‹ Numismatique D'alexandre Le Grand - Vol IIChapitre 23 sur 32 · PA TTE · texte numérisé non relu

PA TTE

AZ se rencontre souvent sur les monnaies des Séleucides.

et y a avec raison élé expliqué d’Ascalon, parce que quelquefois. on lit plus complètement AZK-et que sur les autonomes de celle ville le nom-est le plus souvent abrégé de celte manière; aussi sur les monnaies ploléméennes on trouve ces initiales, probablement dans la même signification. # On a rapporté à celte ville une suite des tétradrachmes d’Alexandre offrant AZ avec des années ajoulées ; mais il a été montré ci-dessus (p. 267 s.) que ces pièces, tant à cause de la fabrique que des symboles qu’elles portent, doivent appartenir à Aspendus. En

revanche les monnaies qui sont classées ici, jusqu’à présent in=

édites, doivent être attribuées à Ascalon. La fabrique est la même que celle des monnaies frappées dans les autres villes sur

90 No 1471. Paris, Mionn. no 152.

9 abwros rapélos. Hierocles (ed. Wesseling) p. 718.

92 No 1472. Mus. brit., Copenhague. 1473. Mus. brit., la Haye. 1474. Luynes. 1475. Munich, St. Pétersbourg. 1476. Copenhague. 1477. Paris. 1478. La Haye. 1479. St. Pétersbourg, 1480. La Haye. 1481. Prokesch.

%3 Voy. F. Lenormant dans Revue num. fr. 1854 p. 165-66.

celle côte. Sur un tétradrachme de Séleucus aux types d’Alexandre on trouve AZ sous le siége et le même bouclier rond devant la figure qu'ici sur le no 1473.% Le monogramme insolite ajouté sur ce même ne se retrouve sur un tétradrachme d’Antiochus I aux types d'Alexandre, ® Les armes, le casque sur le ne 1472 et le bouclier sur le no 1473, peuvent étre regardées comme ayant égard au héros Ascalon, fondateur de la ville %, qu’on voit souvent couvert d’un casque et portant le même bouclier rond sur les monnaies impériales d’Ascalon. OI, qui sur les nes 1473-76 se voit ensemble avec AZ et sur les nos 1477 s. seul, doit probablement s'expliquer de Philadelphia en Décapolis, ancienne capitale des Ammonites (Rabbath Ammon). C'était une ville considérable qui frappait de la monnaie autonome; par la grande route passant vers le sudouest par Jérusalem elle était en communication avec Ascalon au port duquel elle tiransportait probablement ses marchandises ainsi que celles qui venaient de lorient. Le monogramme MI sur le no 1480 se trouve ensemble avec le monogramme du no 1473 sur -un des tétradrachmes d’Antiochus'T dont nous avons fait mention (note 95). Les pièces portant ®l isolé sont de la même fabrique que celles qui ont AZ ajouté. La ville de Philadelphia ayant son nom de Ptolémée Philadelphe, ces monnaies n’ont élé baitues qu'après que ce roi eût enlevé la Palestine à Antiochus 1; en adoptant cette période postérieure on se trompe d’autant moins que quelques-unes de ces pièces offrent les mêmes marques de personnes que les télradrachmes d’Antiochus [ et qu’elles s'accordent avec eux pour la fabrique.

9% Dans la collection de M. Rollin. Sur le bouclier est placé le même monogramme composé de ÆIr (sans doute un signe de magistrat) qui se trouve plus bas sur les monnaies d'Alexandre nos 1497-1501, émises sous Séleucus probablement d'ateliers du même pays.

95 Mionn, suppl. nos 40 et 41. On voit par les tétradrachmes d'Antiochus ] à ses propres types marqués de 42Z (cab. roy. de Copenhague) et de 4ZK (Mionn. n° 59), que les monnaies de ce roi furent aussi frappées à Ascalon.

%6 Steph. Byz. Cfr Cavedoni Spicilegio p. 285.

Nos 1482-1484. 9 RE

Ces ne, vu la fabrique et les monogrammes et initiales qu’ils portent, ne peuvent être séparés des précédents et des suivants. Le monogramme sur le no 1482 peut s'expliquer de Bérytus. Sur un tétradrachme d’Alexandre [ Bala cette ville est désignée, à ce qu’il semble, par le monogramme BY ®, et sur un autre de Ptolémée V Epiphanes par Bi ajouté au trident, emblème de Bérytus ®; + ayant été plus rapproché du milieu de B, le présent monogramme peut fournir BHPYT, les deux dernières lettres placées horizontalement, Le monogramme HPA sur le no 1484 se trouve sur le n° 1418 ensemble avec Îles initiales de Sidon-et sur le ne 1488 avec l'emblème de Séleucus; il peut être expliqué d’Héraclée sur la côte de Syrie. Les consonnes placées sur ces pièces sous le siége se trouvent souvent isolées sur les monnaies traitées dans celte section, et nous avons déjà montré que Z désigne Soli. en Cilicie ©, et qu’on peut expliquer B de Botrys ou de RByblus 101, ainsi que À de Laodicée 1®. AI sur le ne 1483 peut par analogie étre regardé comme indiquant Ægæ, ville maritime de Cilicie près de la côte de Syrie; cfr le monogramme sous le siége sur le no 1489. On peut donc supposer que ses trois monnaies soient frappées en commun par ces villes maritimes sur la côte de Cilicie, de Syrie et de Phénicie, en sorte qu’elles se rattachent et aux précédentes et aux suivantes de celte section.

Les lettres BZ sur le no 1483 ont été expliquées de l'an 202. 1% Contre cette explication il faut observer, que la fabrique ne permet pas de tant avancer celle pièce, que les unités ne se trouvent pas ailleurs sur les monnaies d'Alexandre

97 No 1482. Mus. brit. 1483. Paris. 1484. St. Pétersbourg.

98 Voy. Mionn. V p, 48 no 421.

% Voy. Mionn. VI p. 22 no 173; suppl. VIIT p. 240 no 9.

100 Voy. nos 1319 s., cfr nos 1364-66 et 1405.

101 Voy. nos 1288, 1318, 1335-36 et 1403. 102 Voy, n°1362, p. 297 note 53. 185 Voy. Pellerin Mél. I p. 120 note.

devant le nombre plus élevé, et que sur les autres monnaies d'Alexandre il ne paraît aucune année au-dessus de 76 (cfr p. 294 et 295).

Les pays précédents sous la domination séleucide.

Nos 1485-1487.1 Le signe commun à ces ne est une tête de cheval à cornes de taureau, type monétaire propre à Séleucus.* L’attribution de ces pièces au règne de Séleucus se confirme par la fabrique, qui correspond à celle des tétradrachmes au nom de Séleucus et aux types d'Alexandre, et par les trois signes ajoutés sur le ne 1486, qui se trouvent aussi ensemble sur le no 1513 à l'ancre, symbole séleucide comme il sera montré plus bas.

