NOUS
andre qui offrent ce signe. Le cheval courant à mi-corps, “ajouté sur le n°949, peut y être mis pour désigner Cymé d’une manière plus complète, comme il se trouve sur un nombre des autonomes; mais il peut aussi indiquer une alliance avec Alarnée, voy. n°932. Le nom de Diogenes se trouve sur un des létradrachmes autonomes: de Cymé* qui d’après la fabrique semble être du même temps. Sur le cercle autour du cheval, sur le no 949 et la couronne qui entoure le vase sur le no 950, cfr S 8.
Temnos. Nos 952-966. #
De ces télradrachmes les nes 954-55, 958, 960-62 et 966 se trouvent dans l'ouvrage de Mionnet # classés sous Myrina;. de même les nos 954 et 960 sont par M. Lenormant donnés à celle ville. Mais ce vase qui n’a qu’une anse et un bouton au bas est entièrement différent de celui à pied haut et-à deux anses qui est appliqué sur les monnaies de Myrina, comme on le verra par une comparaison avec le n°933. Un vase analogue au présent et également entouré de grappes et de pampre se rencontre sur des monnaies de Temnos. Le revers d’une telle pièce de bronze, du cabinet royal de Copenhague, est gravée sur la planche Il fig. 22; une drachme correspondante est conservée dans le musée brilannique%. Ce type ne se trouvant
pas sur des monnaies d’autres villes grecques, à ce que nous
Dans le musée britannique.
33 No 952. La Haye, 953. Vienne. 954-55. Paris. 957. Prokesch, Rollin, empreinte. 958. Vienne, Mionn. No262. 959. Vienne, Young. 960-61. Paris. 962. Mionn $S. No242. 963. Vienne, Prokesch, Mus. Lavy No 1349. 964. Fox. 965. La Haye, Luynes. 966. Mus. brit., Paris, Waddington.
8 Monnaies d'Alexandre nos 257-58, 260-63, Suppl. no 242,
35 Num. des rois gr. p. 26 ad pl. XV, 11 et12. Le nom de Diogenes cité dans la
description du no 11 ne se trouve pas sur la monnaie, mais s'est probable-
ment glissé dans la description en confondant la pièce avec le n° 949 de
Cymé.
Publiée par Borrell dans Num. Chron. VII p.50. Toutes les deux ont la tête
d’Apollon au droit.
en)
sachions, On ne peut révoquer en doute que lés présents tétradrachmes d'Alexandre ne soient de Temnos; les monnaies de celte ville offrent surtout des lypes bachiques. On peut encore ajouter que les deux noms abrégés de magistrats sur le no965 se rencontrent aussi sur les autonomes de Temnos.%T Le monogramme commun aux nes 955 el 956 fait conclure que le vase sans pampre indique la même ville que le vase surmonté du pampre: la fabrique de tous ces tétradrachmes est la même.
Mytiléne. Nos 967-980, #8
Une cithare ou une lyre est le type principal des monnaies de Mytilène*; elle est de forme différente, sur les pièces de bronze souvent de la même forme qu'ici Le monogramme des nos 968-69 fournit probablement les initiales MYT ou MYTI, ainsi que le nom de la ville est ordinairement abrégé sur ses monnaies; lanalogie avec plusieurs des monnaies précédentes et suivantes parle en faveur de celte supposition{, et sur un lélradrachme de Lysimaque le même monogramme est ajoulé à la même lyre.#! Le caducée qui est ajoulé sur les nes 969-70 se trouve assez souvent à côlé de la ‘lyre sur les pièces de bronze de Mytilène; d’autres de ces pièces ont pour type un hermès® de forme variée, quelquefois figuré à peu près comme sur le n°971. Les tétradrachmes nos 9792-78 qui portent la même lyre et sont de la même fabrique que les précédents
37 AH sur une pièce de bronze publiée par Sestini Descr. num. vet. p. 590 n°3, HP sur une autre dans le musée britannique.
