AVIS
Pour éviter les renrou continiHÜA de» cautlogucs âut pUiKiie» , J’ai indiqué , en tèie de ces CÉilttlofçucs, les pUrtebes auxquelles les médailles correspondeDt, et j‘ti suivi sur ces planches les numéfos d'ordre des catalogues- J'ai eu soin de marquer d'un astérisque les médailles dont II ii'est pas donné de dessin.
Le métal est indiqué une f<ds pour tosnes, dans les en léte de chacune d'elles, dans le texte comme dans les planches, et répété seulement en haut des pofes et des planches.
QiuNipie le mode d’appréciation de la fabrique et des degA^ de rareté, établi par 11 . Mionnel , me semble susoeplibic de modilications, j’ai pensé qu'il valait mieux suirre un usage adopté généralement par les numUtnatistes et que la Dctcriptùm dei mMaUlc» grfeqttft H romahut a rendu populaire. Le signe R’ indU]U4> que je ne connais qu'un seul exemplaire de la idéee que j’ai décrite.
La Vfirripüoi* des mêdaiUei greofuet et romaiaet étant faite principalement d'après les oiomplaires du Cabinet du Roi, j’ai pensé que pour ces pièces il sufQaait de renvoyer à l’oU' vrage de M. Mionnel, ans indiquer le cabinet auquel elles appartenaient. Quand le Catovi du RW est indiqué seul, e’csl que la m>>daillc a été InséA^ dans ses Suites, depuK la rédaction du Catalogue de M. Mionnet. Quand la description d'une médaille de oe catalogue a été faite d'après un exomplalro cité dam un autre ouvrage, ou appartenant A une collrnion étrangère, j'ai soin de renvoyer A cet ouvrage ou d'indiquer octtc oollectloa.
Dans mon catalogue des médaUles ai nombreuses de Marseille, j’ai indiqué une seule fo», en commençant, le tome et la page du diapitre de MastiUa, dans l’ouvrage de M. Mionnet, et dam son Snpplémonl A cet ouvrage. Le sim|dc renvoi au nuoséro de la médaiUc indique ensuite le tome I*'; le renvoi avec l'abréviation Sup. indique le tome t*' du Supplément-
Quand l'indication du cabinet auquel appartient une médaille n'est pas suivie du renvoi A un ouvrage, c’est que la pièce n’a été encore, A ma connaissance, décrite nulle part.
JiZCC:
DE
LÀ GÀULE NÀRBONNÀISE.
La Numismatique de la province narbonnaiie est la plus ridie comme la plus intéressante de toute la Gaule. Son point de départ touche aux origines du monnoyage antique, et elle parcourt successivement toutes les périodes de l'art, jusqu'aux premiers siècles de notre ère. Tour à tour grecque, gauloise et romaine, elle nous conserve de précieux souvenirs des différentes civilisations de l'ancienne Province, des divisions géographiques de son territoire, de la religion et de l’histoire de ses habitants.
Une partie aussi brillante de notre numismatique nationale devait attirer de bonne heure les esprits vers l'étude de ses monuments. En effet , les médailles de la Narbonnaise étaient déjà démêlées et décrites, que celles du reste de la Gaule étaient, presque toutes encore , reléguées parmi les numi barhari dont la classification ne paraissait pas digne de l’attention des savants.
Cependant, malgré les travaux anciens des Pellerin,dcs St.-Vincens, des Eckliel, des Minnnet; malgré les lumières nouvelles répandues sur la seience par M. le marquis de Lagoy, plusieurs questions ne sont pas encore résolues; d’autres sollicitent un nouvel examen; d'autres enfin n’ont pas été traitées'. Un classement chronologique complet des médailles si nombreuses des Massaliotes reste encore à établir; leurs types monétaires n'ont pas été tous cxjdiqués; l’ordre géographique doit être appliqué aux düTérents ateliers monétaires de la Narbonnaise, comme aux dilTérentes provinces de la Gaule.