Les nos 1488-1490 3 ont pour signe un casque à cornes

1 No 1485. Young. 1486. Mus. brit. 1487, Vienne.

2 Les cornes de taureau, dont les éléphants sont aussi munis sur les monnaies de Séleucus, doivent probablement être regardées comme un symbole de force et de puissance. Séleucus eut une raison particulière pour mettre sur ses monnaies une tête de cheval, son cheval l’ayant sauvé par sa rapidité de tomber entre les mains d’Antigohus. En commémoration de cet événement il avait érigé à Antioche un monument sur lequel on voyait une tête de cheval et un casque; ce sont probablement les mêmes que nous trouvons figurés munis de cornes sur les monnaies (cfr nos 1488-90). Voy. 0. Müller Antiqu. Antioch. p.41-42 note1. M. Lenormant (Num. des rois gr. p. 84 ad pl: XXXV,4) suppose que la tête de cheval cornue sur les monnaies de Séleucus soit celle de Bucéphale (avec allusion au nom); mais il n’y à point de raison pour que Séleucus eût choisi ce type monétaire. Si l’on veut expliquer le signe sur les tétradrachmes présents de la tête de Bucéphale, on pourrait les attribuer à la ville de Bucéphala fondée par Alexandre dans l'Inde en mémoire de son cheval, et la couronne ajoutée pourrait alors désigner Nicée qu'Alexandre fonda dans la même contrée en commémoration de sa victoire sur le roi Porus; cfr n° 1513 qui a une tête de bœuf au lieu de la tête de cheval, avec la couronne et les mêmes lettres ajoutées; sur ces deux villes dont il reste des ruines voy. Forbiger Handbuch der alt. Geographie IT p. 512 note 79,

3 No 1488, Turin, Copenhague, Rollin. 1489-90. Vienne. — Le tétradrachme dans la coll. de M. de Prokesch, qui est mentionné p. 143 note 84 sous Scioné, appartient peut-être ici.

de taureau. La tête de Séleucus sur quelques-uns de ses tétradrachmes * est couverte d’un casque portant les mêmes cornes qui sur les pièces d'or sont placées sur son diadème.° La sup position, que ce casque soit l'emblème de Séleucus et que ces pièces soient frappées dans un pays soumis à sa dominalion, est confirmée et par la fabrique qui est la même que dans les pièces précédentes, et par les monogrammes ajoutés. HPA sur le no 4488 se retrouve sur le n° 1418 de Sidon, sur le no 1484 et sur un des tétradrachmes de Séleucus aux types d'Alexandre ; AI sur le no 1489 se voit sur le ne 1483; un monogramme qui ressemble beaucoup à celui sur le ne 1490 et qui est probablement de la même signification se rencontre sur un autre des tétradrachmes de Séleucus aux types d'Alexandre. ?

Nos 1491—1514.5 L’ancre qui est commune à ces monnaies de différente espèce se trouve souvent comme signe sur les monnaies d'argent de Séleucus et aux types d’Alexandre et

4 Mionn. suppl. no 16. Cfr Annali dell inst. arch. di Roma XIIT p.165 et Num. Chron. XIII p. 75-76.

5 Aux cornes de taureau dont la tête de Séleucus lui-même est ornée on peut attribuer la même signification symbolique qu’à celles, avec lesquelles le cheval et les éléphants sont figurés sur ses monnaies, voy. note 2; mais il faut pourtant plutôt les regarder comme un attribut divin (emprunté à Bacchus), analogue aux cornes de bélier avec lesquelles Alexandre (et Lysimaque?), aux cornes de taureau avec lesquelles Démétrius Poliorcète, et à l'égide avec laquelle Ptolémée Soter sont représentés sur les monnaies. Voy. Visconti [conogr. gr. Il p. 283, Leake Numism. hellen. p.21-22. Pour le casque cfr note 2 sur le monument à Antioche.

6 Dans le cab. imp. de Paris, Mionn. no 15.

Le monogramme —R-, sur une pièce du cab. imp. à Vienne, différant en ce

que P est placé au-dessus du trait horizontal, tandis que sur la pièce d’A-

lexandre il se trouve au-dessous; à ce monogramme est ajouté ZI qu'on

rencontre ici sur les monnaies précédentes et suivantes d'Alexandre au signe de Séleucus.

No 1491. Thomas coll. no 1156. 1492 Paris. 1493. Vienne. 1494. Paris.

1495. Paris, Vienne. 1496. Mus.brit. 1497. Paris, Leake. 1498. Prokesch.

1499-1500. Cureton. 1501. Prokesch., 1502. Vienne. 1503. Paris. 1505.

Rollin. 1507, Mus. Estense (Cat. de la coll. de Welzl no 2476). 1509.

Prokesch. 1510. Deys, Sestini Mus. Hederv. no 69, 1511. Vienne, Ti-

moni. 1512, Berlin, Six van Hilligom, Cureton. 1513. Mus. brit.

à ses propres types. Il en est de même de plusieurs des monogrammes qui y sont ajoutés. Ainsi on trouve les monogrammes AT (sur le ne 1500), AH (sur les nos 1494 et 1508) et PQ (sur le no 1506) ensemble avec l'ancre, le premier sur un des tétradrachmes de Séleucus aux types d’Alexandre*, le second et le troisième sur un tétradrachme { et une drachme ft! à ses propres types. El, commun aux nes 1497-1501, est placé sur un bouclier sur un des tétradrachmes de Séleucus aux types d'Alexandre. !? Sur d’autres de ces derniers on voit fréquemment un monogramme pareil à celui du ne 1495 sous le siége (peut-être de la même signification que celui sur le no 1512), tantôt entouré d’une couronne tantôt sans celle-ci, assez souvent associé à Al qui se trouve ici sur les nos 1512-13 (cfr nos 1486-87). Nous avons déjà fait observer l’analogie entre les signes sur le n° 1513 et le no 1486. Sur les monnaies d’Alexandre que nous avons attribuées plus haut à Larisse en Syrie l’ancre est souvent ajoutée, aussi unie au monogramme AT qui est mis ici sur le ne 1500, voy. nos 1355-59. Toutes les initiales E, I, M, À, F, F, K et À se trouvent aussi sur les monnaies rangées ci-dessus à la Cilicie, à la Syrie et à Ja Phénicie. La fabrique des tétradrachmes est pareille en parlie à la fabrique de ceux d'Alexandre de ces pays, en partie à celle des tétradrachmes de Séleucus aux types d'Alexandre, IL faut donc supposer que ces monnaies soient frappées sous la domination de Séleucus, et pour la plupart dans les mêmes pays que les précédentes. Il n’existait point de ville de ces pays qui eût pour type une ancre, mais il est connu que l'ancre était le cachet de Séleucus comme signe de son origine divine 4, et c’est comme son emblème qu’elle a été mise sur un

9 Voy. Num. Chron. XVI p.35, 1 Dans le musée britannique.

11 Dans la coll. de M. de Saulcy.

12 Probablement frappé à Ascalon, v. n° 1473; dans la coll. de M. Rollin. 13 À Paris, dans le musée brit., à Vienne etc. 14 Justin XV, 4.

grand nombre de ses monnaies. ? De même que les deux signes précédents (sur les nos 1485 s. et 1488 s.) l'ancre doit donc probablement être regardée comme signe personnel de Séleucus; M. Lenormant l’a aussi expliquée de cette même manière sur la pièce no 1503.16 Quelques-unes de ces monnaies, les nos 1498, 1501, 1507 et 1511, ont été attribuées à Abydos en Troade 17; une ancre, comme on le sait, était le type monétaire de celle ville, et le monogramme sur le ne 1507 peut très bien se decomposer en ABY. Mais contre celte attribution il faut observer, que d’après la fabrique les tétradrachmes ne peuvent être rapportés à l’Asie Mineure occidentale, que les statères et les trioboles d’Alexandre n’y ont pas élé frappés Ccfr $ 19), que la drachme ne 1507 à cause de la lettre P ne peut être séparée des pièces précédentes, et enfin que le monogramme sur la pièce nommée peut aussi s’expliquer autrement. 1°

15 C’est sans doute aussi comme signe de la domination séleucide que l'ancre fut placée sur les tétradrachmes de Tarse, voy. H, de Luynes Num, des satrapies pl. X et XI.