38 No 967. Paris, la Haye, Young. 968. Paris, Berlin. 969-71. Paris. 972. Turin. 973. Young. 974. Prokesch. 975. Mus. brit., Mionn. No 236. 976. Paris, Mus. brit., la Haye, Prokesch. 977-79. Paris. 980. Mus. brit,
% Comme symbole d’Apollon Maloeis. . Cfr Thucyd. IE, 3.
40 Voy. Lampsaque, Sigée, Myrina, Phocée, Milet, Héraclée et Mylasa, dont les initiales en monogramme sont ajoutées à leurs types.
41 Dans le musée britannique. M sur le no 971 se trouve aussi à l'exergue sur un des tétradrachmes de Lysimaque avec le même symbole (dans le musée brit.) et désigne peut-être aussi le nom de Mytilène.
42 Probablement Bacchus Céphallénien, voy. Pausan. X, 19.
semblent aussi devoir êlre attribués à Mitylène; mais il est moins certain à l'égard des drachmes nes 979-80, cfr. p. 152-53; le monogramme peu distinct sur la dernière contient peut-élre les initiales de Mytilène,
Dans l’ouvrage de Mionnet les nos 968-69, 971 et 9975-77 sont rangés à Méthymne#; M. Lenormant a aussi cilé le no 975 sous celte rubrique, mais en ajoutant qu’il pourrait tout aussi bien appartenir à Mytilène.# Cfr Colophon nos 10075.
- Méthymne. Nos 981-982. #
Sur des monnaies de Méthymne, ville natale d'Arion#, on voit Arion sur le dauphin représenté de la même manière qu'ici. La proue sur le ne 982 fait peut-être allusion au voyage d’Arion, mais elle peut aussi désigner Samos comme ayant part à la fabrication de la monnaie (voy. nos 1126-27). Le no981 est publié comme appartenant à Méthymne.# Les monnaies d'Alexandre avec une lyre pour signe, que Mionnet et d’autres ont classées à cette ville, doivent être rapportées à
Mytilène et à Colophon.
L'’Ionie avec les îles voisines.
Phocée. Nos 983-990. 1 Un phoque (gwxy), avec allusion au nom de la ville el en mémoire de la tradition sur son origine*, est, comme on sait, figuré sur les monnaies aulonomes de Phocée de
43 Sous les n°s 233-38, suppl. n° 234 (où le caducée est appelé à tort un pelit vase) et 235. :
#4 Num. des rois gr. p. 26 ad pl. XV, 8.
45 No981. Paris, Mus. brit. 982. Paris. 46 Gellius XVI, 19.
47 Voy. p. e. Sestini Mus. Fontana II pl. VII, 2.
48 Mionn. No 232. Num. des rois gr. pl. XV, 7, p. 25.
1 No 983. La Haye. 984. Paris, 985. Fox. 986. Mus. brit., la Haye. 987. Paris, Mus. brit. 988, Vienne. 989. La Haye. 990. Paris, Rollin, Reutze,
2 Steph. Byzant.
différentes espèces et de différentes époques. Sur le no 983 se trouvent ajoutées les initiales du nom de la ville en monogramme. MI sur le n° 984 indique peut-être Milet comme ayant pris part au monnayage de cette pièce, cfr nos 10555.
La tête d’un griffon sans cou est le type des monnaies archaïques d’or et d'argent qui avec raison sont attribuées à Phocée, et un griffon courant à mi-corps est la représentation la plus fréquente sur les pièces de bronze de cette ville; les nos 986-87 dont la fabrique est celle propre aux ateliers de l’Asie Mineure occidentale doivent donc aussi être atiribués à Phocée. Pour les autres monnaies d'Alexandre qui offrent des signes empruntés à un griffon, voy. Abdère nes 284 s., Assus nos 9285. et Téos no 1006.
Le nom de Phocée est souvent sur ses aulonomes abrégé en PO, ainsi qu’au no 988. Sur les nes 989-90 on trouve le monogramme de la ville comme sur le no983 avec son emblème.
