TYPE DU HAINAUT
Nous terminons la monographie numismatique de l'évêque Guillaume d'Auxone, par une monnaie qui, cette fois et suivant l'usage traditionnel de l'évêché, est au type du Hainaut. C'est une copie du gros au lion du comte Guillaume II (1337-1345). En voici la description:
4- VERITAS iDNli MANET: IN iETERNVM, en dehoi-s; G VI LL i E PIS COP', en dedans; croix pattée au centre.
i^. MONETACAMERAC; une aigle commence la légende; bordure de trèfles; dans le champ, un lion tourné à gauche.
Argent bas ; 3 grammes ; collection Serrure ; 3, 42 grammes ; collection Minard ; pi. x, fig. 4.
C'est en Flandre qu'a pris naissance ce gros au lion qui fut copié depuis
' Lobiauc» édition de Paris, p. 24i.
dans plusieurs provinces. M. C.-P. Serrure en a décrit trois variétés , sous les numéros 46 , 49 et 60, dans la notice du cabinet du prince de Ligne. Il attribue les deux premières à Louis de Crécy (1322-1346), et la dernière à Louis de Mâle (1346-1384). Ce numismatiste « dans une lettre en date du 31 octobre 1850, me fit observer, à Tappui de sa classification , que les deux premières, qui portent une aigle au-dessus du lion, pour marquer le commencement de la légende, sont de meilleur aloi, d'assez bonne frappe et fort rares; tandis que la troisième, où se voit une croisette à la place de cette aigle, est plus commune, de plus bas titre, moins pesante, d'un style plus médiocre , et [telle, en un mot, que se fabriquaient, à cette époque, les monnaies de mauvais aloi, destinées à continuer les types qui avaient mérité précédemment la confiance publique, (le système qui donne le gros au lion, surmonté d'une aigle, à Louis de Crécy et non à Louis de Mâle, est complètement confirmé par la monnaie au lion de Guillaume d'Âuxone , qui porte aussi une petite aigle , et qui n'a pu prendre pour modèle que le gros de Louis de Crécy, puisque Tévéque de Cambrai avait quitté son siège avant l'avènement de Louis de Mâle. On verra, en outre, que les gros au lion de Pierre d'André (1349-1368) présentent la croisette au lieu de l'aigle, et sont, par conséquent, le reflet de la modification introduite par Louis de Mâle dans le type adopté par son père.
GUI DE VENTADOUR ou GUI IV