‹ Numismatique D'alexandre Le Grand - Vol IIChapitre 12 sur 32 · Drachme. Tête imberbe d'Hercule, coiffée de la peau de · texte numérisé non relu

Drachme. Tête imberbe d'Hercule, coiffée de la peau de

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Mionn, S, IT p. 246 no 595. 29 V. $ 24 Magnésie no 502 suiv.

30 K sur la pièce qui chez Mionnet n° 804 cst rangée à Cassandre est probablement un signe de magistrat.

31 Ils se trouvent aussi sur les monnaies de Pyrrhus du temps où il avait oc cupé la Macédoine.

32 Nons avons trouvé cinq différents groupes de signes, chacun composé d'un petit type et de trois monogrammes, qui sont communs aux drachmes avec lc nom des Macédoniens et aux pièces d'argent de Philippe V. Dans Revue num. franç. 1852 p. 326 ils sont supposés de dater du temps de la domination romaine.

38 Les monnaics de cette espèce contrastent de même avec les pièces à la légende MAKEÉAONAQN, aussi frappées sous les rois (cfr note 32), probablement aux frais des villes dont elles portent les signes. Elles provenaient peut-être de certains impôts, ou étaient frappées pour de certains buts. M. Lenormant (1. c. p. 29) est d'opinion que l'expression BA ou BAZIAKQE quand elle se trouve isolée, signifie toujours le roi 9 : Alexandre le Grand. Mais si ces monnaies n’ont pas élé frappées sous ce roi, mais seulement sous les rois suivants, cette explication paraît moins fondée.

lion. BR. AAE=ANAPOY. Aigle sur une massue, regar-

dant en arrière. %

16. Triobole. Même tête. K. Même légende. Aigle sur Île foudre. Sans signe, avec le caducée#, ou avec le monogramme FI *7. |

17. Diobole. Même tête. Br. Même légende. Deux aigles. Avec une feuille de lierre pour signe. #%

18. Æ. 4-3. Même têle. K. Même légende. Aigle sur le foudre, regardänt en arrière. Sans signe %, avec une feuille de lierre, avec le signe de la lune‘!, ou avec diverses lettres Ÿ.

Ces monnaies qui à cause de la ressemblance des types et de la fabrique ne peuvent étre separées, ont été le plus souvent altribuées à Alexandre IT d'Epire, les nes 15 et 18 aussi à Alexandre le Grand. Certainement il n’est pas tout à fait clair, auquel de ces rois il faille les rapporter. La tête d’Hercule est la même que sur les monnaies d'Alexandre el des autres rois de Macédoine, mais elle ne se trouve point sur celles des rois ou des villes d'Epire; l'aigle est aussi un type macédonien qui se voit sur les monnaies des rois avant Philippe II et sur celles d’Aphytis; la massue et le foudre sont également des symboles macédoniens, et sur les monnaies de Philippe V et de Persée on voit ordinairement l'aigle tenant différents symboles dans les serres. Le caducée, la feuille de lierre et la

84 Mionn. S. II p. 217 n° 342 (le no 343 est fondu, d’après l'indication dans les Poids publiés par Mionnet). Cfr Num. des rois gr. pl. XXI, 13.

35 Num. des rois gr. pl. XXII, 14.

36 Dans le musée Brit., du poids de 31,9 grains angl.

37 Dans la collection de la Banque de Londres.

88 Mionn. S. IT p. 425 n° 33, cfr Num. des rois gr. pl. XXII, 15.

#9 Mionn. Il; p. 67 no 43; S. INT p. 220 no 368; Eckhel Doctr. n. v. I p. 175.

