PIÈCE N- XXI
i Janvier 1314.
Saehent luit que comme noble homme Mods Jehan sire de Waulaincourt ait conneu et confessé por hiy et ses successeurs devant nous Pierres etc. et en présence de plusieurs bonnes gens que il ne ses ancestres n^ont eu ne nont point de droit pour nule cause de foire monoie a Waulaincourt ne nule part en la conté de Gambresis et nous ait conneu tout a plain le droit de nous et de no Eg^ze et de rendre nous le conquest et pourfit quil i a eu ou faire la monoie qu'il a faite d*un poy de tans encha s'il nous plest a prendre et de le nous amender a no volenté si come il appiert par sa lettre de connoissance saiellée de son grant saiel laquelle nous avons pardevers nous: et sur ce il nous ait requis grâce; nous attendans la bonne volenté et bonne foy que li dit sire de Waulaincourt et à ses hoirs tous les pourfis et tous les conques que il peut avoir eux de Cadre la monoie quil a faite a Waulaincourt ou en autre leu en noz arrière fiez de Gambresis et li avons quité et quitons Taroende du forfait qu'il peut avoir fait enviers nous en fesant la dite monoie sans no gre et no volenté en nostre pais et en no conté de Gambresis. Et comme il se doutast déstre ancheus en sentence d'escomeniement que nous avons jetées piecha contre tous chiaux qui font monoies en nostre dit conté de Gambresis sans nostre volenté et il nous ait requis humblement lassolution desdites sentences qu'il cuidoit avoir encornes. Nous regardans sa contrition et son humilité lavons assous en forme de droit des sentences d'escommeniemens getées par nous qu'il pooit avoir encourues jusques au jor dui.
En tesmoing desquiez chozes nous Pierres devant' dit avons saiellées ces lettres de nostre grant saiel : Données au Gastel en Gambresis le Vendredy après le premier jour de l'an. L'an de grâce mil ccc et xuiV