‹ Numismatique de la Gaule narbonnaiseChapitre 46 sur 85 · PL. IV · texte numérisé non relu

PL. IV

NID|E]. Tttte mie et imberbe , à droite; devant, une étoile et un annelet ( côté convexe ).

AL • ABboAlloC. Cheval en course, à droite; dessous, trois

astres; devant, une étoile (côté concave)

Ar. 3. R®. F.o. a gr. 55 cent.

Mionoct, Qieff Gattloii, 1. 1 , p. 91,0^* 85 et 86.

Les Allobroges formaient une des plus puissantes nations de la Gaule; jam inde nulla gallica gente opihus aut fama inferior, dit Tite-Live en parlant du passage d’Annibal sur les limites de leur territoire'. Il est donc permis de supposer qu’ils frappèrent des monnaies avant l’arrivée des Romains, et l’attribution de celle que nous venons de décrire , faite aux Allobroges par M. Lelcwcl , ne parait pas inadmissible

Cette pièce , frappée dans le système gaulois , en offre tous les caractères : mélange de lettres grecques et de lettres latines dans les légendes, P placé la tête en bas, redoublement de l’I, l'£ et le C de forme lunaire , terminaison des noms de peuple en os.

’ Tît-Lir, , //«f. ,L xn,c. 3i.

* Lelewcl, Etnd. Num. , Tjp« gau)., at I.

NAKBONNAUiE ALLOBSOCES.

Lorsque les médailles purement gauloises ne reproduisent pas , d’une manière plus ou moins fidèle, des ty]>es grecs ou romains, il est diflicile de déterminer exactement la divinité ou le héros dont elles offrent l'cfllgie. Quand une pièce porte deux légendes, l’une d’elles indique ordinairement un nom de chef, et l’autre le nom du peuple auquel il commandait. Le cheval en course est, comme un sait, le type le plus fréquent sur ces médailles, et il était né, selon nous, de l’imitation dégénérée du bige, employé sur les monnaies de la Grèce et de Rome Cette imitation des bigati ayant prévalu dans les Gaules, introduisit le type &' Apollon, quand la monnaie était imitée des Grecs , et celui du Pallas, quand la monnaie romaine servait de modèle. Ici la fabrique est évidemment d’imitation grecque, et les nombreux symboles astronomiques, ré- |>andus sur les deux faces de la médaille, peuvent disposer à regarder l’effigie du droit comme celle A'Ajjollon.

L’étendue de pays occupée autrefois par les Allobroges est bien connue; elle répond aux diocèses modernes de Vienne, de Grenoble et de Genève, en en détachant la vallée d'Oysans, habitée alors par les üceni, et en y ajoutant les districts de Belley, de Michaille et de Châtillon, qui constituaient les Allobroges d'aurcletà du lUidne dont parle César’.

L’année 12a avant J.-C., par les intrigues des Édues, alliés des Romains, les Allobroges déclarèrent la guerre à la République , et subirent le sort commun à tous les peuples qui combattirent contre elle*. L’année suivante , après les victoires de Q. Fabius Maximus et de Cn. Domitius Ahenobarbus, les Allobroges furent déclarés sujets du peuple romain, et leur territoire fit partie de 1 a Province^. Fabius reijut du sénat le surnom A' Atlobrvgicus^ \ on

' \oj, Revue Naatiatsatique* i8ï6» p.

$1 ri 8a, et 1840 , p. >45 et

• Cir»., De Bell, gaif., 1. l, c. a. — Cf.

Walkenaer* Géog. inc. dc« Gaules, t. I,

^ Oes., De Bell. 4S>— Strab. ,

Geog.t IV, p. 191. — Tit.-Liv.jiTyw/., t*i.

— - Vell. Pjterc. , Histor. rom. ^ il, 9. — Fieras, liistor. rom., lit, a.

• Tit.-Iiv., .£^r. , LXi.

* Vell.Paterc,, I. it,c. 9. ^ Val. Max., I. VI , c. 9, n** 4.

HAKBONNAISE. — ALLOBBOGES.

connaît plusieurs imcriptions qui parlent de »on triomphe sur les Allobroges; celle-ci a été trouvée sur les bords do lac Léman , qui servait de limite à leur territoire du côté de lltalie et du côté des Helvètes ;

Q. FABIO.MAXYMO... ALLOBROG . VICTOR.'

Les Allobroges participèrent à diflérents soulèvements de la Gaule, et ne se soumirent complètement qu’aux armes de César'. J/e Dictateur ne manqua pas de placer leur nom parmi ceux de tous les peuples qui figurèrent à son triomphe ; une inscription en a également conservé le souvenir.

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