Paris. 1124. Mionn. no 172. 1125. Empreinte
naies d'argent antérieures au temps d’Alexandre l’amphore est placée devant le sphinx, et que sur les pièces d’argent et de bronze qui semblent appartenir à la période d'Alexandre et à la suivante le sphinx se trouve sur le droit, l’amphore au K. Sur les dernières on ne voit pas rarement devant le sphinx une grappe de raisin, surlout sur celles d’argent, et des noms de magistrats écrits en entier sont généralement ajoutés. Il est donc hors de doute que les nos 1109-25, qui ont le sphinx uni aux symboles bachiques, la grappe ou l’amphore*7, et des noms propres entiers, appartiennent à Chios.“
Les nes 1080-1108 qui portent un sphinx sans atltributs bachiques peuvent aussi être atlribués à Chios. Mais cetie attribution doit pourtant être regardée comme incertaine, puisqu'un sphinx est aussi le lype prédominant des monnaies d’autres villes de l'Asie Mineure occidentale, de Gergithus en Mysie, de Caunus° et de Prénassus en Carie et de Perga en Pamphylie. | |
Toutes les monnaies d'Alexandre qui offrent pour signe un
sphinx avec ou sans l’amphore ont été en général allribuées à Chios. °!
47 Le sphinx même est peut-être par ces attributs désigné comme symbole de Bacchus (cfr Creuzer Symbolik II p 159 note). Ce dieu était la divinité principale de Chios (voy. Witte De rebus Chiorum publ. Hafniæ 1838 p.64- 65); son image et des thyrses se trouvent sur les monnaies d’un temps postérieur. Le vin de Chios était aussi célèbre dans l'antiquité que ses vases à vin étaient recherchés (xédos, zéoauos Xi05, Strabon VIT p. 317, Hor. Carm. IT, 19, 5).
48 Aucun de ceux-ci ne se retrouve pourtant sur les autonomes de Chios.
49 Le n° {1113 a peut-être un thyrse sous le sphinx au lieu de l’amphore et non Oinopines mais Oinopides (ce nom était aussi celui d’un mathématicien de Chios). Cette pièce qui se trouve dans le cabinet impérial de St. Péters-
* bourg n’est connue à l’auteur que par une empreinte pas assez distincte. Sur le no 1125 le nom et le monogramme ne sont non plus sûrs.
50 Voy. Borrell dans Num. Chron. IX p. 149.
51 Mionn. nos 170-187. Num. des rois gr. p. 24 ad pl. XIV, 9-10; nous ne pouvons souscrire à l'observation qui y est faite sur le monogramme du no 10, qu’il contient le nom de Chios; sur notre table sous n° 1100 il est exacte-
Re
Samos. Nos 1126-1127. ©?
La fabrique de ces létradrachmes renvoie à l'Asie Mineure. Une proue est un type ordinaire sur les petites monnaies de Samos. Il existe d’ailleurs un tétradrachme sans nom ayant une proue au K. qui d’après le type sur le droit, la tête d’une peau de lion vue de face, doit être de Samos.® Un B isolé élant ajoulé sur le K. de cette pièce comme ici, la proue élant de la même forme que la présente et la fabrique élant analogue, nous n’hésitons pas à rapporter ces deux létradrachmes d'Alexandre au même atelier monétaire.’
Ne La Carie avec les îles voisines.
Diverses villes. No 1128-1140. !
La bipenne est laitribut connu de Jupiter Labrandien, divinité principale de la Carie, qui avait son célèbre sancluaire près de la capitale, Mylasa; on la voit dans la main du dieu sur les monnaies des rois de Carie et elle forme le type prin=
ment rendu d'après un exemplaire dans le musée britannique. Dans le catalogue de la coll. de Welzl no 2478 un statère est classé à Chios; mais cette pièce d'or qui se trouve à présent dans la collection de M. Timoni à Vienne, où nous l'avons examinée, a pour signe un griffon, non un sphinx ; elle est rangée plus haut à Abdère sous le n° 285. | 52 No 1126. Mus. brit., Turin. 1127. Berlin, Leake. 53 Sestini Mus. Hederv. IT p. 208 no 6, gravé par Wiczay Tab. XXII, 499. Cfr Sestini Lett. num. di contin. III p. 87 où l’auteur présume, que la partie relevée de la proue représente une corne de taureau pour indiquer Samos, et que B exprime le nom de Baltos qui se voit sur les monnaies de cette île. Dans Leake Num. hellen. p. 7 le nom Byzantium? est ajouté à la seconde de ces pièces. D’après toute vraisemblance les monnaies d'Alexandre n’ont pas été frappées à Byzance (quoique bien à Mésembrie en commun avec Byzance, avec BY ajouté, voy. nos 485-86); les monnaies de Lysimaque frappées dans cette ville portent le trident, symbole principal de Byzance. No 1129. Mus. brit., Prokesch. 1130. Banque de Londres. 1131. Paris. 1132. Paris, Berlin. 1134-35. Berlin, Rollin. 1137. Stockholm. 1138. Mus. brit., Berlin,
ns
cipal des monnaies de beaucoup de villes cariennes*?; on peut donc la regarder comme l'emblème national de la Carie.* Les pièces d'Alexandre qui offrent ce signe ont en général élé attribuées par les numismatistes à Ténédos{; ce n’est que dans le dernier temps qu’une d'elles a été classée à la Carie. La bipenne sur les monnaies de Ténédos diffère en général un peu par la forme et a le manche plus court que celle sur les monnaies de Carie et d'Alexandre; mais ce qui surtout doit être pris en considération, c’est que les symboles ajoutés sur les nos 1130-32, le méandre et l’aigrette de casque, renvoient à la Carie. Le Méandre était le fleuve principal de ce pays et son symbole ful appliqué sur les monnaies des villes situées sur ses bords; l’aigretle se trouve comme type sur des monnaies d'Héraclée, mais non, autant que nous sachions, sur
Ces villes sont: Aba, Alinda, Eriza, Euromus, Héracléa, Jasus, Mylasa,
Myndus et Plarasa. Outre Mionnet voy. Num. Chron. IX p. 143.
