Memes légende et type Dr. 3. F
MioB.y I, 16.
Antipolis, aujourd’hui Antibes, était une des plus anciennes eolonies des Hassaliotes. Son nom lui venait probablement de sa position vis-à-vis AeNicæa'. D’après Strabon, ces deux villes, ainsique Teutrois ou Taurœntum et Olbia' , avaient été bâties pour défendre Massalie des attaques des populations liguriennes qui l’avoisinaient^; elles dominaient , selon l’expression de Tacite, comme autant de citadelles, sur le pays ennemi Anti;>olis était la plus populeuse et la plus florissante des colonies de la Gaule; aussi les Romains ne négligèrent -ils point l’occasion de s'en emparer de bonne heure , ni les moyens d'en assurer la possession en l’entourant de formes légales. Elle fut aflranchie de la domination des Massaliotes par un jugement rendu contre eux dont le prétexte fut sans doute la fidélité gardée au parti de Pompée.
On ne connaît qu’une seule inscription grecque où se trouve le nom d’ Antipolis :
ANTinOAIC . KAl . 01 . IIÜAITAI . TO rEMKON . MON . KM . HANFON .
KAI . OTEAAnON . KAI “
Les monnaies qui nous restent d’ Antipolis sont des monuments de la domination romaine. 11 n’est pas douteux qu’elles ont été frapi>ées au nom du gouverneur de la Narbonnaise , M. Æmilius Lepidus, pour les AntipolUains . IZ ( pour ii{) AHMai ANTinslirûv ABlDes’. L’I, au beu de lH, dans la légende IZ AIM, du n° 3, vient évidemment de la similitude de prononciation entre \iota et
* AujooTd*hm !Tîce.
* Tareato , près de U Cotât, et Eoubo, prêt d'Hjèm.
* 5 trab. , 1. le, p. 180 et 184*
* Tacit. , ia Fit. ,4grie.f c, 16.
^ Stnb. , I. tr, p. 184.
* Grat., Corp. intcHpt.t cumii, tOà y Voy, les a** 1 i 4 <
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Vcla , et la légende du n® 4 doit être lue en rétrogradant , par la distraction ou l'ignorance du graveur de la monnaie, auquel il faut reprocher encore l’oubli de la lettre Z.
Le côté principal des monnaies d’ Antipolis a consers’é le type national à' Apollon j mais la Victoire et le trophée du revers sont des t)rpes étrangers, faisant allusion aux conquêtes des Romains dans la Gaule, et peut-être même aux prétendues victoires de Lépide, qui, pendant son triumvirat et en l'absence de ses deux collègues, eut l'audace de se faire décerner les honneurs d’un triomphe
Outre le nom du premier magistrat de la Gaule Narhonnaise , on remarque sur plusieurs médailles d’Antipolis les initiales des officiers monétaires qui présidèrent à leur fabrication , et qui , selon toute apparence , étaient également romains.
En effet, l'inscription du droit, sur le n° 5, peut être lue très naturellement ainsi; £ni Acu»wu KOPydùu, sous Isicms Cornélius , et M. I.elewel a déjà proposé le nom de Caninius pour la légende KAN du n® 6. Je ne l’attribuerai pas cependant, comme le savant Polonais, à Caninius Crassus, consul en l'année 4o*, attendu que si le mot AEFII manque sur le revers de cette pièce, c'est uniquement parce qu’elle est rognée. Sur d’autres, telles que nos n"* 5 et y, l’absence du mot AEfll vient, soit du mauvais état de conservation de la pièce , soit de ce que le flan a été mal placé ou n fui sous le coin. Presque toutes les médailles d' Antipolis que j’ai pu observer offrent les vestiges, plus ou moins visil)les, du nom de Lépide , et l’analogie veut qu’il ait été trace sur les autres. Je ne crois pas devoir admettre davantage l’interprétation faite par M. T.elewel , des initiales AA KA du n® ta, du Siip'. de M. Mionnet, par >jtés iiàpam, peuple souverain, absolu, ou «ai»?.
* Velletas Palercglus nptu a conservé le de son frvrt Plancos Plottus :
jeu de Tiioïs fait par les soldats romains. De C ei nw iir, imui </« G'oAS# dm ovan^Aea/,
& l'occasioD du iHoroplie de Lépide et de (Vell. Paterc.,1. ii, c. 38.)
son eoUêguc an consulat, Plincua , Tun * Cf. Letrwel, Etudes Tîumisniatiqiies, proscriptcor de son Aère Pauliu, l'autre Type gaulois, p. aiS.
Ûigifizedr5ÿX?oogIe
A>TIPOUS.
Houi cau, régénéré. La légende du n° 5, que M. Lelewcl explique par «ouŸüBrm , la souveraineté du peuple', et dans laquelle
j'ai s'u des noms propres romains, me parait démontrer pleinement que ces inscriptions désignaient des magistrats monétaires, ce qui rentre beaucoup mieux dans les habitudes de la numismatique grecque’.
Ne connaissant, ni en nature , ni par empreintes , les deux' médailles avec les légendes PAIM et AA . KA , empruntées parM. Mionnet au Catalogue des Alédailles du roi de Danemarck^, je n’ai pu les faire figurer dans le mien. Je crois retrouver, sur la première, la légende IZ AIM, tronquée ou mal lue, et sur la seconde, des initiales de magistrat, disposées de la même manière que sur les n”* 7 et 8.
L'époque du monnoyage d’Antipolis se trouve parfaitement déterminée entre l’année 44 avant J.-C., pendant laquelle César, par reconnaissance pour Lépide qui lui avait fait décerner la dictature, le nomma gouverneur de l’Espagne et de la Gaule Narbonnaise , et l’année . 42 , où les deux triumvirs. Octave et Antoine , s’accordèrent pour dépouiller Lépide, devenu leur collègue, et ne lui laissèrent par grâce que l’.Afrique^.
* Lelewcl, loc. tU, notD, Cornéliens ( Vot. Apptao. Alex., De
* Si Ton adoptait nion explicatioo de la Seti. àr.fï. l,e. u.}
légeode du n* 5, on pourrait croire qoel’of- ’ Vnj. Mionnet^t. I, p. i3r, ii etia. ficier monétaire qui ligna cette pièce était * Cf. App. Alex. , De Bell, eiv^ 1. tr et t ; un de ces dix mille esclaTrs üunt Sylla fit Dion. Cass. , tlist, rvm.^ 1. xi.t , xint et des citoyens romains et qu’il appcl% de son uviii.