philippe père.

f(. £T£NN£QN. L’empereur à cheval, la main droite levée, tenant de la gauche une palme ; le tout sur un arc de triomphe. Æ. 9.

2. K0PM1IAIA.CAAQMNA.CEBA. Tète de Salonine ; devant les lettres IA.

Rf. £T£NN£nN. Ariane marchant à gauche, son voile flottant derrière elle; derrière elle, Bacchus de face, nu et debout; à ses pieds, une panthère. Æ. 8. (PI. ix, n° 1.)

Etenna appartient certainement à la Pisidic et non à la Pamphylic.

Polybe (lib. v, 73) rapporte que les Etcnniens habitaient la portion de la Pisidie qui se trouve au-dessus de Sidé. Strabon (xu, 7) parle d’un peuple pisidien, les Catenniens, voisins des Selgiens et des Ilomonadéens. Ces deux indications se rapportent si bien que je suis convaincu que les deux auteurs ont voulu désigner le même peuple En voici une preuve qui me paraît décisive. Dans les notices ecclésiastiques, parmi les évêchés de la préfecture de Pamphylie, celui d’Etenna est cité entre ceux de Casa et d’Orymna. Précisément, dans le même ordre et entre ces deux villes, Hiéroclès cite la ville de Cotana, nom qui ressemble beaucoup au Catenna de Strabon. En écrivant Hétcnna au lieu d’Etenna, nous trouverions peut-être la solution de cette difficulté. Car si la voyelle initiale était aspirée, il n’est pas surprenant que dans la prononciation une gutturale ait quelquefois remplacé l’aspiration.

ILOEA.

Mionnct a décrit à cette ville imaginaire la médaille suivante (Suppl., Lycie, n° 64) :

Tôle de Gordien. R[. IAüjSojN. Héros casqué et cuirassé, montant une antilope ou un bouc allant au galop, à droite, lançant un javelot de la main droite, et le bras gauche armé d’un bouclier; dessous, un serpent dressé. Æ. 9 1/2. (Cabinet de France.)

Étonné de ne trouver aucune mention de celte ville dans les géographes, j’ai examiné cette belle médaille, et j’ai reconnu qu’elle appartenait à TIqs . ville célèbre de la Lycic. La méprise de Mionnet est d’autant plus singulière, que la médaille est d’une belle conservation, et qu’il ne manque à la légende que la barre du T, qui s’est trouvée en dehors du flaon. La jjescription du type est également erronée; ce que Mionnct a pris pour une corne de bouc, n’est que le bord extérieur du bouclier. Voici la description exacte de cette médaille , qui est maintenant rangée à sa véritable place dans la riche suite de médailles lyciennes que possède notre Cabinet national.

AYT. KAI. M. ANT. I'OPAIANOC. C£B. Tète laurée de Gordien.

R[. TAojEwN. Cavalier casqué et cuirassé, au galop, lançant un javelot de la main droite, et le bras gauche armé d'un bouclier; dessous, un serpent dressé. Æ. 9 1/2.

Iloëa est donc à rayer du nombre des villes de l’Asie-Mincurc.

ISINDA.

Page 1