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debout, présentant de la main dr. une couronne, un bâton de trophée au bras gauche. Avec un nionogramme. "^ Cette monnaie de bronze, le coin étant le même que celui des statéres, peut aussi être rapportée au régne d'Alexandre.
6. JE. 4-3. Tête jeune, les cheveux entourés d*un bandeau, quelquerois cornue. Qr. AAEEANAPOY ou BAZIAEOZ AAEEANAPOY. Cavalier galopant. Avec divers signes.
7. JE. 3. Même tête. Çr. AAEEANAPOY. Cheval courant. Avec, beaucoup de signes différents.
8. JE. 4. Tête d'Hercule comme au n» 4. Q*. Même légende. Même type qu'au n» 6. ^
9. JE. 4-3}. Tête laurée d*Apollon. ^. Même légende et même type qu'atf n» 6. Avec divjers signes.^
Les no* 6 et 7, d'après Eckhel, Yisconti, Sestini et Mionnet, sont ordinairement attribués à Alexandre (lY), fils de Cassandre. EciiheP" et Yisconti ^^ supposaient que la tête sur ces monnaics représentât ce jeune prince orné du diadème royal, de même que la tête semblable sur les monnaies correspondantes avec le nom de Philippe fut regardée par Eckhel comme le portrait de Philippe Arrhidée, par Yisconti comme celui de Philippe CIY) fils de Cassandre. Ces deux savants se laissaient induire en erreur par les idées iconographiques alors prédominantes. Une pareille jeune tête, les cheveux entourés d'un bandeau, se trouve déjà sur les monnaies des rois de Macédoine avant Philippe H, et représente un dieu (Apollon) ou un héros national (Ténvénus ou Caranus); la tête cornue est probable-
'^ Publiée .dans Num. Chron. III p. 144 n» 3, probablement frappée à Marathus, V. no 13%. II existe de semblables pièces de bronze, qui sont fondues sur les statères , oa qui doivent être regardées comme animœ suber. ; cependant la monnaie de bronze citée plus bas sous n» 24, au même revers, mais offrant une autre tôte sur le droit, confirme que de telles monnaies ont réellement été frappées.
s Mionn. S. III p. 183 Nr 47-48, Num. des rois gr. pi. XI, 9, sous Alexandre II.
® Museo Lavy n» 1467-69, sous Alexandre IV.
10 Doclr. num. vet. II p. 117. *^ Iconogr. gr. II p. 264.
ment celle du dieu du fleuve Strymon qui était l'objet d^un culte divin J'^ Les monnaies du no 7 se trouvent en si grand nombre et avec tant de signes difTérenls qu'il n'est pas vraisemblable qu^elles puissent provenir du court espace de trois mois pendant lesquels le fils de Cassandre se trouvait en possession de la dignité royale. Ajoutez à cela que sur ces mon-, naies on trouve des signes qui doivent être expliqués de villes de Thrace et de Béotie^*'', qui n'étaient pas dans le pouvoir de ce roi. M. Lenormant, qui a fait observer, que la tête ne pouvait élre régardée comme celle d'Alexandre IV et que ces médailles variées de types et qui se rencontrent par milliers nes'accordent pas avec le règne si court de ce roi^^, est d'opinion qu'elles doivent plutôt être attribuées à Alexandre fils de Roxane, et avec raison sans doute. Il est cependant vraisemblable qu'on ait déjà comn)encé à les frapper sous Alexandre le Grand. Presque tous les signes de villes se voient sur les monnaies de celui-ci, de même plusieurs des signes de personnes; ainsi les signes joints sur les monnaies d'Alexandre le Grand no* 576 et 774-75 se trouvent aussi ensemble sur les monnaies de bronze du n» 6; Comme en général toutes les monnaies qui avec certitude peuvent être attribuées à Philippe III ont les types d'Alexandre le Grand (v. append. § 6), et que, d'après les données historiques, il soit tout aussi vraisemblable que le monnayage des pièces d'Alexandre le Grand ait été continué pendant les premières 16 années après sa mort (v. §9) qu'il est invraisemblable qu^on eût opéré quelque changement des types ^^
1^ Cfr Appendice Philippe II § 1 et 2.
^3 Ainsi un griffon, signe d'Âbdère, la partie antérieure d^un lion, signe de
Cardia (Lysimachia), et le bouclier de Béotie. Pendant la courte apparition
d'Alexandre IV Lysimaque était souverain de Thrace, Démétrius Poliorcète
maître de la Béotie.
1* Num. des rois gr. p. 34 ad pi. XVIII, 7-8. ift Dans rpppendice §2 et 6 nous montrerons qu'il ne faut attribuer au règne
de Philippe III d'autres monnaies d'or et d'argent que celles qui offrent les
types connus d'Alexandre le Grand.
sous le faible Philippe Ârrliidée et sous le fils mineur de Roxane, qui tous les deux n'avaient que le nom de roi, on peut supposer, que les types monétaires de ces dçux rois aient aussi été employés sous Alexandre le Grand et qu'ils n'en forment ainsi qu'une continuation J^ Les monnaies des no«8 et 9 se rattachent par les' types aux précédentes. Tous les sig^nes indiquent la Grèce.