Vienne. 178. Paris
^ l\ est aussi possible que la lettre A sur ces nos soit l'initiale du nom de la
ville.
^ Athénée III, 20 p. 98.
dicatîon du site de cette ville et la signification de son nom on est porté à supposer, qu'elle n*ait pas été construite de neuf, mais qu^elle se soit élevée par Télargisscment ou la reconstruction d'une ancienne ville située au même endroit^, sans doute d^Acroathon {Akrothon^ Akrothoon).^ C'est donc celte ville où sans doute furent frappées les monnaies des rois de Macédoine qui sont signées de Téloile. Plusieurs des pièces d'Alexandre sont probablement battues dans la nouvelle ville sous Cassandre, p. e. le no 164 dont le monogramme aussi sur les monnaies de Cassandro est associé à Tétoile, et les n<» 167-69, les monogrammes M^ et ZA (écrit perpendiculairement comme ici) se trouvant aussi sur les drachmes au même symbole de Philippe III.
Pour les no> 172-76, qui d'après les signes ajoutés sont frappés en commun avec d'autres villes , voyez n<»> 205 suiv. et nos 238 suiv.; cfr aussi Cardia nos 317-18.
Il y a d'autres monnaies d'Alexandre ayant une étoile, lesquelles par différentes raisons il faut attribuer à d'autres villes dans une époque postérieure où les pays d'Alexandre étaient soumis à différents souverains, voyez no» 409 et 430 d'Odessa, no« 898 de Sicyon , no* 925 suiv. de Coloné en Troade et no*
^ Comme d'autres villes sous les rois de Macédoine dans cette période: Cassandrée, Pliila^ Démétrias.
^^ Strabon Vil Exe. 16: ^/tt ds 6 "A&ùiv é nokaç , , , ,'AxQO^(âovç^ avrtj de hqoç rp xoQVfiS ^^^ "Af^cjyoç xhjm. Cfr Hérod. VH, 22 j Tliucyd. lY, 109. Mêla H, 10: tu summo (monte Atkos) fuit oppidum Acroathon, Plin. IV, 17: Oppidum in cacumine fuit Acrothon; nunc sunt Uranopolis .... Cfr Hoffmann Griechenland I p. 121 , Forbiger Handb. der alten Geo^r. III p. 1065. Il n'existe point de monnaies au nom d^Acroallion ; mais l'étoile paraissant se trouver en rapport avec la situation au sommet d'Atlios, comme plus rapprochée du ciel, et avec le nom de la ville, il est probable qn'elle ait aussi été l'emblème d^Acroâthon. Ceci est confirmé par des monnaies- d'autres villes grecques construites sur les fondements de villes anciennes; c'est ainsi que spr les monnaies de Thurium on adopta le taureau de la ville détruite de Sybaris, sur les monnaies de Tauromenium la tête de Bacçhus de la ville de Naxos, sur celles de Démétrias la proue de Magnésie (cfr § 24 Magnésie notes) etc.
1414 suiv. de Sidon. Les noi 155 et 170 ont été rapportés par M. Longpérior^ à Odessa et le n» 164 par M. de Prokescli Osten^'^ à Totni; mais la fabrique ne permet pas de rapporter ces pièces à la Thrace septentrionale, et les marques de personnes ajoutées les rattachent, comme nous venons d'observer, à la Macédoine.
Apollonie et Acroalhon. N«179.^
Une fourmi ne se trouve comme type sur des monnaies grecques que sur une pièce d'argent trouvée dans le dernier temps, ayant au 1^. la légende AFIOA dans un carré divisé en quatre parties, et à juste titre attribuée par l'éditeur , H. P. Borrell, à Apollonie en Macédoine.^ Il existait trois villes macédoniennes de ce nom, la première près d'Olyntiie, une des' plus grandes cités de la ligue chalcidique'^, la seconde en Mygdonie sur la route d'AmphipoIis à Therma, la troisième sur le montAlhos^^ Borrell a attribué la monnaie en question à la première ville dans la Chalcidique, mais elle peut à aussi forte raison être attribuée à une des autres. Le statère d^Alexandre ne peut être d'Apollonie près d*01ynthe, cette ville ayant été détruite par Philippe IL "^ La fourmi se trouvant ensemble avec Tétoile qui, d'après ce que nous avons démontré, désigne Acroathon, il est probable que cette pièce ait été frappée en commun par les deux villes sur le mont Athos.'^^ '
«« Cnb. Magnoncour n»» 237-38.
«' Dcnksclir. der kiiis. Acad. V (Wicn 1854) p. 243 no 28.
68 No 179. Vienne, Si. Pétersbourg.
^' Kiim. Cliron. XI p 57 n» 3. Un semblable carré divisé en quatre parties
offrant les quatre- premières lettres du nom se rencontre sur des monnaies
de villes dans le sud-est de la Macédoine: Acanthe, Trielium et Tirida. w Xenoph. Hist. gr. V, 2, 11 et V, 3, 1.
71 Pline ÏV, 17, cfr note 65. '« Domosth.IIl Phil. p. 117, 20.
^^ Un statère de Philippe II qui a pour signe la partie antérieure d'une pean
de lion est probablement frappé à Apollonie en Mygdonie, voy. Append. §
5 no 90.
Téroné. N- 180-181.'*
Comme ce monogramme composé de TE se rencontre sur les didrachmes de Philippe II et ' sur les monnaies des rois postérieurs de Macédoine, ordinairement seul, il y a lien de croire qu'il indique le nom d'une ville, et conséquemment d'une ville de Grèce, à laquelle appartient aussi la Tabrique. On ne saurait donc penser qu'à Téroné, ville la plus importante de la péninsule chalcidique de Sithonie, qui avait donné son nom au promontoire et à tout le golfe. Le nom de cette ville, écrit par les anciens auteurs Toroné (TOPONH), mais toujours sur ses monnaies dans le dialecte éolien''^ des habitants Téroné (TEPO, TEPONAIQN), est exprimé par TE sur les monnaies d'argent qui précédent de plus prés la période de Philippe et d'Alexandre.
Aphyiis. N«» 182-189.^^
Un aigle debout et la, tête de Jupiter Ammon'^sont, comme on le sait, les types ordinaires des monnaies d*Aphylis; Ammon était le dieu tulélaire de cette ville et y fut adoré par préférence J® Les lettres Tl qui se trouvent avec l'aigle sur les no> 185-86 forment une marque de magistrat qui se rencontre souvent sur les monnaies d'Alexandre (v. no? 794 suiv.) et de Philippe m Cv. pi. XXVII no. 5-9, 17, 33 et 53) frappées en Macédoine.^ La feuille do lierre ajoutée à la tète (i'Ammon sur le no 189 est le signe d'une autre ville macédonienne Qv. no« 243 suiv.)
74 No 180. Paris, Rollin. V. la table de suppl. no 181 a.
7^ Comme sur les monnaies de la ville béotienne d^Orchoménos le nom est écrit
avec E an lieu de O pour première lettre.
'« Pfo 183. Paris, Copenhague. 184-85. Mus. brit. 186. Berlin, Prokescli, Kock.