D’après la tradition cette bipenne était la même qu'Hercule avait enlevée à
la reine des Amazones et qu'il avait donnée à Omphale, dont elle passa en
héritage aux rois de Lydie jusqu’à ce que les Cariens s’en fussent emparés dans une guerre contre les Lydiens et l’eussent mise dans la main de leur
Jupiter ; le mot lydien labra signifiait une bipenne. Hérod. V,119. Strabon
XIV p.659. Plut. Quæst. gr, 45.
4 Ekchel Doctr. Ip. 103. Mionn. nos 282-83. Num. des rois gr. p. 22 ad pl. XIII, 15; p. 27 ad pl. XV, 25.
5 Le no 1136. Dans Leake Num. hellen. p.6 on trouve ajouté à ce tétradrachme: (Caria or Lydia), M. de Prokesch-Osten l’a attribué à Plarasa, voy. Denkschr. der kais, Acad. V (Wien 1854) p. 244 n° 26. Il n’y a aucune raison pour le donner plutôt à Plarasa qu’à plusieurs autres villes de Carie; le monogramme peut au contraire exprimer le nom de Stratonicée. Le dernier auteur a encore sous n° 102 attribué à Ténédos la drachme sur notre table no 1129. |
6 Mionn. II p.137 no570, aussi dans le musée britannique. L'aigrette est probablement celle du casque de Minerve, qui sur ces petites piéces de bronze, portant la chouette au droit, est appliquée au lieu de la tête de la déesse qu’on voit sur les grandes, la petite espèce de monnaie ayant causé la réduction du type (cfr p.211 note 13). Ces autonomes sont ordinairement
‘attribuées à Héraclée près du mont Lathmos, mais elles peuvent tout aussi bien être rapportées à la ville de la Carie orientale, située près du mont Albanus.
Le
celles d'aucune autre ville grecque. La bipenne pouvant être regardée comme emblème commun de Carié, on peut supposer que le ne 1130 soit frappé dans une des villes sur le Méandre et les nos 1131-33 à Héraclée; aussi sur les autres nos les monogrammes se laissent facilement décomposer de sorte qu'ils expriment les noms de villes cariennes, ainsi celui sur les nos 1134-36 Stratonicée”, celui sur les nos 1137-39 Pyrrha et celui sur le n°1140 Plarasa ou Arpasa.f
Nous avons cité plus haut plusieurs monnaies d'Alexandre à la bipenne qui doivent étre frappées dans le nord de là Grèce, voy. p. 194, où nous avons en même temps fait observer qué pour plusieurs des pièces portant ce symbole il est difficile de décider s'il faut les rapporter à la Grèce ou à la Carie.°
Mylasa: Nes 1141-1143. 1
Un trident et une bipenneft élaient les types prédominants sur les monnaies de Mylasa, soit employés de manière que le premier occupe le droit, la seconde le revers,. soit unis en une figure comme sur ces monnaies d'Alexandre. Un symbole ainsi composé ne sé trouvañt pas sur des monnaies d'autres villes, et le monogramme ajouté fournissant les iniliales MY, on ne peut douter que Mylasa ne soit le lieu d’émission. Les deux premières de ces pièces ont aussi élé ran-
7 Cette ville eut son nom d’après l'épouse d’Antiochus 1; les monnaies ne
peuvent donc être frappées avant le temps de cé roi.
Le cercle qui entoure ces monogrammes peut être regardé comme une
simple encadrure, cfr p. 48.
Nous ne manquons pas de faire observer que des monogrammes analogues
à ceux sur les nos 1134 et 1137 se trouvent sur des monnaies dé Philippe HI
(nos 20 et 55) qui semblent appartenir à la Grèce septentrionalé, ce qui peut
faire naître des doutes sur l’explication proposée et donner lieu à la süppo-
sition que ces pièces appartiennent à la suite nos 576-85. La fabrique n’est
pas décidément en faveur de l’Asie Mineure dans tous ces tétradrachmes.
10 No 1141. Paris, Mus. brit., Borrell. 1142, Empreinte. 1143. Paris.
1° Comme symbole de Jupiter Labrandien, voy. le commencement de l’article = précédent avec la note 3,
gées à celle ville. Le serpent roulé sur le no 1142 peut indiquer unealliance avec l'ile de Cos, mais il peut aussi étre emprunté au culle d’Esculape qui avait lieu à Mylasa. 3 Le monogramme sur le n° 1143 derrière la figure est tourné de côlé.
Alabanda. Nos 1144-1150. 1!
Comme ces monnaies d’après la fabrique et la série des nombres doivent appartenir à l’Asie Mineure, et que le Pégase était le type monétaire d'Alabanda qui se lrouve et sur ses iétradrachmes de même fabrique et sur ses pièces de bronze, on ne peut hésiter à les attribuer à cette ville, l’une des plus riches de celte partie de l'Asie. On voit par le stigma sur le no 1148 que les lettres sont des chiffres et expriment ainsi les nombres 1, 3-6 et 15; elles indiquent probablement des années de la même ère qui se trouve sur d’autres tétradrachmes d’Alexandre de l’Asie Mineure et renvoient au milieu du troisième siècle av. J. Chr. (voy. $ 12 p. 77-80). Le casque sur le no 1149 doit sans doute s'expliquer d'Héraclée en Carie (cfr p. 255 note 6), puisqu'il est muni de la même aigrette que nous avons regardée comme signe de cette ville sur les nes 1131-32. Sur l’un exemplaire du ne 1150 se trouve en contremarque une tête tourelée, emblème de Smyrne (voy. no 991 s.), sur l’autre du même ne la contremarque de Mylasa, une lêle de femme voilée avec MYAAGZ.!
12 Mionn. nos 253-54; Num. des rois gr. p. 26 ad pl. XV,10. Dans ces deux ouvrages le symbole est appelé simplement un trident sans qu'il soit fait mention de la bipenne ajoutée, union qui est caractéristique pour Mylasa.