M. Lenormant a aussi fait observer que quelques-unes des monnaies d'Alexandre offrent le phoque, type reconnu des statères d’or de Phocée; mais les pièces que d’ailleurs ce savant penche à attribuer à Phocée appartiennent à d’autres villes. *
Smyrne. Nes 991-994.
La lête tourelée de Sipylène, une des divinités principales de Smyrneÿ, fait le type au droit de tous les tétradrachmes de celte ville qui d'après la fabrique sont du même temps que les présents, ainsi que de ses monnaies en or et de
3 Num. des rois gr. p. 26 sous la rubrique Phocée. La pièce qui y est citée d'après Mionn. n° 303 a un dauphin, non un phoque, voy. plus haut n° 542; la citation de Mionn. no 304 est une erreur; le statère pl. XI, 17 avec la tête de griffon appartient sans doute à Abdère, voy. n°295, et celui pl. XIIT, 16 avec la tête de Silène doit de même être rapporté à la Grèce, peut-être à Thasos, voy. no 729.
4 No991, Mionn. No279. 992. Empreinte, 993. Mus. brit. 994. Paris.
5 La même que Rhéa, mère des dieux, cfr Eckhel Doctr. IE p. 543-44.
beaucoup de ses pièces en bronze. La tête lourelée d'une déesse se voit à la verité sur les monnaies de beaucoup de villes grecques; mais celles-ci sont pour la plupart d’une période postérieure, et la tête de Sipylène avec sa coiffure. ca= ractérislique, telle qu'on la voit sur les tétradrachmes de Smyrne, est identique avec celle qui est mise comme signe sur les mon= naies d'Alexandre, de sorte qu'on ne peut révoquer en doule que cette derniére n’en soit une copie. (Ces pièces ont aussi élé attribuées à Smyrne.f Quelques tétradrachmes d'Alexandre ayant pour signe un bœuf bossu ont été donnés par Pellerin? et Mionnel 8 à Smyrne; celle attribution a élé déjà mise en doute par Eckhei et Lenormant; voy. sur ces pièces Anlioche en Carie nos 1176-77. Un monogramme qu’Eckhel prit pour celui de Smyrne° ne peut ouère être expliqué de celte manière. à
Clazomene. Nos 995-998. 10
Un sanglier ailé à mi-corps est le type principal des
monnaies en or, en argent et en bronze de Clazomène d’époques différentes et peut êlre regardé comme l’emblème de cette ville, emprunté à sa tradition locale !. Pour cela les monnaies d’A= lexandre qui offrent ce signe ont aussi élé allribuées à Clazo-
6 Mionn. nos 278-79. Num. des rois gr. p. 27 ad pl. XV, 21.
7 Mél. Suppl. I p. 112 n°4. 8 Nos 276-77.
% Numi vet. anecd.p.76. Doctr. num. vet. II p. 102 et p.538-39. L'auteur y renvoie à un monogramme sur une monnaie d'Alexandre dans Mus. Pembr. IT tab. 53, n° 67, mais celui-ci diffère de ceux sur les autonomes de Smyrne. Quant aux deux monogrammes gravés chez Pellerin Suppl. IT tab. X no 64 Ccfr p. 158) qu'Eckhel regarde comme propres à Smyrne, le premier peut certainement fournir ÆPYT qu'Eckhel explique des prytanes de Smyrne, mais nous n'avons trouvé ce monogramme nulle part et en tout cas on ne pourra l'appeler solitum Smyrnæ monogramma; le second à en haut un O ou un, 4 ajouté, ce qui empêche de l'interpréter comme le premier et montre que ce sont des magistrats différents qui ont été désignés.