16 Num. des rois gr. p. 23 cfr pl. XVI, 4.

17 Les nos 1498 et 1501 par M. de Prokesch Osten dans Denkschr. der kais. Acad. (Vienne 1854) V p. 244 nos 63 et 110; les nos 1507 et 1511 dans le catal. de la coll. de M. Welzi de Wellenheim no 2475-76.

18 Les mêmes raisons s’opposent à ce qu'on classe cette suite à Ancyra sur les monnaies de laquelle on trouve aussi une ancre comme armes parlantes.

19 Si l’on regarde ce monogramme comme la marque d'une ville, celle-ci peut

- être Abila (Leucas) près du Liban, dont le nom dans la présente période s’écrivait probablement aussi Abyla. Y dans les noms des villes syriennes se transformait plus tard en 1; on trouve ainsi chez Hieroclès et d’autres auteurs postérieurs BiBkos pour BéBlos, et sur les monnaies de Berytus on rencontre quelquefois BHPITIQN (cfr Sestini Classes gen. p. 144). La ville d’Abyla en Afrique est écrite Abila dans l’Itinéraire d’Antonin (voy. M. de Fortia d'Urban Réc. des itin. anc. p.2). Sur les monnaies des Séleucides on trouve souvent des monogrammes qui doivent se décomposer en AB et ABY. Cette pièce qui de la collection de Welzl a passé dans le cabinet ducal de Modène ne nous est d’ailleurs connue que par une empreinte que le directeur du cabinet, M. Cavedoni, a eu la bonté de nous envoyer; mais cette empreinte n’était pas assez distincte pour que nous puissions assurer que le monogramme soit exactement rendu sur la planche;

Comme ainsi les pelits emblèmes qui sont communs aux monnaies lrailées dans ce paragraphe ne désignent pas la ville par laquelle, mais le souverain sous lequel elles sont frappées, et comme les iniliales et les monogrammes sur les monnaies d’Aléxandre frappées en Cilicie, en Syrie et en Phénicie expriment le plus Souvent des noms de villes, ce que nous avons tâché de montrer plus haut, on est porté à supposer qu'il en soit de même en ce lieu. Les lettres isolées, qui se rencontrent toutes sur un nombre plus ou moins grand des monnaies classées sous cette section ®, peuvent, comme il a été déjà exposé, indiquer les villes suivantes: E Eleusa *, T Zéphyrium, M Mallus, À Laodicée, F Gabala, F Pallos, K Carné et A Azotus. Le monogramme HPA sur le n° 1488 que nous avons rencontré sur les nos 1418 et 1484 peut s'expliquer de la ville maritime d’Héraclée entre Séleucie et Laodicée; un monogramme composé des mêmes lettres se répète sur les monnaies de plusieurs des Séleucides suivants. ? Le monogramme sur le no 1489 sous le siége peut offrir les initiales d’Ægæ, cfr. no 1483, ou d’Anthédon, cfrne 1422. Le monogramme sur le ne 1502 indique probablement Gaza, comme un monogramme pareil ayant F

LA

tantôt tourné à gauche tantôt à droite se rencontre sur les mon-

le monogramme imprimé dans le catalogue de la coll. de Welzl n° 2476 diffère un peu de celui-ci, mais on ne saurait se fier à ce catalogue rédigé avec peu de soin. ; 20 Voy. les nos 1283, 1309 s., 1324 s., 1333-34, 1361-62, 1395, 1401-4, 1410- 11, 1418, 1420, 1423 et 1484.

21 Le signe placé sur le no 1485 sous le siége ensemble avec E est très petit et peu distinct. C’est peut-être B ou un arc comme le signe sur le n° 1289. Il peut aussi être pris pour une massue et serait donc à regarder comme symbole d’Eleusa désignée par Æ, cfr les nos 1298-99; Æ et une massue se trouvent aussi ensemble sur un tétradrachme de Démétrius Poliorcète aux types d'Alexandre (dans le cabinet de Paris, cfr Mionn. n° 829) qui de même peut être frappé en Cilicie. Æ enfermé dans un cercle comme sur le n° 1499 se retrouve sur un tétradrachme de Séleucus IT (Mionn. n° 157). Sur celles d’Antiochus I, de Séleucus IT, d’Antiochus IT, de Démétrius IT et d’Antiochus VIT.

naies des Ptolémées #; M. F. Lenormant l’a aussi expliqué de Gaza sur ces monnaies. # NE sur le no 1505 peut s’entendre de Néphélis en Cilicie. PQ sur le no 1506 offre sans doute les initiales du nom de Rhosus; ces deux lettres se trouvent sur une drachme de Séleucus Ï aux types d'Alexandre *% coniposées comme ici, et sur les tétradrachmes des Séleucides suivanis 6 combinées de manière que Q se trouve retourné audessus de P. Toutes ces villes étaient situées sur la Médiierranée et probablement liées entre elles par des rapports commerciaux; il n’offre donc point de difficulté de supposer que les monnaies nes 1502, 1505-6G et 1510-11, dont chacune porte deux signes des villes proposées, soient frappées par ces villes en commun. On peut encore admettre qu’aussi des villes dans l’intérieur peu éloignées de la côte soient désignées sur les monnaies de cette suite. Les initiales Al sur les nos 1486-87 et 1512-13 se retrouvent sur les tétradrachmes de Séleucus Nicalor (aux types d'Alexandre) et d’Antiochus le Grand à côté d’autres monogrammes et initiales qui varient, de même sur les monnaies des Plolémées; sur ces dernières elles ont été expliquées par M. F. Lenormant de Diospolis (Lydda).?7 Il semble bien fondé d'adopter cette ville qui était située non loin de Joppé sur la grande route qui conduisait de cette ville à Jérusalem et aussi vers le sud en Egypte #, et qui peut-être était d'importance pour le commerce. ** Le monogramme sur

% Il se trouve aussi sur un tétradrachme d’Antiochus le Grand (Mionn, Suppl. n° 107) qui pendant quelque temps avait en son pouvoir la Phénicie et la Palestine.

% Revue num. fr. 1854 p.160-61. *5 Dans la coll, de M. de Saulcy.

26 Ainsi sur les tétradrachmes de Séleucus IL (ou IT) et d’Antiochus le Grand dans le cab. roy. de Copenhague, dans le musée brit, et dans d’autres collections; cfr Mionn. nos 154-55.

