ORDONNANCE DE LA PIECE DE DIX PATARS
18 Mars 1566. Maximilieu de Berghes par la grâce de Dieu, Archevesque de Gambray, Prince du Saint Empire, Conte de
Cambresis , etc. Comme pour le bien commun , utilité, grand et évident prouffit de nostre cité et duché de Gambray , comté et pays de Cambresis , et afin que marchandises et communs gaignages y eussent tant meilleur cours et vigueur, nous aions ci devant à Taide de Dieu en nostre dicte cité disposé et ordonné certaine monnoye d'or et d'argent pour laquelle bien et loiaulement gouverner et maintenir aurions constitué commis et continué nostre amé Hans Crul maistre des dictes monnoyes en l'exercice d'icelles pour l'espace de deux ans durans commencez le xvp jour de mars xvc soixante cincq dernièrement passé, aux mesmes conditions pied et instruction déclarez es lettres de commission que luj avons sur ce faict
I Cartul. fium. et Mém. de la Société d^Bm. deCamhrai. 18S3« p. 907.
despescher, scavoir faisons que oultre et pardessus les espèces d'or et d'argent que luy avons permis et consentr forger et monnoyer les dicts deux ans durans , nous par Tadvis et délibération d'aulcuns bons personnaiges se cognoissans en fait de monnoyes , avons au dict Hans Crul consenti et accordé , consentons et accordons par cestes. qu'il fera forger et monnoyer de par nous et en nostre nom jusques a nostre rappel tant seulement, un^ denier d'argent appelle ung double cincq patars flandres de Cambray; valissant dix patars flandre», sur le mesme pied . ordonnance et alloy , moyennant double poix de la pièce de cinq patars flandres, qu'a lui est entre aultres permis forger en vertu de sa dicte dernière commission, a scavoir que la dicte pièce de dix palars tiendra fin argent six deniers six grains et y aura au marcq seize pièces et ung quart au mesme remède que la dicte pièce de cinq patars , saulf qu'au lieu de deux patars flandres qu'il est tenu nous donner pour chacun marcq desdits cinq patars pour noste sleyscat ou droict seigneurial , il payera deux patars et demy de flandres pour le sleycat de dicte pièce de dix palars , sur laquelle pièce sera mis l'aigle de l'Empire a l'ung costé et a l'aultre costé, nostre nom, armoyries et liltres avecq ce nombre dessus de x. s. Si donnons en mandement par ces présentes a tous nos oflicicrs , justiciers , bourgeois , manans et habitans en nostre dicte cité et duché de Cambray, conté, pays et terres de Cambresis, en priant et requérant tous aultres a nous non-subjectz. qu'ilz facent, souffrent et laissent le dict Hans Crul et tous ses serviteurs et ouvriers (lesquelz nous comme Prince des dictes cité duché et pays, avons prins et prenons en nostre singulière protection et saulve garde) joyr et user de cestuy nostre octroy et accord plainement et paisiblement sans leur faire ou donner ne souffrir estre fait ou donné aJcun empeschement au contraire. Car telle est nostre intention , nonobstant quelconques ordonnances a ce contraires. Donné nostre dicte cité de Cambray soubz nostre si{][nature et contre seel. le xviiw jour de mars Tan mil cincq cens soixante cincq* stil dudit lieu.*
PIfiCE V L.
24 Septembre 1567. Universis praesenles litteras inspecturis paritcr et audituris, Scabini Civitatis Imperiaiis Cameracensis saluteni
in Domino. Notum facimus quod. die datae pncsentium, nobis, per depositiones nobilium et honorabilium viroruni - Caroli de Wancquetin Scutiferi, Domini de Sancourt Prsepositi et Magislri Pétri Bricquet utriusque juris Doctoris, hujus civitatis Cameracensis consiliarii, mediis eorum juramentis solempniler praestitis, factas, constitit atque constat quod Révérend issimus et Illustrissimus Dominus Archiepiscopus Cameracensis , sacri Imperii Princeps etc. a paucis diebus citra nobiles et honorabiles viros Franciscum de Wancquetin* Baillivum Cameraci, pncfatos Carolum de Wancquetin et Magistrum Petrum Bric^iuet ac non nullos alios probos viros, pro instructione et decisione processus criminalis cujusdam Johannis Crulle Cusorls niimmorum seu magistri monetarum praefati
< Depuis 1564 Gbartos IX avait rendu l'ordonnance de Roussillon, qui prescrivait de commencer l'année au 1" Janvier; Il importait donc, h Gambrai.de constater qu'on comptait encore dans l'ancien style. D'ailleurs il était depuis longtemps recommandé aux notaires d'indiquer quand ils emploieraient le style de PAques.afin d'éviter toute confusion, attendu que d'autres styles étaient suivis dans des pays voisins {Art de vérifier le» daiee. Ed. 1818, 8 p, T. 1, p S6.)
^ CwrtvtXairt niimifmatîQiie.
Revereodissimi Domini Archiepiscopi tanquam judices et commissarios nominavit et deputavit; qui quidem Johanoes CruUe fuit ex ordinatione prsdictorum commissarium constitutus prisonorius et in certo loco per dictos commissarios deputatos detentus proul et adhuc de praesenti detinetur, pro eo quod certas petias argenti valons decem stuferorum cudi fecit dimidio talero Germaniae assimiles ejus demy ponderis ac magnitudinis, cum impressione aquilae Imperii ab un& parte, omissa tamen appositione numeri valons dictarum petiarum se. x. st. quamvis appositio praedicti numeri eidem Johanni per praefactum Dominum Reverendissimum injuncta luisset; quae omissio quam pluribus personis de dictis petiis abuti occasionem dédit, non sine ymo vero cum
maxima sxpe dicti iUustrissimi Domini Archiepiscopi honoris laesione, etc In quo quidem processu
fuit adeo et tam celeriter processum quod ambae partes fuerint et sint ad suas intentiones probandum admisse, nichilominus tamen ob testium in dicta causa producendorum absentiam et longinquas etiam eorum residentias lis nondum potuit concludi nec deifiniri. In cujus rei testimonium sigillum ad causas dictx civitatis praesentibus duximus apponendum.Datum Cameraci anno Domini Mill®. quingentesimo sexagesimo septimo, mensis septembris die vicesima quarta. Super plica Per Camerain pacis signatum Charlet cum parapha.*