18 Sur les monnaies de Mylasa du temps d’Auguste on voit quelquefois le trident et la bipenne entourés d’un serpent, et sur ses monnaies sous les empereurs suivants Esculape est souvent représenté, seul ou à côté de Neptune.
14 No 1144. Mus. brit., Berlin, Prokesch. 1145. Mus. brit. 1146. Copenhague. 1147. Mus. brit., Leake. 1148. Copenhague, Rollin, Timoni. 1149. St. Pétersbourg. 1150. Paris, Sestini Mus. Hederv. n° 93 (le monogramme no 143 doit sans doute être n° 144, le même qu'ici sur notre n° 1150, comme les nombres de la table des monogrammes chez Sestini ne correspondent pas à ceux dans le texte).
15 Le premier à Paris, le second au Mus. Hederv, I. c.
Le no 4146 est d’un tel poids qu’il doit être pris pour un tridrachme. 15 Le no 1150 se trouve dans l'ouvrage de Mionnet sous la rubrique Corinthus, Alabanda vel ENT Caric ? ; M. Lenormant l’a attribué à Alabanda f7. |
Cnide. Nes 1151-1152.
Ces tétradrachmes ne peuvent, à cause de la fabrique, être attribuées à Philippes, ville désignée par le trépied sur d’autres monnaies d'Alexandre, mais atelier monétaire doit être cherché dans la partie occidentale ‘de l'Asie Mineure. Il y avait là plusieurs villes qui adoraient Apollon par préférence et portaient son image ou ses symboles sur leurs monnaies. Parmi ces villes c’est surtout Cnide qui atlire ici l’attention. Près de Cnide, sur le promontoire de Triopium, était le sanctuaire célèbre d’Apollon où les Cnidiens tenaient leurs assemblées avec les habitants des autres villes qui faisaient partie de la ligue
16 ('ette pièce (dans le cab. de Copenhague) qui est compléte et bien conservée ne pèse que 13, 6 grammes. Ce poids est trop au-dessous de celui qui est ordinaire aux tétradrachmes (voy. p. 8) pour que la pièce puisse être comptée à cette espèce; elle ne peut donc être qu'un tridrachme, quoique : le poids soit alors un peu trop élevé. IT existe un autre tridrachme d’Alexandre qui pèse exactement trois drachmes, voy. les remarques à Ja table supplémentaire no 1375 a. Toidoayuor esi nommé parmi d’autres espèces de monnaies chez Pollux IX, 6 (60). |
17 Num. des rois gr. p. 23 ad. pl. XIV,2. Les tétradrachmes autonomes au nom
d’Antioche ayant les types, la fabrique et plusieurs noms de magistrats de commun avec ceux d'Alabanda, Eckhel (Doctr. IT p. 572) les regarda comme
. frappés à Antioche sur le Méandre en alliance avec Alabanda; mais M. Borrell (Num, Chron. IX p. 146) a fait observer qu'Alabanda (suivant Steph. By.) portait pendant quelque temps le nom d’Antioche (sans doute d’après Antiochus 1) et que par cette raison les monnaies nommées doivent plutôt être attribuées à cette ville seule. Cfr Droysen Gesch. des Hellenismus If p. 676. M. Lenormani 1. c. allègue comme raison pour préférer Alabanda à Antioche, que cette dernière ville ne fut fondée que 45 ans après:la mort d'Alexandre; mais comme nous supposons que les tétradrachmes d'Alexandre de cette fabrique datent d’une époque encore postérieure (roy. pe 77-80), nous ne pouvons admettre cette raison.
18 No 1152. Prokesch.
dorienne”, et où l’on célébrait de grands jeux apollinaires dans lesquels le trépied était le prix du vainqueur. Sur les monnaies de Cnide qui semblent appartenir à la même époque que les pièces d'Alexandre dont il s’agit les types d’Apollon prédominent, et parmi ceux-ci le trépied est le plus fréquent, Comme les autres villes dont les monnaies offrent un trépied étaient d’une importance inférieure ou sont désignées par d'autres Symboles sur les monnaies d'Alexandre, tandis que sur cellesci on ne trouve pas d’autre signe qu’on puisse expliquer’ de Cnide, nous n’hésitons pas à proposer cette ville. B sur le ne 4451 se voit aussi sous le siége sur le tétradrachme de méme fabrique ne 1127 qui semble appartenir à lile de Samos qui n’était pas très éloignée. Ce ne a été attribué par M. de Prokesch Osten à Halicarnasse*!; mais le trident doit plutôt que le trépied être regardé comme type principal de cette ville.
Cos. No1153. 2?
D’après la fabrique et le nom de magistrat écrit en entier (dont cependant il n’y a que peu de lisible) ce tétradrachme appartient à l’Asie Mineure occidentale. Comme un crabe joint à une massue # est le type ordinaire au B. des nombreuses monnaies en argent et en bronze de Cos appartenant à
19 Outre les villes de Rhodes, encore Halicarnasse et Cos dont les monnaies offrent aussi des types d’Apollon, probablement de même origine. Cfr Streber (Num. gr. ex mus.reg. Bavariæ p. 240 s.) sur Apollon Triopien sur les plus anciennes monnaies de Cos.
% Et sur les pièces d'argent et sur celles de bronze,’ voy. Mionn. nes 215, 226 et 228; Suppl. nos 226 et 227. Les monnaies ayant pour types la tête de Vénus et un lion à mi-corps appartiennent à une période plus reculée que celle où les villes commerciales sur la côte occidentale de l'Asie Mineure battaient des monnaies d'Alexandre.
21 Denkschr. der kais. Acad. (Wien 1854) V p. 244 n° 24,
2% No1153. Leide.
28 Le premier comme symbole de la mer, la seconde comme indication d'Hercule dont le culte était surtout célébré dans l’île de Cos (Eckhel Doctr. IT p. 599) et dont la tête se voit sur le droit de ses monnaies.
der
la présente période, qui souvent offrent aussi des noms entiers de magistrats, on ne peut douter que ce ne ne doive êlre classé à celte île. Sur les pièces aux initiales KOI qui ont élé attribuées à Cos, voy. Odessa nes 407 5.