27 Revue num. fr. 1854 p.166-67.

28 Cfr M. F. Lenormant |. c. dans la note précéd.

79 Le zéta ajouté sur deux de ces nos a été expliqué plus haut de Zéphyrium en Cilicie ; il est bien possible que Diospolis ait battu monnaie en commun avec cette ville à cause du commerce. Cfr d’ailleurs p.149 note 104.

les nos 1494 et 1508 peut se décomposer en AH ou AHM et désigner Démétrias%; le même se répète sur les monnaies de plusieurs rois séleucides.%! Le monogramme sur le n° 1496 fournit les lettres PE qui se laissent expliquer de Réphanée. AT sur le ne 1500 se retrouve sur le ne 1359 et pourra indiquer Apamée.*® Si l’on adopte les lieux d'émission que nous avons proposés, il est convenable de regarder les deux monogrammes communs aux nos 1492-1501 comme indiquant un ou deux magistrats qui ont présidé au monnayage dans les villes désignées sur ces pièces, Démétrias, Réphanée, Apamée et Carné (plus tard Antaradus); car ces quatre villes étaient rapprochées entre elles et peuvent bien avoir été soumises à la même administration. % Il est donc vraisemblable que les monnaies d'Alexandre marquées des emblèmes de Séleucus soient en

30 Déjà fondée par Démétrius Poliorcète, cfr Droysen Hellenismus IT p. 701.

31 Sur celles de Séleucus I, d’Antiochus [, IT, IIF, d'Alexandre I, de Démétrius Il et d'Alexandre IL. — Cfr la table suppl. n° 1484 a.

32 M. F. Lenormant explique ce même monogramme sur une pièce en bronze de Piolemée d’Apollonie, ville plus au sud sur la côte, voy. Revue num fr. 1854 p.170 note. Sur les monnaies d'Alexandre il faut préférer Apamée suivant les signes auxquels le monogramme est associé sur les nos 1359 et

53 Le même monogramme 77£ que sur les nos 1497-1501 se trouve sur un tétradrachme de Ptolémée, et sur des pièces de bronze ptoléméennes ensemble avec AP. M.F. Lenormant (1. c. p.229 s.) suppose qu'il désigne Pétra en Arabie et que les pièces de bronze soient frappées en commun avec Aradus, en faisant observer que ces villes étaient les deux points exlrêmes d'une roule de caravanes qui reliait la navigation des côtes de l'Arabie et de la mer Rouge à celle des côtes de la Phénicie et de la Méditerranée, Il est bien possible que les monnaies ptoléméennes aient été frappées à Pétra qui était d'importance pour le commerce; mais il n’est pas vraisemblable que Pétra ait battu monnaie en commun avec la ville d’Aradus qui était très éloignée, puisqu'il y avait tant de grandes cités et ports de commerce plus rapprochés sur lesquels les caravanes passant par Pétra pouvaient diriger leur route, Quant aux monnaies d'Alexandre marquées du signe de Séleucus, rien ne peut faire supposer qu’elles soient frappées à Pétra ; on ne sait pas qu’elle ait été soumise à ce roi. Si l’on explique T'E de Pétra, les lettres et monogrammes ajoutés ne pourraient pas désigner les villes proposées ci-dessus, comme il n’est guère admissible que Pétra se soit trouvée en alliance monétaire avec elles.

général frappées en Cilicie, en Syrie, en Phénicie et sur la côte de Palestine.

Quant au temps, les monnaies dont il s’agit ne peuvent être frappées avant l’an 301. Ce ne fut qu'après la mort d’Antigonus dans la bataille d’Ipsus que Séleucus entra en possession de la Syrie, et probablement ce ne fut pas avant 295, année dans laquelle le pouvoir de Démétrius Poliorcète dans l'orient fut anéanti, que la Cilicie, la Phénicie et la Palestine lui furent soumises. *# La fabrication des monnaies altribuées à des villes de Syrie peut ainsi être reculée à l'an 301, les autres sont sans doute frappées après lan 295. La partie méridionale de Phénicie et la côte de Palestine semblent cependant quelques années plus tard avoir élé prises en possession | par Ptolémée #; il faut donc que les monnaies, pour lesquelles nous avons proposé comme lieux d'émission Diospolis, Azotus et Gaza apparliennent aux premières années après la chute de Démétrius. Les nos 1485-90, marqués des emblèmes propres à Séleucus Nicator, doivent être frappés avant sa mort l’an 280; mais parmi les suivants qui sont signés de l’ancre quelques-uns peuvent être frappés sous Antiochus I et Il, puisque ce symbole se transmellait aux successeurs de Séleucus; il se trouve sur un ‘ tétradrachme d’Antiochus [ aux types d'Alexandre frappé à Larisse (voy. p.290 note 24), et encore après la mort d’Antiochus I on frappait des monnaies d'Alexandre à Aradus, comme on le voit par les années y appliquées (v. p. 294).

34 Cfr Droysen Gesch. der Nachfolger Alexanders p. 545, 559 et 572; Hellenismus IT p. 51-52. | 35 M. Pinder (dans Beiträge zur ält. Münzkunde Band I Heft 1 p. 210) croit pouvoir conclure par les années sur les monnaies de Ptolémée aux signes de Tyr et de Sidon, que la Phénicie en 295 soit tombée en partage à Ptolémée, ‘ non à Séleucus; mais cette conclusion est basée sur la supposition que ces années soient de l’ère philippique, ce qui a été réfuté par M. F. Lenormant dans Revue num. fr. 1854 p.161 s. D’après l’ère adoptée par ce dernier auteur les premières monnaies frappées à Ptolémaïs par Ptolémée Soter (avec l'an 15) sont de 292-91 av. J. Chr.

L’Afrique.

L'Egypte. Nes 1515-1518. !

Les deux types sur ces pièces renvoient à l'Egypte et ne se rencontrent point sur des monnaies de villes grecques. Le premier est une tête de bélier avec une coiffure égyptienne. qui consiste en deux cornes de bouc qui portent un disque surmonté de longues plumes ou palmes; c’est la tête du dieu Ammon Chnouphis Criocéphale, bien connu par les antiquités égyptiennes. Le second est une têle de femme voilée, également ornée de deux hautes plumes et ayant un sceptre derrière l'épaule. Cette coiffure ne convient à aucune déesse grecque, non plus à Isis dont la têle se voit quelquefois sur des monnaies grecques; la tête est sans doule celle de la compagne d’Ammon Chnouphis Anouké?, qui, comme le dieu, fut représentée avec des plumes ou des palmes sur la têle, et qui correspondait à la déesse grecque Hestia, à laquelle conviennent le voile et le sceptre. Quant au lieu d'émission il est le plus naturel d’adopter la capitale grecque d’Alexandrie.% Cependant, comme ces pièces ont pour signes les têtes d’Ammon Chnouphis et de sa compagne, et qu’il existait une ville en Egypte, À mmonia, appelée d’après celte divinité, on est porté . à supposer qu'elles y aient été frappées. Cette ville, aussi nommée Parætonium®, située sur la frontière occidentale de l’Egypte *, avait quarante stades de circuit, était fortifiée et formait

No 1515. Mionn. no 106. 1517. Mus. brit. 1518. Banque de Londres.