10 No 995, Paris, Prokesch. . 996. Paris. 997. La Haye. 998. Vienne.
1 Ælian. De nat. animal. XII, 38.
mène.!? Outre ce type on trouve souvent, comme on sait, sur les monnaies de Clazomène des types empruntés à un bélier, en sorte que sur les grandes on voit le bélier courant à micorps, sur les petites la tête seule; les nes 997 et 998 qui portent des signes analogues et dont la fabrique est des classes V-VI doivent donc aussi être rapportés à cette ville. Les tétradrachmes d’une fabrique entièrement différente et offrant pour signe la partie antérieure d’un bélier, qu’on rapporte ordinaire- . ment à celle ville, sont de Damas, voy.nos 1338 s. Cfr aussi Samothrace nos 299 s. |
Erythres. Nos 999-1004. #
Une massue avec un carquois pour l'arc et les flèches et les initiales EPY font le type et la légende ordinaires sur les monnaies d’Eryihres; par cette raison les nos 999-1000 ont aussi à juste litre été attribués à celte ville. # Comme les nos suivants ont pour signes une massue et un carquois de même forme et qu’ils sont de la même fabrique, ils appartiennent probablement aussi à Erythres, quoique les initiales du nom n’y soient pas ajoutées. HPAKAEOZ sur le no 1000 se trouve souvent parmi les noms de magistrats sur les monnaies d’Erythres ; de méme les monogrammes placés dans des cercles sur les nes 1002-3 peuvent bien exprimer le nom rare de BATAKOZ qui se rencontre aussi plusieurs fois sur les autonomes de cette ville. Le bœuf bossu cornupète sur le no 1004 est le symbole
12 Mionn. nos 188-89. Num. des rois gr. p. 24 ad pl. XIV, 12.
13 Nos 999-1000, Paris. 1001. Cat. of Borrells coll. n° 67 (cfr Leake Num. hell. p.64). 1002. La Haye, Gand. 1003. Leide. 1004. Fox, couvent des Méchitaristes à Vienne.
14 Mionn. nos 202-3; Num. des rois gr. p. 24 ad pl, XIV, 15.
15 Mionn. Suppl. nos 907, 917 et 944. Le monogramme sur le n° 1001 semble être API; sur les autonomes d’Erythres on trouve les noms Arion, Aristodemos, Aristogon, Aristokles, Aristophon. Le monogramme AIX sur le n°. 1003 peut convenir à Apelles, Apollonios, Apollonodotos, dont les noms se lisent aussi sur les monnaies de cette ville.
AR
d’une des villes dans les environs du Méandre (voy. nes 1069 et 1176); Erythres étant assez éloignée de celles-ci, il est bien possible que cette pièce n’appartienne pas à Erythres mais à Héraclée,- voy. nes 1058 s.
Téos. No 1005-1006. 16
L'attribution de la première de ces pièces à Téos est suffisamment motivée par les initiales du nom ajoutées au canthare qui se trouve souvent sur les monnaies en argent et en bronze de celte ville qui sont de moins grand module. Elle est déjà publiée par Eckhel comme appartenant à Téos.f7 Le signe sur la seconde, un griffon assis l’une palte de devant levée, est le type principal de Téos; celte pièce dont la fabrique renvoie à l’Asie Mineure occidentale doit donc aussi être rapportée à Téos. A Abdère nes 284 s. sont rangés des statères et des drachmes au même griffon; quelques-unes des dernières appartiennent peut-être ici. Cfr aussi Assus et Phocée.
Colophon. Nes 1007- 1014. 18
Il est indubitable que les trois premiers nes doivent être classés ici, puisqu'ils ont le nom de Colophon, abrégé de la même manière que souvent sur les autonomes, joint à une cithare qu’on voit au K:. de toutes les monnaies en argent et de beaucoup de pièces en bronze frappées par ceile ville comme sym=bole d’Apollon Clarien qui y fut adoré. Le ne 1007 est publié par Eckhel comme étant sortie de Colophon.! Parmi les autres qui ne portent pas les initiales de Colophon les nes 1011-13 ont