Rhodes. Nos 1154-1167.24
Ces tétradrachmes ont toujours été reconnus comme rhodiens puisqu'ils portent une fleur de balaustium*® et PO comme les autonomes de Rhodes; sur celles-ci on rencontre aussi souvent les noms d’Ainétor, d’Aristoboulos, de Damatrios et de Stasion.*$ Les statères et pièces d'argent de différente fabrique, qui offrent une fleur de balaustium sans les initiales de Rhodes et qui ont été généralement attribués à cetle île 7, appartiennent à Trælium en Macédoine, voy. nos 1155.
Nisyros. Nes 1168-1169.
Ces télradrachmes qui ont pour signe un bucrâne sont renvoyés par la fabrique à l’Asie Mineure occidentale. Les autonomes de Nisyros portent fréquemment le même bucrâne pour type accompagné tantôt d’un À comme sur le no 1168, tantôt de API%, lettres qui semblent exprimeés ici par le mo-
% No 1154, Mus. brit. 1155. Mionn, S. no 252. 1156. Paris. 1157. Rollin. 1158. Vienne. 1159. Mus.brit. 1160. Copenhague, Prokesch, Mionn. n° 271. 1161. Waddingion (Cat. of Borrells coll. no 73). 1162. Mus. brit.,. Mionn. n° 272. 1163. St. Pétersbourg, Cureton, Mionn. no 273. 1164, Mus. brit. 1165. Paris, 1166. Empreinte, Mionn. no 274. 1167. Mus. brit., Munich, cfr Mionn. no 275. >
#5 La fleur du grenadier dont les Rhodiens se servaient pour teindre la laine, cfr Eckhel Doctr. II p. 602.
6 Ainélor voy. Mionn. nos 150-52, Suppl. nos 183, 249-56. Aristoboulos voy. Mionn. no 112, Suppl. nos 201 et233. Damatrios voy. Mionn. n° 117, Suppl. n°207. Stasion voy. nos 135 et 175-76.
*7 Mionn. n° 268, Suppl. nos 248-51. Num. des rois gr. p. 22 ad pl. XIII, 13.
8 Du no 1169 il existe une empreinte en soufre dans le cabinet de Copenhague; l’auteur a pris un cliché de la pièce no 1168; mais à omis de noter
la oe où elle se trouve.
#9 Voy. Mionn. no 102, Suppl. nos 144-47. Il existe des autonomes de brel
is
nogramme sur le no 1169; nous n’hésitons donc pas à donner ces deux pièces à l’île de Nisyros. Parmi les monnaies d’Alexandre au même signe, qui sont classées à Amphipolis, le slatère no 96 peut aussi y être rapporté. *
Astypaléa. Nos 1170-1172, 51
La harpé, glaive de Persée, ainsi que la tête de Persée et la tête de Méduse sont les types prédominants sur les monnaies d’Astypaléa. La fabrique des tétradrachmes est la même que celle des précédents, frappés dans les autres îles de Carie.?
SP
La Phrygie, la Pisidie et la Pamphylie.
Attuda. Ne 1173.
Ce tétradrachme signé d’une pomme de pin appartient d'après la fabrique à la partie occidentale de l’Asie Mineure. Sur les autonomes de la ville phrygienne d’Attuda on voit des pommes de pin, ou au nombre de trois au-dessus d’un grand autel?, ou une seule comme type principal, Ce fruit peut être regardé comme symbole du dieu de la lune, Men Ka-
pes pour types un bucrâne et un dauphin, sans autre légende que la lettre 4, qui de même doivent être de Nisyros.
30 I ne faut pas confondre le no 1168 avec le n° 750, dont le signe est une tête de bœuf vue de face.
31.No 1170. Gotha, Cat. de Welzl no 2468. 1171. La Haye. 1172. Berlin, Cappe, Mionn. n° 345.
32 La harpé et les autres types Dates au mythe de Persée sont aussi indicatifs pour l’île de Sériphos, mais comme il n’existe pas d’autres monnaies d'Alexandre des Cyclades et que la fabrique ressemble à celle de l'Asie Mineure occidentale, nous avons préféré Astypaléa. No 1173, La Haye, Copenhague, Prokesch.
Mionn. nos 282-84, Suppl. nos 193 et 201. Ce type se maintenait encore bien avant dans la période impériale, voy. Mionn. Suppl. n° 208. Mionn. no 281.
ros#, dont le buste se voit sur le droit d’une de ces monnaies et qui avait un temple célèbre à peu de distance d’Attuda*; mais il peut aussi faire allusion à Attys qui avait donné son nom à la villef, comme le pin se trouvait mêlé dans le mythe
d’Attys et, étant l’arbre consacré à celui-ci, jouait un rôle important dans le culte de Cybèle phrygienne? qui se célébrait aussi à Attudaf, Comme une pomme de pin ne forme pas, à ce que nous sachions, le type de monnaies autonomes d’autres villes, cette pièce d'Alexandre doit probablement être attribuée à Attuda. La lettre 1° désigne peut-être l’an 10, puisqu'il se trouve des années sur les tétradrachmes suivants d'Alexandre de celte partie de l’Asie Mineure.
Synnada. Ne 1174.10
Ce tétradrachme, qui a pour signes une chouette et une pierre arrondie ft, est d’une fabrique qui convient à l’Asie Mineure occidentale. Sur les autonomes de Synnada en Phrygie
4 Le dieu Men est quelquefois représenté portant sur la main une pomme de pin. Sur une monnaie de Sagalassus, frappée sous Valérien, on voit une pomme de pin surmontée de la lune, v. Waddington dans Revue num, franc. 1853 p. 45 pl. IT, 4,
5 Entre Carura et Laodicée. Strabon XII p. 580.
6 “Arrvda, Hiéroclès (ed. Wesseling) p. 665.