2 Cfr C. Leemans Descr. des monum. égypt. du musée à Leide p. 4 no 90.

3 M.F. Lenormant (Revue num. fr. 1854 p. 33) suppose que la corne d'abondance sur les monnaies ptoléméennes soit le signe d'Alexandrie; les monnaies d'Alexandre qui portent ce signe appartiennent à la Grèce, voy. no 367 s.

4 Strabon XVII p. 799, Steph, Byz.

5 Parætonium et Pélusium sont appelés par Florus (IV, 11) utraque Ægypti

cornua.

probablement le principal entrepôt du commerce maritime entre l'Egypte et Cyrène.

Les statères à la tête de bélier sont publiés par MM. Ch. Lenormant? et Pinder 8; le premier de ces auteurs semble supposer que cette tête fasse allusion à Alexandre comme fils de Jupiter Ammon; le second cite la pièce pour prouver que des monnaies d'Alexandre ont aussi été frappées en Egypte.

Nous avons fait observer plus haut qu’en Egypte sous le gouvernement de Ptolémée ôn frappait des monnaies d'Alexandre avec quelque changement dans les types, d’abord en donnant à la tête d'Alexandre une peau d’éléphant et des cornes d’Ammon au lieu de la peau de lion, ensuite en remplaçant Jupiter Aëtophore par Minerve Promachos *, et qu'après 306 Ptolémée battait des monnaies à ses propres types et à son nom. Si les monnaies dont il est question ici sont frappées à Alexandrie par le gouvernement grec, elles doivent sans doute être rapporlées au règne même d’Alexandre ou du moins aux premières années après sa mort. Mais si l’on adopte qu’elles ont élé émises à Ammonia, elles peuvent être comptées au nombre de celles frappées après l’an 306 pour des buts commerciaux; le létradrachme ressemble pour la fabrique à ceux qui dans la même époque furent emis par les villes phéniciennes.

| Cyrène.

M. Duchalais, dans la Revue de la numism. franç. pour 1851 p. 96-97, a menlionné un statère d'Alexandre offrant la gerboise, qui ne se rencontre que sur les monnaies de Cy-

6 M. F. Lenormant (Revue num. franç. 1854 p. 232) attribue à cette même ville quelques monnaies de Ptolémée avec un monogramme qui peut exprimer les initiales du nom grec de la ville, Paraitonion.

7 Num, des rois gr. p. 22 ad pl. XIE, 5.

8 Beitr. zur ält. Münzk. B. I H. 1 p. 220 Taf. VII, 4.

2Voye So p29-81: à

rène 1, et l’a attribué à ce pays. Il est possible ! que cette monnaie soit frappée dans l’époque avant 306 par Ptolémée après la conquête de Cyrène dont il renversa la constitution libre ©; mais elle peut aussi être du nombre de celles qui furent frap-

pées plus tard par les villes commerciales sur les côtes de la Méditerranée.

D. Incertaines.

Cette partie embrasse les monnaies qui portent des signes qu'on ne saurait expliquer avec quelque probabilité de certains pays ou villes, ou rattacher à d’autres signes déjà connus, el qui ne sont renvoyées par la fabrique ni aux monnaies de Thrace d’un temps postérieur $ 23, ni aux incertaines de la Grèce $28, ni aux incerlaines de l’Asie Mineure occidentale $34, ni à la Cilicie $36, ou, en d’autres mols, qui ne se laissent ranger avec certitude aux classes E, If, VI et VIE

On trouve dans cette partie des monnaies de différentes espèces, avec ou sans titre de roi, avec de’ pelits types el avec des monogrammes ou des lettres seules.

10 Cfr Revue num. fr. 1850 p. 391. ;

11 Pourvu que ce soit réellement la gerboise qui forme le signe de cette piéce, et que ce ne soit pas la souris qu'on voit sur d’autres monnaies d'Alexandre, voy. n° 654s. Cette pièce, qui se trouvait dans la collection de M. Bignon à Paris, n’étant pas parvenue à la connaissance de l’auteur de cet ouvrage, le signe n’a pas été mis sur la table.

12 Voy. Droysen Gesch. der Nachfolger Alexanders p. 130-34 et 363.

Les pièces rares sans aucun signe, dont la fabrique ne peut servir de guide

doivent être rangées à cette section. Nous y avons aussi admis d'après

des catalogues quelques pièces d'argent que nous n’avons pu classifier d'après la fabrique, celle-ci nous étant inconnue, mais qui appartiennent peut-être à quelqu’une des classes ci-dessus nommées.

Monnaies incertaines à petits lypes.

Les monnaies incertaines réunies dans ce $, comme elles ont de petits types pour indiquer les lieux d'émission, doivent être regardées par préférence comme frappées dans des pays ou des villes qui battaient des monnaies autonomes grecques avant le temps ou au temps même d'Alexandre; conséquemment elles n’appartiennent pas aux pays orientaux de l'Asie Ccfr S 21 p.121). Les pièces dont la fabrique est des classes IT et IV, ou qui portent le titre de roi, ne peuvent élire rapportées à l’Asie Mineure occidentale, non plus les statères aux provinces de ce pays au nord de la Carie (v. $ 19 p. 114).

Nos 1519-1539. 1 Une grappe de raisin. Dans ce qui précède nous avons fait observer qu’il existe des monnaies de Philippe IT et de Lysimaque signées d’une grappe, qui probablement sont frappées à Maronée (voy. p. 158), et encore des monnaies de Cassandre et de Démétrius au même signe qui ne peuvent être attribuées à Maronée, mais qui sans doute sont sorties de Ja Locride ou d’Eubée (voy. p. 208); il y a ensuite dans les pays asialiques un nombre de villes dont les monnaies offrent une grappe. pour lype. Par conséquent il est difficile de classer les nombreuses monnaies d'Alexandre qui portent ce signe, surtout -comme en beaucoup de cas la fabrique ne peut servir de guide, Quelques-unes sont déjà rangées à Maronée; ce sont un tétradrachme qui d’après la fabrique appartient au nord de la Grèce, et une pièce de bronze sur laquelle est ajoulé le même monogramme que sur un diobole de Philippe Il; pour ne rien omettre nous y avons encore

1 No 1519. Young. 1520. Gotha. 1521. Mus. brit. 1522. Vienne. 1523. Prokesch. 1524. Mus. brit. 1525. Dantziger. 1526. Mionn. S. n° 262.