16 No1005. Vienne, cfr Mionn. S. No263. 1006. Luynes. 17 Numi vet. anecd. p, 82, tab. VI, 8.
18 No 1007. Mionn. No 192. 1008, La Haye, Copenhague. 1009. Vienne,
La Haye. 1010. Gotha. 1011. Mus. brit., Copenhague. 1012-13. Paris. 1014. Becker. |
19 Numi vet. anecd. p. 73, tab. VI, 2.
été attribués à Méthymne.*® Pellerin et Eckhel?! supposaient que ME sur le ne 1013 fussent les premières leltres du nom de la ville; mais sur ses monnaies autonomes le nom commence par MA.* La cilhare n’est pas le type prédominant sur les monnaies de Méthymne comme sur celles de Colophon; il est en soi-même plus probable que les tétradrachmes d'Alexandre à la cithare appartiennent à Colophon dont les initiales sont quelquefois ajoutées, qu'à Méthymne qui fut désignée par un autre signe, Arion sur le dauphin (v. nos 981-82). Sur les monnaies de Colophon la cithare est toujours représentée ayant au bas une assez grande caisse carrée; sur les pièces d'Alexandre ici rangées elle est aussi munie d’une telle caisse dont pourtant la forme varie; par-là cet instrument diffère de la lyre à resonnance ronde et moins grande#, qui d'après le monogramme ajouté de la ville est l’insigne de Mytilène sur d’autres monnaies d'Alexandre. Il existe des statères et des drachmes ayant pour signe une cithare pareille qui doivent appartenir à la Grèce, voy. no 238 suiv. à
Colophon fut détruit par Lysimaque lorsqu'il conquit l’Asie Mineure**; mais comme il est rapporté que par la paix entre Rome et.Antiochus le Grand l’immunité fut accordée à Colophon”, il faut que cette ville ait élé reconstruite, sans doute sous la domination séleucide. Il est probable que ces tétradrachmes aient été frappés sous celle-ci, la fabrique, comme il
0 Mionn, nos 239-40, Suppl. no 235.
21 Pellerin Mél. I p.113. Eckhel N. vet. anecd. p. 45.
2 Sur deux pièces seules, l'une archaïque et l’autre du temps impérial, le nom se trouve écrit avec ME. (La pièce de bronze chez Mionnet n° 54 est de Méthana en Argos, voy. Millingen Recueil p.51.) Par cette raison Sestini rejeta aussi l'attribution du no 1013 à Méthymne (Lett. num. VIT p.18) et proposa Medmasa en Carie; mais l’abréviation ñe convient pas à ce nom; il n'existe point de monnaies de cette ville, car celles qui y sont rapportées par Sestini appartiennent à l'île de Mégiste.
%3 Forme qui rappelle la lyre primitive, composée d’une écaille de tortue et de
cornes de vache, dont l'invention fut attribuée à Mercure.
Pausan. I, 9,8; VIE, 3, 2. 25 Tite-Live XXX VIIT, 39.
Le) +
a été montré plus haut ($ 12), convenant mieux à la période après qu’à celle avant la domination de Lysimaque sur lPAsie Mineure. |
Ephèsé. Nos 1015-1025. 2
Les nos 1015-1017 ont les initiales du nom d’Ephèse ajoutées à son type. monétaire connu, l’abeille; les nes suivants 1018-24, qui ont l'abeille sans le nom, doivent d’après la fabrique être de même rapportés à Ephèse. La pièce no 1025 ayant un monograrmme insolite qui semble identique avec celui sur le no 1024 et un carquois de la même forme que celui qui se voit souvent au-dessus du cerf sur les monnaies d’Ephèse, il est probable qu’elle soit aussi de cette ville. La corne d’abondance sur le ne 1023 indique sans doute Laodicée, ville de Phrygie, qui avait par préférence ce type sur ses monnaies?? et qui aussi plus tard frappait monnaie conjointement avec Ephèse*; cette pièce n’est donc frappée que sous Antiochus 11 qui fonda Laodicée.* Il est possible que quelquesunes des drachmes ayant une abeille pour signe, qui soni classées à Mélitée (nos 508 et 525), appartiennent à Ephèse; efr aussi p.163 pour les nos 322-2353. Le n° 1015 est publié comme frappé à Ephése®; mais la plupart dés pièces qui dans l’ouy-
26 No 1015-16. Paris. 1017. Berlin, Prokesch, Copenhague. 1018. Berlin. 1019-20. La Haye. 1021. Vienne. 1022. Munich. 1023. Prokesch, 1024. Paris. 1025. La Haye.