7 D'après une tradition Attys fut changé en pin par Cybèle, d’après une autre ce
fut sous un pin qu’il se châtra dans sa fureur. C’était pour cela que le pin
comme arbre sacré fut couvert de couronnes et de voiles, et qu'aux fêtes de
Cybèle il fut porté en procession avec l'image d'Attiys et placé dans le
sanctuaire de la déesse. Sur un médaillon de Faustine l’aînée Cybèle trô-
nante tient à la main une branche de pin, ayant Attys à son côté; sur l’Ara capitolina on voit Attys debout sous le pin. Cfr Paully Real-Encyclopädie der cl. Alterthums-Wissensch. sous la rubrique Rea.
Cybèle est aussi souvent figurée sur les monnaies d’Attuda.
Ce trait a un petit globule à chaque bout, mais pourtant il indique surement
le iota, comme cette lettre sur les monnaies suivantes avec des années est
rendue de la même manière, d'accord avec les autres lettres sur les monnaies d'Alexandre de cette époque. |
10 No 1174. Mus. brit, Vienne, Stuttgart, la Haye.
1 Par Sestini, Mus. Hedervar. n° 52, appelée à tort malum cydonium.
les images et symboles de Minerve sont prédominants; parmi ceux-ci on voit la chouette, tantôt assise sur la main étendue de la déesse{*, tantôt comme type principal placée sur une amphore à huile!#; le culle de Minerve y était fondé non seulement dans l’origine attico-ionienne dont se vantaient les habitants!#, mais encore dans l’abondance des bois d’oliviers de celte contrée ©. Dans la montagne près de laquelle se trouvait Synnada on exploitait les carrières de marbre qui fournissaient la pierre synnadienne$ tant recherchée chez les anciens. Sur une des autonomes de cette ville est représentée une montagne{7; sur une autre on voit une pierre symbolique dans un temple. La pierre ronde en bas et s’élevant en pointe, qui est placée sous le siége de Jupiter sur la monnaie présente, peut avoir égard au célèbre marbre ou à la montagne d’où on le tirait; mais, par rapport au dernier type que nous venons de nommer, elle peut aussi être regardée comme symbole d’une divinité. Quelque explication de ces deux! qu’on adopte, la pierre associée à la chouette semble convenir à Synnada. Pellerin avait rapporté celte pièce à Laodicée en Syrie, supposition rejetée par M. Lenormant qui a fait observer que la chouette se trouve sur des monnaies de Lébédus et de Pergame. *
Midæum. No 1175.21
C'est, à ce qu’il semble, la tête de Midas aux oreilles d'âne qui se voit comme signe sur ce tétradrachme. La tête
13 Mionn. nos 972 et 975. 13 Mionn. nos 965-68. 14 Sur les monnaies ils s'appelaient IGNQN; les types cités sont évidemment - athéniens.
15 Strabon XII p. 577. 16 Strabonl, c.
17 Mionn. no 982. 18 Mionn. no 979.
19 Si l'on regarde la pierre comme faisant allusion au marbre synnadien, elle pourrait aussi indiquer une alliance avec la ville voisine de Dociméum, qui donnait aussi son nom à cette pierre et sur les monnaies de laquelle la même montagne est figurée.
20 Num. des rois gr. p. 25 ad pl. XV, 5 et p. 26 sous la rubrique Pergame.
21 No 1175, La Haye.
de cet ancien roi de Phrygie, connu par le mythe, avec le nom ajouté forme le type des monnaies de Midæum, de Prymnessus et de Cadus; on l'y voit barbue, coiffée d’un bonnet asiatique d'une forme parliculière*?, aussi avec des oreilles d’âne*. Sur des peintures de vases grecs Midas est représenté avec de longues oreilles qui s’élèvent au-dessus de la tête comme des cornes, et ayant la tête couverte d’une coiffure qui pend sur la nuque.** Avec celle dernière tête de Midas la petite tête sur le tétradrachme d’Alexandre offre une assez grande ressemblance. Cette pièce doit donc être attribuée à une des trois villes nommées de la Phrygie septentrionale, où, d’après la tradition, Midas avait régné, et plutôt sans doute à Midæum, parce que celle ville, à ce qu’on croyait, avait été fondée par l’ancien roi même” et que le signe contient une allusion à son nom.
Antioche. Nos 1176-1177. 26
Selon la fabrique et l'insigne, le zébu, ces tétradrachmes doivent appartenir à l'Asie Mineure occidentale. Quoiqu'il soit incertain s'ils sont tous deux de la même ville, et si la ville dAntioche, à laquelle il faut au moins altribuer l’un deux, est celle de Pisidie, nous avons cependant, faute d’une place plus convenable, cru devoir les ranger en ce lieu.
Ces deux pièces se trouvent chez Mionnet classées à Smyrne.* Mais un bœuf ne paraît que sur quelques pièces en bronze de Smyrne d’un temps postérieur et ne peut ainsi être regardé comme l’emblème de cette ville qui d’ailleurs fut désignée sur les monnaies d'Alexandre par la tête de Sipylène
22 V. Mionn. Suppl. VII pl. XIII, 1.
23 Sanclementi- Num. sel. IT tab. XXXI n°323. Cfr Philostr. Imag. I, 22.
% Voy. Mus, Gregor. II Tav. LXIT, 26; Annali dell inst, arch. XVI (1844) Taw. d’agg. Det H, p. 200 s.; Gerhard Archäol. Zeitung IL no 24 Taf, 24.