+ 1527. Copenhague. 1528. Mus. brit. 1529. Gotha, Borrelll 1530. Mus.

brit., Munich, Mus. Thorvaldsen. 1531. St. Pétersbourg. 1532. La Haye. 1533. Mus, brit. 1534. Fox. 1535. G. van Bockhel. 1536; Timoni.

ven

joint un slatère et une drachme sans marques de personnes, parce qu'il existe de Philippe Il des espèces correspondantes sans leitres ou monogrammes ajoutés, mais le classement des dernières est certainement peu sûr. Pour les pièces qui sont réunies dans cetle suite, on ne peut déterminer quels en sont les lieux d'émission; elles se laissent rattacher à chacune des parties précédentes A, B, C. Les tétradrachmes de la classe IV peuvent être attribués à Maronée et le monogramme sur le no 4519 peut fournir les iniliales du nom de celte ville; les mêmes, d'après la fabrique, se laissent aussi rapporier à la Locride et à Eubée, ou à la Cilicie et aux pays asiatiques plus orientaux. Soli avait une grappe de raisin sur ses monnaies; sur le no 1529 on voit ajouté à ce symbole un M dans un cercle qui sur le no1311 désigne probablement Mallus; cette pièce pourrait donc être frappée par ces. deux villes en commun. Le monogramme du n°1530 se trouve sur le no 1495 avec le signe de Séleucus, celui du n°1535 sur le no 1421 avec les initiales de Sidon. Le symbole ajouté sur le n° 1536 peut être un bouclier rond, que sur le no 1473 nous avons pris pour le signe d’Ascalon. Les tétradrachmes les plus plats enfin (désignés sur la table par la classe V) peuvent être rapportés à la Lydie ou à la Phrygie dont plusieurs villes avaient sur leurs monnaies, parmi d’autres types, une grappe de raisin, voy. p.272 note 3. Le ne 1526 avec les initiales TH a été attribué par Sestini à l’île de Ténos, attribution peu plausible, voy. p.227.* Le monogramme du ne 1528 exprime probablement le nom de Silénos dont les initiales se trouvent sur le no précédent, nom de magislrat qui se rencontre assez souvent sur des autonomes de villes grecques. Ÿ

2 M. Lenormant (Num. des rois gr. p.27) dit de cette pièce qu’elle »’est peutétre a une variante de Téos (voy. n° 1005 sur notre table); mais le titre de roi s'oppose à ce qu’on la rapporte à l'Asie Mineure occidentale.

3 Chez Mionn. suppl. n° 276 on trouve encore un tétradrachme, qui a dans le champ une grappe de raisin dans une couronne et sous le siège K4.

No 4540. Une grappe de baies ou de fleurs.

Nos 1541-1543.5 La tête du dieu du soleil se trouve comme signe sur les monnaies de Philippe IT, peut-être sorlies d’une ville de la Thrace méridionale (voy. Philippe I ne 265), mais aussi sur les tétradrachmes de Séleucusf; la fabrique peut convenir à des pays soumis et à Philippe et à Séleucus; il est ainsi incertain, s’il faut chercher le lieu d’émission dans ceux-là ou dans ceux-ci, Le même signe se trouve sur les monnaies de Philippe HE (voy. nos 116-17) qui furent frappées dans les mêmes pays d'Europe et d'Asie. Comme sur ces dernières, et sur les statères et sur les tétradrachmes, les initiales KY sont toujours ajoutées, ainsi que sur les lélradrachmes d'Alexandre, et point d’autres lettres ni monogrammes, on pourrait pencher à supposer qu’elles expriment le nom de la ville. Celle-ci pourrait être Cyaneæ en Lycie, comme il existe des monnaies de celle ville, frappées en commun avec Rhodes, qui offrent sur le droit la tête du dieu du soleil et KY.T Mais il faut avouer que ces initiales peuvent aussi indiquer un magistrat et que c’est peut-être plutôt en Grèce qu’il faut placer l’atelier monétaire. M. de Prokesch Osten a proposé pour le ne 1542 Amphipolis ou Rhodes®; mais la tête du dieu du soleil ne paraît pas sur les monnaies de la première de ces villes”, et la fabrique ne permet pas l’attribution à la dernière.

4 No 1540. Vienne.

N° 1541. Paris, St. Pétersbourg. 1542. Prokesch. 1543. Fox.

Et aux types d'Alexandre (dans le cab, imp. de Paris et dans le mus. brit.)

ct aux propres types de Séleucus (dans le cab. roy. de Copenhague).

7 Avec la fleur de balaustium et le nom des Rhodiens au B. Mionn. Suppl. VIT p.10 no 37. Cfr Revue num. fr. 1840 pl. XXII, 1-2. La tête du dieu du soleil se trouve aussi sur dés monnaies d’autres villes lyciennes, sur celles d’Apollonie (Mionn. S. n° 13) et de Phasélis (Mionn. no 67).

8 Denkschr. der kais. Academie (Wien 1854) p. 241 n° 64, cfr p. 243 et 244.

9 C’est la tête du dieu Strymon couronnée de jonc qui sur té monnaies d'Am= phipolis est prise pour celle du soleil, voy. p. 343 notes 43-44.

Nos 1544-1549. Une couronne. Il se peut que ces pièces soient du même lieu d’emission que les nos 547-57, que par différentes raisons nous avons classés à la Grèce septentrionale; la fabrique convient à ce pays.

No 1550.11 M. de Prokesch Osten prend le signe sur cette pièce pour un diadème ou un collier auquel est suspendu un bijou, et rapporte la monnaie à Alexandrie sur l’Issus en alléguant pour toute raison que la lettre À y est ajoutée. ? On pourrait plutôt regarder ce signe comme un symbole égyptien.

Nos 1551-1553. 5 Un poisson se trouve comme signe ur la drachme de Cardia ne 315 et sur les tétradrachmes de Lysimaque ‘, mais un peu différent de celui-ci. Le statère est grossièrement exécuté et ce n’est qu’en le comparant au tétradrachme qu'on découvre que le signe en est un poisson accompagné sans doute de MO.

No1554.# Un dragon marin. Cette pièce est publiée par M. Leake dans Numismata hellen. p. 6 ne 25, avec la remarque (In Phænice?). |

No 1555.16 Ce signe semble être un lierre en fleurs; il désigne peut-être le même lieu d’emission que la feuille de lierre sur le ne 2435.

Nos 1556-1558.17 IL est incertain si le signe sur les ne 1556-57 est un disque ou un bouclier rond comme sur le no 1558; cfr Ascalon ne 1473.

No 1559.18 Une stèle. Cfr no 641s.

10 No 1544. Paris, Prokesch. 1545. Vienne. 1546. Mionn, no 332. 1547-48. Mus. brit. 1549. Fox.

11 No 1550. Prokesch.

12 Denkschr. der kais. Acad, (Wien 1854) V p.244 no 25.

15 No 1551. Vienne. 1552-53, Paris.

14 Avec l'hermès, signe de Sestus, et le caducée. 15 No 1554, Leake.

16 No 1555. Mus. brit.

17 No 1556. Paris. 1557. Prokesch. 1558. Paris. — Voy. la table suppl. no 1556 a.

18 No 1559, Num. Chron, XVI p. 34.

No 1560. Un glaive dans le fourreau (parazxonium) se trouve comme type sur une monnaie d'Ænianes en Thessalie © et sur les monnaies des villes lyciennes de Cragus, de Cyaneæ et de Massicytes.

No 1561.*! Cette drachme est publiée par Leake, Numism, hellen. p.8 ne 11, où le signe est appelé un joug (@ yoke).

Monnaies incerlaines à monogrammes et à lettres.