40 Mionn. S. III p. 425 n°5 34-35. Dans le cabinet des médailles de Copenhague.

4 Mionn, $. I, p. 425 n° 36, 42 Mionn. S. IE p. 220 nos 369-71.

33 Ainsi chez Mionn. S, HIT p. 217 n° 342 et p. 220 nos 368-71.

# La représentation de deux aigles sur le n° 17 peut être motivée par l'espèce de la monnaie qui est un diobole. Cfr $ 23 Maronée, note,

lune indiquent des villes macédoniennes et se trouvent déjà sur les monnaies des anciens rois de Macédoine, mais non sur celles d'Epire. De l'autre côlé, l'aigle avec ou sans foudre est aussi un type essentiellement épirote qui se trouve sur les monnaies des rois et des villes. Par celle raison et comme Paigle ne se rencontre pas comme type sur les monnaies des rois de Macédoine entre Perdiccas IT et Philippe V, il faut bien croire, que ces monnaies ont élé frappées par Alexandre ÎF d'Epire, pourtant pas en Epire, mais en Macédoine, après qu’il eût conquis ce pays, dans les villes indiquées par les signes, et que la têle d’'Hercule a été. placée sur le droit par un rapprochement aux monnaies macédoniennes.® Il existe aussi des monnaies de son fils Pyrrhus, lesquelles d’après les types qui correspondent au no 14 ci-dessus, ont sans doule été frappées en Macédoine. pendant quil y régnait en souverain.

19. Obole. Tête d'Hercule imberbe, coiffée de la peau de lion. &. AAEZANAPOY. Foudre. Sans signe, avec une couronne #, ou avec une feuille de lierre #.

20. Æ. 3 Tête jeune, les cheveux entourés d’un bandeau. EF. Même légende et même type.“

Encore sur ces pièces on peut soulever la question, si elles ont élé frappées par un roi d'Epire ou de Macédoine. Le no 19 a été atiribué à Alexandre 1° ou IT d’'Epire, et à Alexandre le Grand”, le no 20 à Alexandre IT d'Epire. Le foudre se lrouve comme lype essentiel sur les monnaies des rois ct des villes d’Epire, tandis que les têtes sur le droit et les signes sont macédoniens; ces monnaies, comme les précédentes, peuvent donc être considerées comme frappées en Macédoine par Alexan-

La monnaie citée dans Sestini Descr. n. v. p. 164 n° 6 doit être considérée de la même manière.

46 Cadalvene Recueil pl. IT, 173; Mionn. S. INT p. 217 no 344.

#7 Pellerin Add. p. 123 Mionn. LU p. 62 n° 6, cfr Num. des rois gr. pl. XXI, 15. 38 Combe Mus. brit. p. 118 no 1. 49 Num. des rois gr. pl. XXE, 15.

%9 Par Pellerin et Cadalvene I. c. notes 46 et 47.

51 Par Mionnet I. c. notes 46 et 47.

dre IT roi d'Epire. Il faut cependant observer qu’il existe de peliles monnaies d’or et de bronze portant le nom de Philippe qui pour la fabrique et les types s'accordent avec l’obole no 19 et qui ont probablement déjà été frappées par Philippe H°?. * Ces pièces peuvent donc avec plus de raison que les précédentes être altribuées à Alexandre le Grand.

21. Télradrachme. Tête d'Alexandre (avec des cornes d’Ammon) coiffée d’une peau d’éléphant. I. AAEZANAPOY.

Jupiter trônant, portant l'aigle sur la main dr., le sceptre

dans la g. Avec les signes suivants. Devant la figure,

l'aigle sur le foudre; sous le siége A.% Devant, le foudre; sous le siége KM. ‘Devant, le foudre; sous le siége OP.‘

Devant, le Pégase; sous le siége A.

Ceux-ci ne se distinguent des tétradrachmes ordinaires d° Alexandre que par la tête sur le droit laquelle il faut regarder comme représentant Alexandre conquérant de l'Egypte’. Leur rapport à l'Egypte se confirme par leur analogie avec les nes suivants 22-23 lesquels, d’après les endroits où ils ont élé trouvés et les signes qu'ils portent, doivent êlre regardés comme frappés dans ce pays; ces derniers ont sur le droit une lête pareille, sur le BK. devant la figure l'aigle sur le foudre, lel qu'il se trouve sur le premier cilé sous no2f, et l’un d’eux offre encore le même monogramme insolite que le second ci-dessus. L’aigle sur le foudre semble donc devoir étre considéré comme signe de Ptolémée Soter, de. même que le lion à mi-corps, l'ancre et d’autres emblemes sur un nombre des létradrachmes ordinaires d’Alexandre sont les signes de Ly-

5? V. Appendice $ 1-2. Elles sont ordinairement regardées comme étant de Philippe HI ou V.

