PRINCES D-ANTIOCHE
P. \6. — J'ai reçu de Syrie un second exemplaire mieux conservé de la monnaie de cuivre décrite p. 46, gravée pi. II. 0, et que j'avais attribuée à Tancrède. L'examen de cette nouvelle pièce m'a confirmé dans mon appréciation. La légende en deux lignes du droit que je n'avais pu lire qu'incomplètement sur le premier exemplaire, est MTTl' BlTY pour MHTIIP 660Y. J'ai dit qu'au revers figurait la croix cantonnée des mots tC — XC — NI — KA, type absolument analogue à celui du revers des monnaies de Tancrède au type oriental. La fabrique grossière de ces informes monnaies, l'extraordinaire barbarie des caractères des légendes donnent à penser que ce type pourrait bien être un des plus anciens parmi ceux qui furent adoptés par les chefs de la croisade à leur arrivée en Syrie. J'ai fait graver le second exemplaire au n° 1 de la pi. XX.
P. )i. — J'ai acheté au bazar de Constantinople un très bel exemplaire de la monnaie si rare de Bohémond III d'Antioche, gravée pi. II, 20. On en connaissait jusqu'ici seulement deux exemplaires, un au Cabinet des Médailles, et un dans la collection Lambros. Le mien, qui est de cuivre pur, constitue une légère variété; au revers, on distingue un gros point secret, placé entre les deux premières lettresdu mot ANTIOCHIA. Gravée, pi. XX, 2.
P. $f). — J'ai également acquis à Constantinople un bel exemplaire de la rarissime monnaie d'Antioche, gravée pi. III, 1 1, au type du prince d'Antioche chevauchant, avec la croix du revers cantonnée des lettres A — N — T — 0. C'est la variété sur laquelle le cavalier est figuré galopant à droite.
'i: V. Sabatier, Description générale des monnaies byzantines, pi. LUI, 5.