25 Midas est appelé KTIZTHE sur les monnaies frappées à Midæum sous les empereurs, voy. Mionn, n° 860, suppl. n° 518.
26 Nos 1176-77, Paris. 27 Nos 276-77, cfr Pellerin Mél. I p. 112.
(voy. nos 991 s.). Cette attribution a aussi été révoquée en doute par M. Lenormant qui cependant n’a voulu proposer aucune autre ville parce que ce bœuf se trouve sur des monnaies de plusieurs villes de l'Asie Mineure.*® Cependant le zébu ou bœuf de l'Inde n’est le type monétaire prédominant que pour les villes situées sur le Méandre ou dans les environs de ce fleuve, Tralles, Magnésie et Antioche, ainsi que pour la ville d’Antioche, colonie de cette dernière sur la frontière de Pisidie*®, de sorte que le choix est restreint à ces villes. Ce qui parle contre Magnésie c’est que cette ville porte ordinairement sur ses pièces d'argent les détours de méandre ajoutés au bœuf, qu’elle est désignée par le Méandre sur d’autres monnaies d'Alexandre (voy. nos 1068 s.), et que le bœuf sur ses autonomes n’est jamais représenté debout comme ici sur le no 1177. Contre Antiochia ad Mæandrum on peut alléguer que sur la monnaie d’argent, qui lui appartient avec certitude, le bœuf est couché et de même sur le Méandre.* Sur les monnaies d’Antiochia ad Pisidiam le bœuf bossu est figuré et debout et cornupète. ! Quant à Tralles ce bœuf ne se trouve pas sur ses monnaies d'argent, et sur ses monnaies de bronze il est employé parmi beaucoup d’autres types, de sorte qu’il ne puisse êlre regardé comme caractéristique pour celle ville, tandis qu’il est le type exclusif sur le Br. des autonomes d’Antioche
28 Num, des rois gr. p.27 ad pl. XV,21. Le savant auteur regarde le bœuf sur la première de ces pièces comme un taureau cornupète ordinaire qui diffère du zébu sur l’autre; mais il est entièrement pareil au bœuf sur un nombre des autonomes de Magnésie sur lesquelles la bosse du bœuf est tantôt plus tantôt moins prédominante. |
29 Strabon XIL, p. 577. 39 Num. Chron. IX p. 145.
31 Les monnaies d’Antioche en Carie et d'Antioche en Pisidie ont souvent été confondues. A la dernière il faut rapporter toutes celles qui ont au droit la tête du dieu de la lune, car Men Arcæus y avait son célèbre sanctuaire et sa tête se retrouve sur les monnaies de cette ville après qu’elle fût devenue colonie romaine. Les monnaies classées à Antioche en Carie chez Mionnet III p. 314 n° 60 et suppl. VI p. 448 nos 68-70 doivent donc être attribuées à Antioche en Pisidie.
ne .
en Pisidie. Le monogramme ajouté au bœuf sur le ne 1176 fournit évidemment AN *, et par analogie avec la manière dont les villes sont indiquées sur beaucoup d’autres monnaies d’Alexandre de l’Asie Mineure ces lettres peuvent être prises pour les initiales du nom d’Antioche. Antioche en Carie fut fondée sous Antiochus I à l’endroit même où était située ia ville de Pythopolis, et Antioche en Pisidie, colonie de celte ville, élait probablement aussi nommée d’après ce roi; on voit ainsi que ces monnaies, soit qu’on les attribue à la première ou à la seconde de ces villes, sont frappées sous ou après le règne d’Antiochus I, ce qui convient aussi à leur fabrique (cfr $ 12). .
Sur les nos 1004 et 1069 le zébu cornupète désigne plutôt une des villes situées plus à l’ouest dans le district du Méandre.
Philomélium. Nos 1178-1195. 5
La fabrique et l'ère ne permettent pas de douter que cette série ne doive être rapportée à la même partie de l’Asie Mineure à laquelle appartiennent les monnaies précédentes et suivantes, et la lettre ®, puisqu'elle se répète avec une suite de nombres d'années depuis 1 jusqu'à 31, doit être regardée comme désignant la ville. Dans le nombre des villes dont les noms commencent par ® ce n’est que sur Philomélium que le choix puisse se fixer. Cette ville, située dans la partie méridionale de la Phrygie voisine de la Pisidie, était réunie par. de grandes routes aux villes mentionnées dans le précédent qui frappaient des tétradrachmes d’Alexandre, et elle battait de la monnaie autonome en bronze probablement dans celte même
3% Ce monogramme a été à tort décomposé par M. Lenormant I. c. note 28 en 41; il est rendu d’une manière plus juste chez Mionnet ad n°276 sur la table des monogrammes (108).
33 No1178. Paris. 1179. Prokesch. 1180. Mus. brit., la Haye, Munich, Prokesch. 1181. Paris. 1182. Paris, Mus. brit,, St. Pétersbourg. 1183. Mus. brit. 1184. Munich. 1185. Paris. 1186. Mus. brit. 1187. La Haye. 1189. Vienne, Berlin, Leake. 1190. Fox. 1191. Empreinte. 1192. Paris, Munich, 1194. Curt, Sestini Mus. Hederv. n084. 1195. Berlin.
période. Ces tétradrachmes sont souvent contremarqués de ancre Sséleucide** qu’on trouve aussi sur les monnaies suivantes de la même fabrique, émises par les villes de Pamphylie. Sur l’ère nous avons traité $ 12 p. 79-80.
Aspendus. Nos 1196-1221. 3%
Ces tétradrachmes à la légende AZ, qui offrent une suite continue de nombres d’années et qui sont tous de la même fabrique, furent attribués par Pellerin et Eckhel à Ascalon en Palestine, ville à laquelle ils sont aussi classés chez Mionnet#; mais la fabrique diffère de celle des monnaies d'Alexandre qui sont frappées dans les pays orientaux de l’Asie, tandis qu'elle s'accorde avec celle des monnaies précédentes de l’Asie Mineure. On trouve souvent sur ces pièces des contremarques qui apparliennent à des villes de PAsie Mineure ou aux rois de Syrie sous la domination desquels ce pays se trouvait pendant une longue époque; ces contremarques se retrouvent sur d’autres tétradrachmes, et d'Alexandre et autonomes, de l'Asie Mineure,
#4 Nous avons trouvé cette contr EURE sur des exemplaires offrant les an-
nées 2, 4, 17, 25 et 28.
Comme les monnaies suivantes qui ont des nombres d'années n’offrent point
d'initiales de noms de magistrats, il se peut que O sur les nos 1180-81 et
1183 désigne une ville associée au monnayage; ce peut être Oroanda
non loin de Philomélium dans le nord de la Pisidie.
