‹ Numismatique de l'Orient Latin; supplément [et] index alphabetiqueChapitre 8 sur 28 · PETRVS ° DEI % GRA % REX · texte numérisé non relu

PETRVS ° DEI % GRA % REX

Le roi assis, etc

S) -f IERVSALEM % E ° ChIPRE.

La croix de Jérusalem. Gravée, pi. XX, 14.

Voici encore une curieuse variété des gros du second groupe, variété portant sur le devant même du siège royal le différent P.

-j- PIERRE • ROI • DE GERVA.

Le roi assis, etc sur un trône marqué à sa partie antérieure d'un P.

B) + SALEM • E DE CliIPRE •

La croix de Jérusalem. Gravée, pi. XX, i5.

Je donne enfin le dessin d'une curieuse variété de gros du groupe premier, variété présentant un type bizarre du roi assis à tête remarquablement petite. Gravée, pi. XX, 16.

P. iy6. — Dans la même trouvaille acquise à Smyrne, se trouvait un gros de Pierre II, du second groupe, exemplaire portant le nom de Jérusalem, inscrit dans la légende de chaque face. + PIERE ROI DE GERVA.

Le roi assis, etc

J^ + IERVSALEM ° E CIiIPR =

La croix de Jérusalem. Gravée, pi. XX, 17.

P. 197- — Sur un gros de Jacques Ier que j'ai acquis récemment, j'ai noté la forme IERO V SALEM.

P. 19S. — J'ai acquis à la vente Rossi, à Rome, un bel exemplaire du demi-gros du roi Janus; on y lit nettement sur le droit IANVS PA, comme sur les exemplaires de M. Lambros. Je crois que c'est décidément là la vraie lecture et que IANO même n'a jamais existé sur ces demi-gros, mais bien peut-être IANOS, comme sur les deniers du même souverain. Gravée, pi. XX, 10.

P. 202. — Le gros de Louis de Savoie, quia fait autrefois partie du cabinet Rollin, a passé dans la collection Jarry et de là dans la mienne.

là. — J'ai acquis à la vente Jarry un gros de Jacques II au type du roi galopant, sur le droit duquel figurent des contremarques datant de l'occupation vénitienne, à savoir: au centre un 9 ou G, au dessous un 8 ou 3, sur la circonférence quatre points environnés chacun d'un cercle. Gravée, pi. XX, 18.

J'ai reçu de Chypre un autre exemplaire de cette même pièce si rare, portant également diverses contremarques d'origine vénitienne ; il semble qu'il y ait outre les quatre mêmes points entourés chacun d'un cercle, un 1 1 (onze) et un 1 (un). Gravée, pi. XX, 19.

ADDITIONS ET RECTIFICATIONS i3

P. 203. — Le fameux demi-gros de Jacques II de Chypre, portant la tête du roi, qui appartient à M. Lambros, n'est plus unique. M. de l'Écluse en possède un exemplaire à fleur de coin qui est venu directement de Chypre et qui constitue une légère variété de l'exemplaire déjà connu. Au revers, le dernier mot de la légende est ARM et non ARMIA. Il y a donc eu pour le moins deux émissions de cette introuvable monnaie. Gravée, pi. XX, i3.

Id. — M. Lambros a bien voulu me communiquer les dessins de deux sixains chypriotes qui se distinguent par une particularité très curieuse; une des croisettes contenant la croix traditionnelle du revers est très nettement remplacée par le différent I. La frappe de ces deux pièces est mauvaise et comme leur conservation est aussi défectueuse, il est difficile de déchiffrer les légendes dans lesquelles je crois cependant retrouver les noms des rois Jean et Janus et le nom de Chypre. Il faut attendre des exemplaires mieux conservés. Il semble également que dans le champ du droit d'une de ces pièces, on déchiffre les lettres I (entre les pattes du lion) et A (derrière la queue du lion). Seraient-ce là les produits de quelque monnayage de nécessité ou de quelque monnayage d'imitation d'un atelier de la côte d'Asie-Mineure ? Gravées, pi. I, 2 1 et 22.

P. 206. — A la p. 11 des Tavole sinottiche de la monnaie vénitienne de MM. Madalena et Morchio, je trouve l'indication suivante : « cipro : soldo prototipo di Pielro Loredau, br. unica. » J'ignore dans quelle collection se trouve conservé ce piéfort d'une monnaie que je ne connais point.

P. 20J. — Sur un gros de Jean Mocenigo que j'ai acheté en Orient, les contremarques sont au nombre de cinq, dont une centrale en forme d'X, et quatre sur la circonférence, formées d'un cercle avec un point central. Gravée, pi. XX, 20. L'histoire vraie de ces diverses contremarques appliquées tant sur la monnaie des derniers Lusignan que sur la monnaie même de Venise, circulant en Chypre, est encore à faire. Seraient-ce des contremarques de nécessité ?

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