53 Cab. royal à Munich. 54 Collection de Timoni à Vienne.

55 Publiée par Borrell dans Num Chron. HE p. 145.

56 Publiée par Cadalvene Rec. p. 260, Cousinéry Voy.T pl. IV, 2, et dans Num. des rois gr. pl. XVIE, 1.

57 Sur quelques-uns l'extrémité de la corne d’Ammon semble sortir sous la péau d'éléphant,

simaque et de Seleucus®*, d’où s'ensuit que ces monnaies n'ont été frappées qu'après la mort d'Alexandre. Les deux derniers ont été regardés par les éditeurs comme frappés en Carie, OP sur l’un ayant été expliqué de la ville d’Orthosia et le monogramime sur l’autre d’Apollonie. Mais le foudre, ajouté aux lettres OP, ne se trouve pas plus sur les monnaies d’Orthosia, que le Pégase ajouté au monogramme ne se voit sur celles d'Apollonie; il est donc plus probable que les signes sous le siége suivant l’analogie des deux premières pièces indiquent des magistrats. Par la fabrique ils différent tout autant des tétradrachmes frappés dans la partie occidentale de l'Asie Mineure, qu'ils correspondent à ceux frappés en Phénicie et en Egypte après le règne d’Alexandre.*?

22. Tétradrachme. Têtle d'Alexandre avec des cornes d’Ammon et coiffée d’une peau d’éléphant. B. AAE=ANAPOY. Athéné Promachos. Devant, l'aigle sur le foudre. Avec beaucoup de signes différents.

23. Drachme. Mêmes types et même légende. Avec divers signes.

Les numismatisles ont élé divisés d'opinions sur le roi auquel

il fallait donner ces monnaies. MM. Eckhel® et Viscontiôt les ont

regardécs comme frappées par Alexandre Il d'Epire, avis au-

quel, après un examen approfondi, s’est rangé M. Lenormant©?,

M. Cousinéry® a montré qu’elles devaient être frappées sous

Ptolémée Soter en Egypte, opinion appuyée dans les derniers

lemps par M Pinder%*, M. Borrell les a attribuées à Ptolémée

58 V. $ 23 no 350 suiv. et $ 38, n° 1485 suiv.

59 De la IVme classe, cfr $ 2 et 16. — M, Lenormant qui dans Num. des rois gr. p. 31 avait aussi rapporté la dernière monnaie à Apollonie en Carie, changea ensuite d'opinion et la supposa frappée par Ptolémée Soter en mémoire d'Alexandre, v. p.45 (col. 1 au bas).

60 Numi vet. anecd. p. 104-5; Doctr. n. v. IE p.175.

61 Iconogr. gr. I p. 88. 6? Num. des rois gr. p. 45.

63 Voy. en Macéd. 1 p. 246 suiv.

64 Beiträge zur ält. Münzkunde (1851) 1B. 1 H. p. 222 suiv.

Alexandre IX.% Le type au R. et la fabrique parlent en faveur de Paltribution à l’Epire. L’aigle sur le foudre. qui se trouve sur loules ces monnaies, est le iype monétaire et des rois d’Epire el des Plolémées. Les attributs de la têle, la peau d'éléphant et la corne d’Ammon, conviennent mieux à l'Egypte, ct il est plus difficile d'expliquer la signification et l’origine de celle tête sur la monnaie d’un roi d’Epire que sur celle d’un roi d'Egypte. Dans cette incertitude il faut surtout faire entrer en considéralion que suivant M. Borrell ces monnaies se trouvent fréquemment en Egypte mélées à d’autres monnaies de ce pays, mais selon son expérience jamais en Grèce, lémoignage avec lequel s'accorde celui de M. Cousinéry. A cela on peut encore ajouler qu” à plusieurs égards elles se rattachent aux tétradrachmes précédents (ne 21) que personne n'a allribués à l’Epire, et que plusieurs des signes qu’on y voit souvent placés, tels que le casque corinthien et le bouclier oblong, se trouvent également sur les monnaies de Ptolémée Soter 65. Par les raisons alléguées on doit donc rapporter ces monnaies au règne de Piolémée Soter. La fabrique, le poids, l’omission du nom de Plolémée et du litre royal sont cause qu’on ne pourra les attribuer à Ptolémée Alexandre IX à qui M. Borrell les a données. M. Pinder pense que la tête représente le jeune Alexandre, fils de Roxane, qui élait reconnu roi d'Egypte jusqu’en 311 ; mais le caractère de celle tête convient moins à celui-ci qu’à Alexandre le Grand que MM. Cousinéry et Lenormant y ont aussi reconnu. ® Ces monnaies, sur le R. desquelles le type d’Alexan-