Avant les ouvrages de M. le marquis de Lagoy , onze ateliers monétaires avaient été reconnus dans la province narbonnaise: Antipolis, Avenio, Uœtcrra, Cabeliio , Meissilia, Nemausus, lihodamtsia , Ruscino , Scgiisia, Vienna et yolcte-Arecomici *. M. de I.Ægoy a presque doublé ce nombre, en y ajoutant Oivares, Cœnicenses, Gtanum, Longostalcti, Tricorü, Samnagenses , Voconlii, Volcœ-Tectosages; il propose, avec l’accent du doute, Carsici et é'/Wn/t M. lÆlewel veut faire adopter Allobroges, Andttsia, Alacini, Segovellatini ou Segovii*, et je proposerai, à mon tour, A galba, Libici, Oxybii, Rtgomagenses , Sextantio et Vcetia. Je reporterai Segusla à Forum A’egurianonun ; je classerai les médailles de Carsici et P'irinn parmi les incertaines; je restituerai aux Folca-A recomici celles que M. de Lagoy avait données aux F olca-Tcctosages , et je renverrai aux incertaines de
* M. T6choD d'Annccjr a qaeiques note* iDanu»critc« qui tcrrlr ■ It
tUcUon d'un IrATall îm{>ortAat «urlci reddaÜ* lei iadJircs, on mal atlribuées, dc« peuples, villes et roU, et dunt les plondies étaient déjà gravées. U sera fait osage dans notre onrrage dn petit nombre de notes relatives an Mijet que nous traîtoos. Nogs devons aux Uontés de madatncTdcbon d'Annecy, d’avoir pu les coQsalter et d'avoir pu donner lesdea- Mtis de plusieurs raéJailles de sa collection.
* Mionnet, Deaerip. deméd. aoL, greeq.
et rom., L I, 65 -‘; 9 , et Sup., t. I, i 3 o* M 7 -
* Description de qaelques médailles iné*
dites de MatsiUa^ de GUxaam , des Cæ/tk-ettrrr«elc.| Notice sur rallrlbuüon de quelques médailles des Gaules, inédites ou in* certaines, pages — Revue
Numismatique, jS^i, p. ii et BS.
* Etudes numisroat., type gaulois, p. 116, ao9, 911 , )79 et aSo.
DE LA. NARBOMNAISE.
ce peuple une série de pièces dontM. le baron deCrazannes et M. le baron d’Hervey ont déjà publié une grande partie Eniin, je retrancherai tout-à-fait de la Numismatique de la Gaule les médailles attribuées à y^ndusia, aux AUicini, et à lihodanusia. Les motifs des rectiGcations que je propose seront développés en leur lieu ; je dois quelques explications à l’égard des retranchements.
Les légendes ADNA et ATTA, attribuées par M. I<elcwel à yindusia et aux Atacini, appartiennent à des médaillons d’argent étrangers au sol de la Gaule, bien que produits du monnoyage gaulois. Eckhel les avait attribués, avec raison, à l’ancienne Dacie, à l’Illyrie , à la Mœsie et à la Pannonie, où ils se trouvent en très grand nombre *. C’est de là qu’ils arrivent, par la voie du commerce, dans les cabinets de France; ainsi, il n’y a pas lieu de douter qu’ils n’aient été frappés par les descendants de ces Gaulois, établis sur les bords du Danube, dès le VP siècle avant l’ère chrétienne.
Les types et la fabrique des médailles attribuées à lUtodanitsiti ne se rapprochent en rien des types et de la fabrique particuliers aux populations de la Narbonnaise, et même de toute la Gaule. Ces pièces offrent la plus grande similitude avec les médailles de l'île de Rhodes , ce rjui les avait fait donner à Rhodamuia , fondée par les Rhodiens à l’embouchure du Rhône; les lettres MA , accompagnant quelquefois ce type , semblaient indiquer la nouvelle niétrojiolc, Massitia, adoptée parla colonie rhodienue. Mais d’autres médailles portant, avec les mêmes types, des légendes différentes, viennent détruire ces attributions, et il a été constaté, en outre, que ces pièces ne se trouvaient point sur le territoire gaulois Nous rédigions cette partie de notre travail , lorsque M. de I.ongpérier nous envoyait, pour la Revue Numismatique,
* Vojr. Aevne Ntunumalique, iS 3 q, p.
iGi, 1840, p. 1841. p. tSS, cl Méinoircs de la Société arclit^oloçiqac du midi Üe U France, t. IV.
' Eckbel , £hcM/t. atmm. tmt., t. ] , p. *9, «I t. IV, p. lyo.
^ SdarqiiUde LagojjNolice tur TaltribiilioQ de quelques méd. des Gaules, p. 3 .