Les monnaies trailées dans ce paragraphe n'offrent point de petits types, mais seulement des monogrammes ou des lettres dont on ne saurait décider s'ils désignent des villes ou des personnes. ! Une partie de ces pièces a probablement été frappée dans les pays asiatiques à l’est de la Syrie et de l’Arabie, auxquels on peut supposer que la fabrication des monnaies d'Alexandre se soit étendue (voy. p.71 et p. 124), et il se peut bien que quelques monogrammes ou initiales désignent des villes ou des districts de ces pays, puisque Îles monnaies grecques qui furent frappées plus tard par les rois des états fondés par la conquête d'Alexandre dans l’intérieur

de l’Asie offrent des monogrammes qui semblent avoir celte signification. ?

19 No 1560. Munich.

Le parazonium et la lance comme armes du héros ordinairement représenté

sur Îles monnaies de cette ville. Dans la collection de M. de Prokesch

Osten, voy. Gerhard Archäol. Zeitung 1847 Taf. X, 2.

21 No 1561. Leake.

Les monnaies dont on suppose qu’elles n'offrent que des marques de per-

sonnes peuvent être frappées non seulement dans des villes, dépendantes ou

libres, de pays grecs ou barbares, mais aussi dans les camps pendant les cam-

pagnes, cfr p. 61.

2 Plusieurs de ces monogrammes se répètent sur les monnaies de rois de différentes époques... Une table de ces monogrammes a été donnée par M. Cun-. ningham dans Num. Chron. VITE: Attempt to explain some of the monograms found upon the greek coins of Ariana and India. Quelques-uns des mo-

La fabrique (des classes IIT et IV) ou le titre de roi (v. p. 103-4) ou l'espèce de la monnaie défendent (v. p.113-14) de rapporter à PAsie Mineure occidentale les nes suivants: 1562-65, 1567-74, 1576-77, 1584, 1589-92, 1595-1600, 1609, 1612, 1622-23, 1627-28, 1636, 1641-56, 1658 et 1694-96. Les statères en général ne peuvent êlre attribuées à l’Asie Mineure occidentale au nord de la Carie (v. p.114). Les tétradrachmes dont la fabrique appartient à la classe V peuvent être frappés en Grèce, dans l'Asie Mineure ou en Phénicie dans une période postérieure (v. p. 101-2); ce sont les nos 1578, 1628 et 1659-64.

Nos 1562-1565.% Ces nos sont liés ensemble par deux monogrammes insolites, dont l’un est commun au nes 1562-63 et 1565, l’autre aux nes 1564 et 1565; ce dernier se trouve aussi sur un sltatère de Lysimaque.

Nos 1566-1574.4 Ces nos se raltachent aussi entre eux par plusieurs monogrammes communs. NIK sur les nos 1566-69 se rencontre assez souvent sur les monnaies frappées dans le nord de la Grèce, voy. nos 133, 544 et 636. Le monogramme très composé, placé sous le siége sur les tétradrachmes nes 1569-72, ne paraît pas ailleurs. Le n° 1573 se rattache aux précédents par le monogramme devant la figure; le monogramme sous le siége se trouve sur les nos 1495 et 1530. Le no 1574 a devant la figure le même monogramme insolite que le ne 1571, et sous le

siége AT qui se retrouve de même sous le siège sur les létradrachmes nes 4549 et 1550 de fabrique pareille.

nogrammes sur les monnaies de ces rois se trouvent de même sur les monnaies d'Alexandre sans type de ville; mais comme ils se rencontrent aussi ailleurs, il serait trop osé de les expliquer de certains pays ou villes, cfr p. 120 note 11.

3 No 1562. Copenhague. 1563. Paris. 1564. Prokesch. 1565. Paris.

4 No (566. Gotha. 1567. Vienne. 1568. Curt, Sestini Mus. Hederv. n° 48. 1569. Mus. brit., St. Pétersbourg. 1570. Vienne. 1573. Vienne, La Haye, Mus. Thorvaldsen. 1574. Munich.

Nos 4575-1583. Les initiales EY sont communes aux nes 1575-76, 1578-79 et 1581-82, mais il est incerlain si sur tous ces nes elles ont la même signification. Le n°1578 a élé attribué par M. de Prokesch-Osten à Euromus en Carie®; la fabrique s’accorde avec cette supposition; on pourrait aussi penser à Eucarpia en Lydie. Mais on ne peut attribuer à l'Asie Mineure occidentale le tétradrachme n° 1576 à cause de sa fabrique, non plus un stalère de Philippe IT, no 126, marqué de EY (voy. $ 18 p.109. Les nos 1577, 1580 et 1583 se raltachent par les monogrammes chacun au ne qui le précède.

Nes 1584-1601.7 Ces statères et télradrachmes sont tous à peu près de même fabrique et offrent des monogrammes renfermés dans un cercle qui quelquefois repose sur un pelit trait. Ces monogrammes se répétant plusieurs fois sur les nes 1581-94 rattachent entre elles ces pièces; les monogrammes sur les nos suivants 1595-1601 diffèrent à la vérité des précédents, mais se rapprochent néanmoins tellement de quelquesuns d’eux, qu'on est tenté de leur attribuer la même signification. On rencontre ça et là sur les monnaies d’Alexandre des monogrammes qui correspondent à quelques-uns des présents, abstraction faite du cercle qui les entoure; mais cette analogie ne nous paraît pas suffisante pour y baser aucun classement. ,

Nos 1602-1607.5 Ces pièces ont de commun 3O en monogramme. Les mêmes initiales combinées d’une manière différente se retrouvent et sur des monnaies qui semblent appar-

5 No 1575. Mus. brit., Mionn. S. no 92. 1576. Timoni. 1577. Paris. 1578. Prokesch. 1579. Mus. brit., Mionn. no 386. 1580. Paris. 1581-82, Munich, Prokesch, Leake, Reutze. 1583. Munich, Dresde.

6 Denkschr, der kais. Acad. (Wien 1854) V, p. 244 no 41.

7 No 1584-85. Paris. 1586. St. Pétersbourg, Young. 1587. Mionn, S. n° 150, 1588. Paris, Luynes. 1589. St. Pétersbourg. 1590. Cureton. 1591-92. La Haye. 1593. Paris, Mus. Thorvaldsen. 1594. Berlin. 1595. Munich. 1596. Vienne, Dantziger. 1597. Prokesch. 1599-1600. Prokesch. 1601. Paris.

8 No 1602. Milan. 1603. Munich. 1605. Huxtable, 1606. La Haye.

lenir à la Grèce (voy. nes 790-92) et sur des monnaies des villes en Syrie et ‘en Phénicie (voy. nos 1349, 1352, 1355, 1363 el 1367). Quant au monogramme KE sur les nos 1604-5 sous le siége, cfr no 225 s. et 1616. |

Nos 1608-1610.° La lettre A placée seule devant la figure sur ces trois pièces se rencontre souvent sur les monnaies d'Alexandre de différents pays; sur celles d’Aradus et de Sidon elle indique peut-être la ville de Dora, voy. p. 297 et p. 301.

Nos 1611-14. 10 La lettre K, signe commun de ces pièces, ne se trouve pas rarement sur les monnaies d'Alexandre frappées dans différentes villes; sur les nos 1410-11 et 1498 on peut l'expliquer de la cité phénicienne de Carné, voy. p. 301 et p.515. Le tétradrachme no 1612 a été attribué par M. de Prokesch Osten à Colophon!; la fabrique dément cette attribution, mais convient à la Phénicie. K se rencontre souvent sur les monnaies de Lysimaque, et seul et avec divers monoorammes.

