Tête de Diane couronnée d'olivier, A droite
A. Mêmes légende et t}*pe 3. R^ F.o.
Ceb. de la ville de Bfaneille ; DeacripdoD, Md.
Voici encore trois conquêtes nnmismatiques , faites par M. le marquis de Lagoy dans le territoire si riche de l’antique Glannm. Un bel exemplaire du n° 3 se trouvait déjà au cabinet de Marseille, oit il a été reconnu depuis , confondu avec les médailles de cette ville provenant de la collection St.-Vincens,ce qui bit voir coaabien b colonie massaliote avait imité fidèlement les monnaies de la métropole. Un exemplaire du n* i , supérieur par sa conscsvatioB à celui découvert à Saint-Remi, a été acquis, à Avignon, par H. de Lagoy, et venait d’étre trouvé dans les environs de cette ville.
Des différences de fabrique, assez marquées, entre ces pièces , démontrent qu’elles ont été frappées à quelque intervalle de temps les unes des antres, mais répondant néanmoins à la fin de la
N&RBONN&ISE.
vii‘ période monétaire établie par nous dans le monnoyage niassaliote.
iM. de Lagoy nous fournit une heureuse explication de la légende placée du côté de la tête d’jipollon , ACTIKO', sans doute pour Àsixû, « celui qui habite dans la -ville, en supposant que « les Samnages pouvaient avoir attribué ce surnom à Apollon , > considéré comme protecteur résidant dans leur métropole , qui I devait être pour eux la ville par excellence. »
La légende 2AMNATHT, pour ïapaynriv, [monnaie] des Samnagenses , fixe l’ethnique d'un petit peuple dont la position géographique était restée si obscure, que d'Ânville a évité d’en parler dans sa Notice de la Gaule. On le trouve cité , sous le nom de Samnages, dans l'édition princeps de Pline, et de Sannagenscs dans celle de Rome, de i470> mais on a constamment réimprimé depuis Sanagenses , probablement pour rapprocher davantage ce nom de celui de Senex, civitas Sanicienlium , ou Sanitium , auquel on voulait l'attribuer. Cependant, comme le remarque très bien M. de Lagoy, le SiviTi!» de Ptolémée , situé dans les Alpes Maritimes, ne jieut pas avoir été la ville latine des Samnages , que Pline a placée dans la Gaule Narbonnaisc *.
M. de Lagoy place, avec beaucoup de probabilités, les Samnagenses à Senas, Senacium ou Senassium du moyen-âge, bourg situé sur la direction de la voie anticjue conduisant à Pellisane , au ]>oint d’intersection de celte voie avec celle qui menait à Aix, et à égale distance des deux villes antiques de Glanum et de Cabcllio. On trouve dans cet endroit beaucoup de ruines antiques , notamment sur le rocher de la Pugere , à l’endroit appelé le f'’ieux-Sénas^. Toutes les conclusions de M. de Lagoy ont requ une grande autorité de leur adoption par M. le baron Walkenaer, dans sa Géographie ancienne des Gaules^.
* Voj, le D** 3 . p. 984, et Statiit. tîii cantoa d'Ot^on, ptr
* Cf. Plioe « , l.m,c. 4 ;Pto« le O' Qaeoio, dns le Répert. des trav. de l«
Uoié«, 1 . 111, p.C 4 . Soc. deSUUst. de BUnetlle, n, 6 t et 63 .
^ Cf. StBiUliq. des B.>da*FUidne , t. K, * Voj. 1 1 » p. 981 et a 8 »«
SAMNAGENSES.
M. Millingen avait indiqué à M. de Lagoy une inscription recueillie par Gruter , dans laquelle le mot AMNAGENSIBYS lui semblait se rapporter à nos Samnagenses. Il est dilbcile de ne pas être convaincu de la justesse de la conjecture du savant antiquaire anglais, en lisant cette inscription; nous ne croyons donc pas inutile de la reproduire.