36 No 1196-97. La Haye. 1199. Vienne. 1200. Rollin, Mionn. S. n°197. 1201. Timoni. 1202. Mus. brit., la Haye. 1203. Copenhague, Prokesch. 1204. Cat. de la coll. d'Ennery. 1205. Paris, Munich, 1206. Mus. brit., Munich. 1207 (an 15). Mus. brit. 1208 (an 16). Gotha. 1209 (an 17). Paris, la Haye, Munich. 1210 (an 18). Berlin, Mionn. no 164, S. no 198. 1211 (an 19). Mus. brit., Berlin. 1213 (an 21). St. Pétersbourg. 1214 (an 22). Timoni, Mionn. S. n0202. 1215. Paris, Mus. brit., Leake. 1216. Mus. brit., Leake, Munich, Gotha. 1217. La Haye. 1218. Paris. 1219. Rollin. 1220. Fox. 1221. Vienne (Cat. de Welzl no 2477).
37 Pellerin Mél. 1 p.115. Eckhel N. vet. anecd. I p.72, Doctr, n. v. IT p. 101.
Mionn. I p. 522 nos 163 s., où pourtant est ajouté un (?). Il faut observer
que les pièces aux années 20 et 21 sont quelquefois incorrectement publiées
avec les légendes AZK et AZKA, comme si ces lettres étaient jointes ensemble.
mais non sur les monnaies d'Alexandre de Syrie, de Phénicie ou de Palestine. On rencontre ainsi un exemplaire à lan 8 contremarqué du signe de cistophore de Tralles®, un exemplaire à l’an 11 avec la contremarque de cistophore d’Apamée*, et des exemplaires aux ans 9, 22 et 23 avec la contremarque séleucide, l’ancre %, Ces mêmes trois contremarques ainsi que les marques de cistophore d’autres villes se voient souvent sur les tétradrachmes autonomes de Sidé# qui selon la fabrique appartiennent à peu près à cette époque. Sestini, reconnaissant que la fabrique renvoyait ces télradrachmes à l’Asie Mineure, les rangea à Asia en Lydie*, supposition suivie plus tard par MM. Lenormant#, Friedlaender # et autres. Mais les types ajoutés sur les nos 1199, 1216, 1218, 1220 et 1221 prouvent qu’ils appartiennent à Aspendus. Le symbole sur le ne 1220, le même qui est imparfaitement rendu sur la pièce grossièrement exéculée no 1199, forme le type sur le K. des monnaies en bronze d’Aspendus qui ont au droit un cheval au galop à mi-corps. Les revers de deux de ces pièces qui se trouvent dans le cabinet royal de Copenhague sont gravés sur la planche Il fig. 25 et 26. L’objet qu’offrent ces pièces a élé expliqué de différentes manières; on a voulu y voir une rame, un gouvernail, un bouclier argien, explications auxquelles on ne saurait
38 TPAA et un arc dans son étui. Pinder et Fricdlaender Beitr. zur ält. Münzk, I p. 181. |
39 4ITA et un arc dans son étui, dans le cabinet roy, de Munich. :
40 Dans le mus. brit. et dans les collections des MM. Leake et Timoni, cfr Mionn. n°166. Sur un exemplaire marqué de l’an 18 se trouve une Victoire en contremarque qui peut appartenir à Sidé ou à d'autres villes de l'Asie Mineure, voy. Sestini Lett. num. VI p. 27 n°2.
41 Voy. Eckhel Sylloge I p. 41; Doctr. IT p.15-16; Hunter tab. XLIX, 9; Mionn. no 147. 153, 155, et aill,
# Lett. num. VI p. 27.
43 Num. des rois gr. p. 23 ad pl. XIV,6. Cfr Mionn. Suppl. II p. 199.
44 L,. c. note 38.
45 La pièce fig. 25 est anépigraphe, mais elle appartient évidemment à Aspendus.
souscrire 6; d’après Ja pièce fig. 25, où cet objet se montre plus distinctement que sur les autres exemplaires connus, on serait plus tenté de le prendre pour une selle (ou un bât) en rapport avec le cheval sur le droit, ou pour une fronde qui se référerait alors au frondeur sur les pièces d’argent.
Mais quelque explication qu’on donne à cet objet, c’est un emblème particulier à Aspendus, qui ne se retrouve ni sur des monnaies d’autres villes, ni, à ce que nous sachions, sur aucun autre monument antique. Le cheval courant à mi-corps sur le ne 1221 est non seulement le type principal des monnaies en bronze d'Aspendus, mais on le voit aussi quelquefois comme iype accessoire sur les monnaies d’argent de cette ville, notamment sur celles qui, à en juger par le style libre, ne peuvent êlre éloignées de la période dont il s’agit en ce lieu. L’aigle ajouté sur le no 1216 se trouve sur les autonomes d’Aspendus et comme type accessoire“ et comme contremarque ; tant l'aigle que la couronne sur le n° 1218 se rencontrent assez souvent sur les monnaies impériales de celle ville, soit comme iypes soit en contremarques.*! L'attribution à Aspendus est encore confirmée par les fréquentes contremarques dont nous avons parlé, les mêmes qui se retrouvent sur les monnaies de la ville voisine de Sidé. Aussi on rencontre quelquelois dans le nom d’Alexandre des lettres particulières (p. e. au lieu de N), qui correspondent à celles qui se trouvent sur d’autres monnaies d'Alexandre émises par les villes sur la côte méridionale de l'Asie Mineure et qui s’expliquent par le mélange
46 Sestini Lett. num. di cont. VIII p. 63-64. T. Combe N. mus. brit, p. 183 n° 6, tab. X,10. Mionn. Suppl. nos 7, 9 et 10. Waddington dans Revue num. fr. 1853 (XVII) p. 22, nos 2-3.
47 Ce serait ainsi la partie intérieure de la selle qu’on voit, avec des courroies et des anneaux pour la serrer sous le ventre du cheval.
38 Voy. p. e. Mionn. II p. 522 nos 165-66 (rangés à tort sous Selgé).
49 Mionn. III p. 519 no 148. 50 Sestini Lett. num. VI p.27 n°4.
51 Mionn. nos 12, 18 et 19; Suppl. nos 15, 17 et 18,
des langues qui y avait lieu. Les nes 1207-14 qui ne sont pas spécifiés sur la planche offrent les nombres IE-KB. Sur l’êère voy. $ 12 p. 79-80. |
Sillyum. Nes 1222-1224.