65 Num. Chron. VIT p. 133-34.

66 Le bouclier souvent sur les monnaies d'or, d’argent et de bronze; le casque p. c. sur une pièce de bronze avec la même tête sur le droit, gravée pl. IV, 7 dans Cousinéry Voy. en Macéd, I.

67 Ce qui a été démontré par M. Pinder 1. c. note 64 p. 222-253.

68 À la vérité la téte a ordinairement l'air plus jeune et le nez plus délicatement formé que sur la plupart des tétradrachmes d'Alexandre; mais le front proëminent sur les yeux enfoncés et tout le caractère de la tête ne permettent cependant pas dé la considérer comme celle d’un jeune garçon (Alexan-

dre le Grand est changé, succèdent probablement à celles citées

sous ne 21 et remplissent l’époque jusqu'en 305 où Ptolémée

Soter commença à battre des monnaies particulières d’après un

autre système monétaire.

24. Æ. 3. Tête d'Alexandre coiffée d’une peau d’éléphant. K. AAE=ZANAPOY. La Victoire debout, une couronne dans la main dr., un bâlon de trophée au bras g. Sans signe, ou avec une ancre. 6° Ces monnaies, qui par le B. se raltachent aux statères

d'Alexandre, et par le droit aux précédents nos 21-23, doivent

être regardées, ainsi que ces dernières, comme frappées sous

Ptolomée Soter en Egypte. Ÿ De même que les précédentes

elles ont élé attribuées à Alexandre H d’Epiref et à Ptolëmée

Alexandre IX?. À

25. Æ. 2 Têle de Jupiter Ammon. [x BA. ‘Aigle (sur le foudre). ® Cette pièce qui se trouve attribuée à Alexandre le Grand?

a sans doule, eu égard à la fabrique et aux lypes, été frappée

en Egypte sous le premier Ptolémée. Par la légende, abrévia-

dre n'avait que 12 ans lorsqu'il fut tué), Il est aussi peu vraisemblable que cet enfant eût été représenté sur les monnaies avec des attributs divins, tandis que sur les monnaies qui portent le nom de son co-régent Philippe Arrhidée on ne mettait pas le portrait de celui-ci, mais conservait la tête (d'Hercule ou d'Alexandre) avec la peau de lion. Si même, d'après l'usage hiératique-et traditionnel, un roi enfant pouvait être représenté sur un monument égyptien national sous les formes d'un homme fait et d'un dieu, ceci ne pouvait guère se faire dans une production de l’art grec. Les cornes d’Ammon n'appartenaient qu'à Alexandre le Grand seul comme fils d'Ammon, d'après la décision de l’oracle; avec ces cornes il fut probablement représenté sur les monnaies de Lysimaque, et souvent dans le temps postérieur,

69 La 1ère dans la collection de Timoni à Vienne, la 2de publiée par Pellerin Rois pl. VI, cfr Mionn. VI p. 29 n° 255, Cousinéry Voy. en Macéd. F pl. IV, 2.

70 Cfr Pinder |, c. (note 64) p. 224 note fÎ.

T1 Par Eckhel Doctr. n. v. II p. 175.

Par Pellerin et Mionnet |. c. note 69. /

Deux exemplaires dans le cabinet des médailles de Copenhague, Ramus Ca-

tal. 1 p. 127 no 42.

34 Mionn. S. HI p. 222 n° 402.

tion du titre royal, elle se rattache aux monnaies contemporaines

des rois de Macédoine et de Syrie, cfr nes 10 et 11 suiv.

26. A. 4 Tête diadémée d'Alexandre. BR. AAETANAPOY. Lion marchant. ®

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