27 Voy. Mionn. n°s 678-79, 681, 707 ; Suppl. nos 409, 413-14, 418, 429.
28 Voy. la monnaie autonome aux noms des deux villes chez Mionnet Suppl.
VIN p.583 no 437. Laodicée était située sur la grande route qui traversait
la Phrygie et débouchait à Ephèse qui ainsi en devint le port.
Steph. Byzant.s. v. ; sous la rubrique ’4vzdyeic la fondation est attribuée à
Antiochus [, mais c'est probablement par erreur.
30 Num. des rois gr. pl. XV,1. — Cadalvène (Recueil p. 107 n° 3) a décrit un tétradrachme ayant une abeïlle, ÆdE devant la figure et le même monogramme sous le siège que les nos667s. Mais c’est par erreur que les initiales du nom d’Ephèse y sont citées. L'exemplaire de Cadalvène se trouve dans le cabinet imp. de Paris où nous l’avons vu, et nous nous sommes convaincu que c'est le même que le no 696 ci-dessus.
rage de Mionnet sont rangées à celte ville appartiennent pro-
. bablement à Proconnèse et à Mélitée en Thessalie, voy. les nes 499, 505 s. et 696.
Priéne. Nos 1026-1032. 51
NPI sur toutes ces monnaies étant joint au trident, type principal des autonomes de Priène, il n’y a aucun doute sur le lieu d'émission. Les détours de méandre qui sont ajoutés sur le no 1030 se trouvent de même sur les monnaies de Priène située près du Méandre; ils peuvent aussi indiquer une alliance avec la ville voisine de Magnésie (cfr nos 1068 s.). ‘BI sur les deux premières pièces offre probablement le nom de magistrat Bias, qui se rencontre sur plusieurs des autonomes de cette ville.*® Les nos 1026 et 1027 ont été publiées par Eckhel® el M. Lenormant%, le ne 1032 par M. de Prokesch-Osten # comme appartenant à Priène.
Milet. Ne 1033-1057. 3
Le lion se retournant vers une étoile* et le
31 No 1026. Paris. 1027. Vienne, cfr Mionn. S. No 247. 1028. Rollin. 1029. Fox, Leake. 1030. La Haye. 1031. Leake. 1032. Prokesch.
3% Sur une drachme dans le musée britannique et une pièce de bronze dans le musée Thorvaldsen. Sur d’autres autonomes de Priène on trouve le nom d’un archonte commençant par EAIT et celui d'un autre archonte Léon (Mionn. Suppl. VI p. 298 nos 1379 et 1381); le monogramme sur les nos 1030 -31 peut fournir les mêmes trois lettres EAIT,'et AK sur le n° {032 peuvent être les initiales du second nom; mais il est certainement douteux, si les monnaies d'Alexandre appartiennent à la même période que les autonomes.