Nos 1615-1616. * Ces deux pièces, qui ont K enfermé dans un cercle, appartiennent peut-être aux précédentes. Le même __ signe se trouve sur les monnaies de Lysimaque. Pour KE cfr

no 1605.

Nos 1617-1621. MY en monogramme, commun à ces nes, désigne Mylasa sur les nos {141-43, mais indique un magistrat sur le n°254 de Macédoine. Le monogramme ajouté sous le siége sur le n° 1620 se voit sur les nes 1260 et 1670; IQ sur le no 1621 se retrouve sur les nos 608-9, 1

9 No 1608. Mionn. S. no 118. 1609. Huxtable.

10 No 1611. Mus. brit. 1612. Prokesch. ‘1613. La Haye.

11 Denkschr. der kais. Acad. (Wien 1854) V p. 244 no 54.

12 No 1615. Copenhague. 1616. Mus. brit.

13 No 1617. Paris. 1619. Cat. de la coll. de Welzl no 2559. 1620. Mus. brit, 1621. Munich, Prokesch.

14 Une drachme dans la coll. de M. de Prokesch Osten, ayant le même MY devant la figure et un signe indéchiffrable sous le siège, est munie de deux contremarques de Callatia pareilles à celles mentionnées p. 180 note 101.

MA "de Lee.

Nos 1622-1626. Lex deux monogrammes qui se trouvent ensemble sur le n° 1624 rattachent entre eux ces cinq nes.

Nos 1627-1632.16 Le monogramme composé de M et A se trouve fréquemment sur les monnaies d’Alexandre de pays et de temps différents, ainsi que sur les monnaies de Philippe Il et des successeurs d'Alexandre en Europe et en Asie. Le no 1628 ressemble pour la fabrique aux tétradrachmes frappés dans une période postérieure par les villes pontiques de la Thrace septentrionale, sur lesquels on rencontre aussi le même monogramme, voy. p. 177 et la table y appartenante. Quant au ne 1630 cfr no 785.

Nos 1633-1640.17 Statères dont les monogrammes et les initiales ne donnent pas de raison suffisante pour les raltacher à aucune suite dans le précédent.

Nos 1641-1664. Tétradrachmes. Pour les leltres isolées sur le ne 1641, voy. p. 285, 301 et 315. Quant aux monogrammes il faut comparer les nos suivants à d’autres qui précèdent: les nos 1645-46 au n° 633, les nos 1647-48 au no 845 et plusieurs (cfr. p.216), les nes 1656-57 aux nos 113, 534 el 1532, les nos 1658-59 au no 1473 (cfr. p.309). Les nos 1662 et 1663 par la fabrique se rapprochent des tétradrachmes des villes de la Thrace septentrionale sur lesquels on trouve des monogrammes pareils, voy. les nos 480, 490 et 497. Les mo-

15 No 1622. St. Pétersbourg. 1623. Mus. brit. — Voy. la table suppl. no 1622 a.

16 No 1627. Paris. 1628. Mus. Thorvaldsen. 1629. Leake. 1630. Gotha, Prokesch. 1631. Webster. 1632. Prokesch.

17 No 1633. Vienne. 1634. Copenhague. 1635. Paris. 1636. Mus. brit. 1637. La Haye. 1638. Steinla. 1639-40. Gotha.

18 No 1641. Cureton. 1642. Vienne. 1643. Mus. brit. 1644. Vienne, Berlin. 1645. Paris. 1646. Gotha. 1647. Leake, Cat. de la coll. de Welzl no 2544. 1648. Prokesch. 1649. La Haye. 1650. Turin. 1651. Berlin. 1651 a, Mus. brit, 1652-53, St. Pétersbourg. 1654. Stockholm. 1655. Mionn. S. n°279. 1656. Paris, Munich. 1658, Rollin. 1659. Vienne, la Haye. 1660. Mus. brit., Vienne, Turin. 1661. Paris, Mus. brit. 1662. Paris. 1663. Mus. brit. 1664. Fox.

nogrammes sous le siége sur les nos 1650 et 1651a se retrou- . vent sur les tétradrachmes de Lysimaque.

Nos 1665-1693. Drachmes. Les lettres isolées sur les nos 1665-68 se rencontrent tant sur des monnaies qui appartiennent à la Grèce, voy. nes 795-96 p. 213 et aill., que sur des monnaies frappées dans les pays asiatiques, voy. p.281, 285, 315 et aill. Pour les monogrammes il faut comparer les nes suivants à d’autres dans ce qui précède: le no 1670 au no 1620, le ne 1674 aux nos 612-13 et 823, le ne 1680 aux ne 796, le no 1682 aux nos 535 et 1500. Les monogrammes sur les no: 1671 ct 1684 se rencontrent aussi sur les monnaies de Philippe II (nos 285-86 et no 303), le dernier aussi sur celles de Lysimaque; mais ils sont trop communs pour qu’on puisse en tirer de conclusion.

Nos 1694-1696.*% Fractions de drachmes. Pour l’obole no 1696 M. de Prokesch Osten, à cause du monogramme, a proposé Eræ en lonie*!; mais l’espèce de la monnaie et le litre de roi empêchent de rapporter celte pièce à l’Asie Mineure occidentale. Le monogramme indique plutôt Réphanée en Syrie, cfr no 1496 p. 317. ‘En général ces peltiles pièces doivent étre rapportées aux pays asialiques sous la domination séleucide plutôt qu'aux autres pays, puisqu’il existe des trioboles qui ont pour signe une ancre, et que la lettre T se trouve également sur les monnaies marquées de l’ancre, voy. nes 1486, 1493, 1497, 1501 et 1513.

19 No 1667. Mus. brit., St. Pétersbourg. 1668. Sestini Mus. Hederv. n° 104. 1669. Paris. 1670, Mus. brit. 1671. Mus. Lavy no 1370. 1672. Paris. 1673- 74. Copenhague. 1675. Mus. brit., Berlin. 1676. Couvent des Méchitaristes à Vienne. 1677. Munich. 1679. La Haye. 1680. Mus. Thorvaldsen. 1681. Copenhague. 1683. Paris. 1684. Munich. 1685-87. Mus. brit. 1688. Paris, Mus. brit. 1689. Mus, brit. 1690. Paris. 1691, Munich, 1692. Prokesch. 1693. Mus. brit. -

20 No 1694. Paris. 1695. Mus, brit. 1696. Prokesch.

21 Denkschr, der kais. Acad. (Wien 1854) V p. 244 n° 112 (Eræ loniæ?).

Nos 1697-1714. Monnaies de bronze. Pour les lettres isolées sur les nes 1697-1702 cfr ce que nous venons de faire observer sur les nos 1665-68. ZA sur les nes 1703-5 se trouve aussi sur un tétradrachme de Lysimaque.

22 1704. Leake. 1705. Paris. 1706. Sestini Mus. Hederv. n° 180. 1708. Mus. Lavy no 1392. 1711-12. Paris. 1713. Mus. brit., la Haye, Waddington. 1714. Paris.

Les monnaies

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