Ces létradrachmes se raltachent aux précédents par la fabrique et par les chiffres qui semblent apparlenir à une érce. On ne peut donc douter que ZIA n'indique la ville de Sillyum peu éloignée d’Aspendus, dont des monnaies autonomes nous sont conservées, Nous n’y avons trouvé que les nombres 5, - 4 et 6.
Nos 1225-1247.
Ces télradrachmes ne portent aucun signe de ville mais seulement des chiffres qui indiquent des années d’une ère. Ces chiffres, la fabrique et la contremarque à l'ancre qui s’y trouve quelquefois’ font attribuer ces pièces à la même partie de l'Asie Mineure où étaient situées les trois villes précédenles. Les années qui s’y trouvent sont: 1, 7, 8, 11-19, 21-29, 32
et 33. Voyez ce qui a été observé dans les rubriques précédenles. |
Sidé. No 1248, 5
La grenade Coidy) était, comme on le sait, les armes parlantes de celte ville et se trouve sur toutes ses monnaies. Ceite pièce a aussi été publiée comme frappée à Sidé. 5
Ce stalère appartient probablement à un temps antérieur aux monnaies dont nous avons traité dans le précédent, comme on voit par les drachmes de Philippe HT (nos 101-2) au même emblème, que bientôt après la mort d'Alexandre on a battu
52 Cfr $ 16 p. 103, $ 35 Lycie et $ 36 Cilicie.
53 No 1222. Leide, Prokesch. 1223. Munich. 1224. Munich, la Haye. Sur les exemplaires aux années 25 et 33. 55 No 1248. Paris.
56 Mionn. Suppl. no 255. Num. des rois gr. p. 22 ad pl. XIE, 14.
la monnaie macédonienne dans cette ville. Ainsi ce slatére forme un lien entre les monnaies d'Alexandre comprises dans celle partie (B) et celles de Lycie et de Cilicie PRE lesquelles commence la partie suivante pe
Incertaines de l'Asie Mineure occidentale.
Toutes les monnaies rapportées à celle classe sont des té tradrachmes qui d’après la fabrique sont frappés dans l'Asie Mineure occidentale dans une période postérieure.
No 1249.t Une tête de bœuf sans cou, vue de côté, se trouve comme type sur des monnaies de diverses villes de l'Asie Mineure, comme Cyzique, Parium, Pergame, Mytilène, Samos et Cnide. Parmi ces villes ce sont Parium et Pergame qui surtout doivent entrer en considération, les autres, comme nous avons tâché de montrer plus haut, élant désignées par d’autres symboles sur les monnaies d'Alexandre. A Pergame on n’a guëre-batiu la monnaie d'Alexandre dans la période à laquelle la fabrique semble renvoyer, celle ville étant alors la capitale et la résidence du royaume philétère; aussi devail-on s'attendre à trouver un symbole esculapien comme signe de Pergame. Il ne reste donc que Parium dont les monnaies d'argent et de bronze offrent un bœuf pour type principal. Cfr p. 237 no 927.
Nes 1250-1251? Un thyrse se voit avec d’autres signes bachiques sur les monnaies de plusieurs villes dans cette partie de l’Asie, comme sur celles de Blaundus, de Mastaura et de Philadelphia en Lydie, mais sans pouvoir être regardé comme significatif pour aucune d'elles en particulier.
Une grappe de raisin se rencontre sur un nombre considérable des monnaies d'Alexandre, classées plus bas aux
1 No 1249. Berlin. | | 2 No 1250. Prokesch. 1251. Empreinte de Mionnct, Pellerin Mél. TT, 4.
incertaines, nes 1519 s.; parmi celles-ci il y a plusieurs qui d'après la fabrique peuvent appartenir à l'Asie Mineure occidentale. Cet emblème bachique paraît surtout sur les aulonomes des villes lydiennes et phrygiennes*, mais il n’y a point de raison suffissante pour en relever une seule en particulier.
Ne 1252.4 Une amphore de même forme que sur les monnaies de Chios, Cfr nes 5948.
No 1253.5 Un caducée sur un pelit vase.
Ne 1254. 6 Une patère (phialé).
Ne 1255.7 Tête d’une déesse coiffée d’un modius, qui peut convenir à plusieurs des déesses adorées dans l’Asie Mineure et figurées sur les monnaies de ce pays.
No 1256.85 Hermès drapé, différent et des hermès sur les no: 365-66 de Sestus et de celui sur le ne 971 de Mylilène.
Ne 1257.° Un bâton en forme de croix, sans doute pour porter un trophée.‘ |
Nes 1258-1269. 11 Les iniliales CI, en écriture rétrograde sur la première de ces pièces, peuvent indiquer Silandus en Lydie, dont il existe des autonomes de bronze. Quant aux monogrammes qui se trouvent sur les autres, rien ne peut contribuer à décider la question s’ils désignent des villes ou des personnes; ils ne se rencontrent pas sur les monnaies précédentes de cette partie, et leur déchiffrement est trop incerlain pour qu’il puisse amener quelque résultat.
3 Comme Tralles, Daldis, Magnesia Sipyli, Hermocapelia, Docimæum, Sala.
4 No 1252. Copenhague. 5 No 1253. St. Pétersbourg.
6 Dans le cab. imp. de Vienne. Publié dans Mus. Tiepolo IT p, 1215 où la patère est appelée une roue.
7 No 1255. Mus. brit. 8 No 1256. La Haye, Copenhague.
3 No 1257. Copenhague.
160 Pareil à celui que tient la Victoire sur quelques-uns des statères d'Alexandre et la déesse de la ville sur les monnaies de Sidon, voy. p, 3 note 4,
11 No 1258. Prokesch. 1259, Vienne, la Haye. : 1260. Gotha. 1261-65. La Haye. 1266. Prokesch. 1267. Mus. brit. 1268. Mus. brit., Leide, Prokesch. 1269. Mus. brit.