33 N, vet. anecd. p.76, tab. VI, 5. Mus. Cæs. Vind, I p.92 n° 83.
4 Num. des rois. gr. p. 27 ad pl. XV, 17.
35 Denkschr. der kais. Acad. (Wien 1854) V p. 244n094, où 4E est regardé comme indiquant Lébédus.
35 No1033. Mionn. No 250. 1034. Paris, Berlin. 1035. Mus. brit. 1036. Paris. 1037. Empreinte. 1038. Mus. brit. 1039. Leide, Rollin. 1040, Mus. Lavy No 1347. 1041. Paris. 1042. Cat. of Borrells coll.no 70. 1043. Paris. 1044. Luynes. 1045. Gotha. 1046. Rollin. 1047. Mus. brit. 1048-51. Paris. 1052. Leide, 1053. La Haye. 1054. La Haye, banque de Londres. 1056. Vienne. |
37 Probablement le géant Léon mentionné dans les traditions milésiennes, qui
monogramme MI, qui se trouvent ensemble sur de nombreuses monnaies de Milet, rendent le classement de ces pièces certain. Le monogramme est ordinairement placé sous le lion regardant étoile, sur quelques pièces au-dessus, et quelquefois létoile est encore au-dessus du monogramme. Les leltres et monogrammes qui se trouvent derrière la figure sont ässez souvent écrits perpendiculairement, ainsi sur les nes 1048-52. Le foudre sur le no 1054 désigne probablement une autre ville qui a pris part au monnavage; ce peut-être Métropolis en Ionie qui avait le foudre pour type monétaire, ou Tralles en Lydie dont les monnaies de celte période offrent fréquemment des types empruntés au culte de Jupiter.
Les nes 1055-57 qui ont le monogramme MI seul sans l'emblème de Milet semblent d’après la fabrique appartenir aussi à celle ville. Cfr Cilicie nes 1303.
Héraclée. Nos 1058-1067. #
Les deux premiers qui ont HPA en monogramme ajouté à la massue, symbole d’Hercule, doivent être attribués ‘à une des villes du nom d’Héraclée dans PAsie Mineure, à en juger par la fabrique. On ne peut guère penser à Héraclée en Bithynie parce qu’il n’existe pas d’autres monnaies d’Alexandre qui puissent être attribuées à des villes asiatiques sur le Pont, Sur la côte occidentale la considérable ville de commerce près du mont Lathmos en Ionie doit être préférée aux villes peu importantes en Mysie et en Carie. Les autonomes qui à juste titre sont attribuées à Héraclée en Ilonie ont le nom quelquefois :
semble avoir été confondu avec Astérios, un des fondateurs de la ville, et avoir plus tard gagné. une signification astronomique, voy. De Witte dans Revue num. franç. 1838 p 4175.
38 No 1058. Cat. of Borrells coll. no 68. 1059. Empreinte. 1060. Vienne, St. Pétersbourg, 1061. Fox, Num, Chron. XVI p.33. 1062. Num. Chron. XVI p.33. 1063. La Haye. 1064. Munich. 1065. Mus. brit. 1066, La Haye. 1067. Mus. brit.
exprimé par le même monogramme.* Le ne 1060 semble offrir le monogramme d’Héraclée d’une manière plus complète. # Les nos 1061-67, qui porlent ou la massue sans monogramme ou les initiales en monogramme sans la massue, se rattachent par la fabrique aux précédentes. La pièce classée à Erythres sous le no 1004 appartient peut-être ici, les armes d’Hercule sur des monnaies atiribuées à Héraclée en Tonie étant quelquefois représentées de celle manière; le zebu ajouté sur cette pièce désignerait donc une des villes peu éloignées près du Méandre, Magnésie ou Antioche, voy. nos 1069 et 1176. D’autres monnaies d'Alexandre marquées de la massue ou d’un monogramme pareil appartiennent aux villes de Macédoine nommées d’après
Hercule, voy. nos 134 s. et 219 s. Cfr aussi nos 1297, 1311 et 1488. *
Magnésie. Nos 1068-1079. ?
