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un mémoire dans lequel la question nous semble délinitiveroent césolye. Toutes oes médailles sont classées maintenant à Rhodes, à Arendœ, Patara et Xant/tus de I.ycie, et aux Massicytes
D’autres s illes de la Narbonnaise, colonisées, soit par les Grecs, soit par les Romains, restent encore, comme R/wdanusia, dépourvues de monuments numismati((ues de leur autonomie. Ainsi nous ne connaissons point de médailles ôiAlhcnopolis , ÏViaca, Heraclea, Olbia , Taurois; à'Aqtue-Sextùe , AreUue , Forum-JitUi, Najho, etc. Peut-être plusieurs de ces lacunes seront-elles remplies, comme cela est arrivé pour G/anum et les Ceenicenses ; peutêtre iaudra-t-il adopter, en attendant, une conjecture de M. le marquis de Lagoy, à l’égard des coloniales romaines. Il suppose que les colonies d’un ordre inférieur n’ont pas joui du droit d'autonomie numismatique , tandis que celles dont l’importance était, au contraire, supérieure à celles dont il nous reste des pièces coloniales, avaient obtenu un plus grand privilège, celui de battre monnaie, comme la ville de Rome, sans être obligées de relater le lieu de la fabrication. M. de Lagoy cite , à l’appui de cette conjectiue, les médailles que l’on découvre dans le midi de la France , sans la marque du sénatus-consultc , et frappées évidemment dans la Gaule, quoique rieu n'indique le nom de la colonie, entre autres, les grands-bronzes d’Auguste, ayant au revers la iete de César , ou une proue de vaisseau, ou la légende nVOS IVLIVS’.Les bronzes attribués à Julia-P'ienna, sur[lesquels ne se voient pas les initiales C‘ I ■ V, pourraient ainsi appartenir à d'autres colonies de la Gaule
De même que les médailles de la province narbonnaise doivent être placées à la tête de notre Numismatique nationale, de même
* Cf. Rer. rVunitsm., 1840, p. 4 o 5 «t 481.
— M. Mlicr d'Haulerochc avait déjà propoié Xanüms pour la médatlle avre la )<:• gepdcBA Mi. (Üu Merun, Catalogne du Cabinet d'Uauteroche , p. 94.) Le ijrstcme de M. de Longpéner Tient d'être fortifié d'nnc preuTcde plat; M. Ch. Fcllowt a trouvé, ea
Lpcie némv, un exeiaplaire de la drachme MDS légende, arec Vnigle sur la t^t€ du roteH, et la rorr au rever».
* Marquis de laigoy. Notice sur l'atlrlb.
de qudq. méd. des Oaulcsj p. 5.
* V 07 . Ie« n°* a, 4 , 5 et G des médailles de Vienne, pt. xv.
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le premier rang parmi celles-ci , doit appartenir aux médailles de la ville de Marseille. C’est là, en eiTet, que l’art monétaire a pris naissance sur le sol gaidois. Nous donnerons ensuite celles des différentes colonies de la Gaule, dont MassUia était la métropole, et dont le territoire porte, sur la Table de Peutinger, le nom de GRETIA; puis nous décrirons les monuments numismatiques des autres cités de la Narbonnaise, en nous rapprochant d'abord de In Gaule Cisalpine, par le littoral de la Méditerranée, en revenant ensuite, par les cités frontières de la province celtique, et en allant rejoindre la mer et les limites de l’Aquitaine. Nous verrons cet ordre concorder, presque toujours, avec la marche de la civilisation et les événements de l’histoire.