Celte ville était surnommée d’après son site sur le fleuve de Méandre, désigné par lornement connu qu’on trouve au K. de ses tétradrachmes sous le pied d’Apollon et sur un nombre de ses autres monnaies; on ne pourra donc douter que le ne 1068, sur lequel MA se trouve devant la figure et le méandre à lexergue, ne soit frappé à Magnésie. Comme sur ses monnaies d’argent et de bronze de moins grand module on voit souvent un bœuf bossu cornupète entouré d’un méandre ou marchant sur un méandre, et de même un cavalier ou un cheval libre en commémoration de son origine thessalienne, le bœuf
39 Voy. Sestini Descr. num, vet. p. 337 s, nos 7, 11 et 26; Hunter Tab. XXIX, 7.
40 HPAKAE; E tourné en haut est distinct; X tourné en bas et 4 peuvent se trouver. au milieu du monogramme.
‘41 Le tétradrachme attribué dans Num. des rois gr. p.25 (ad pl. XVI, 8) à Héraclée en Jonie appartient à Mésembrie n° 462.
42 No 1068. Paris. 1069. Mus. brit. 1070. Paris, 1071. Eckhel N. vet. anecd. tab. VI, 4. 1072. La Haye. 1073. Mionn. No 231. 1074. Vienne. 1075. Young. 1076. Copenhague. 1077. Paris. 1078-79, La Haye. — Voy. la table suppl. n° 1079 a.
bossu sur le no 1069 ainsi que le cheval et la tête de cheval sur les nos 1070-72 sont probablement à regarder comme des | symboles de la ville. Enfin on pourra aussi altribuer à Magnésie les nes 1073 suiv. qui, comme les précédents, ont le méandre à l’exergue et sont de fabrique analogue; mais il est aussi possible que ces pièces soient frappées dans une autre ville sur le Méandre, p. e. à Apamée dont les autonomes offrent aussi fréquemment ce symbole. AF sur le no 1068 désigne sur un des tétradrachmes d'Alexandre de l'Asie Mineure, n° 1247, l’an 33, et ces deux lettres ont aussi en ce lieu été expliquées par Pellerin® de la même manière. Cette explication est pourtant douteuse, comme le nombre d’année manque sur les autres létradrachmes de Magnésie; on trouve aussi ailleurs sur les monnaies d’Alexandre deux consonnes associées qui doivent être regardées comme iniliales de deux noms.
Les nos 1068, 1070, 1073 et 1077 ont aussi auparavant élé classés à Magnésie. #
Chios. Nos 1080-1125. #6
Un sphinx et une amphore de cette forme sont, comme on sait, les types principaux de Chios, tellement que sur les mon-
48 Mél. Ip. 121-22. 4 Voy.p.e. nos 1402-4, 1482-84, cfr p. 92 note 6.
45 Eckhel N. vet. anecd. I p. 75 tab. VI,4, Doctr. n. v. IN p. 102. Mionn. nos 229-831, Suppl. no 233. Num. des rois gr. p. 25 ad pl. XV, 6; sur les autres tétradrachmes avec MA y mentionnés, voy. Mésembrie nos 478 s.
46 No 1080. Paris. 1081. Berlin. 1082. Paris, Berlin. 1083. Banque de Lon-
dres. 1084. Mus. brit. 1085. Leide. 1086. Sestini Mus. Hederv. no 95,
1087. Cat. of Borrells coll. no 64. 1088. Fox. 1089. Paris. 1090. Munich,
Leake. 1091. La Haye. 1092. Paris. 1093-95. La Haye. 1096-97. Pa-
ris. 1098, Mus. brit., Mionn, no 187. 1099. Curt. 1100. Mus, brit., Mionn.
n° 185. 1101. Vienne. 1102. Turin. 1103. Paris. 1104. Mus. brit. 1105,
Vienne. 1106. Mus. brit, 1107. Munich. 1108. La Haye. 1109. Paris.
1110. Vienne. 1111. Stockholm. 1112. Mus. brit. 1113. St. Pétersbourg.
1114-15. Paris. 1116. Mus. brit., cfr Mionn. no 170 (sans 710). 1117. Mus.
brit., Mionn. no 171. 1118. Paris. 1119, Paris, Copenhague, Reutze. 1120.
Copenhague, Mionn.no 175. 1121. Mus. brit., la Haye, Prokesch. 1122-.