XX. YCETU
( PL. IIII
[VjCCETIO. Télé laurée d'Apollon, à droite.
I(. Lion? marchant k gauche; dans le champ, un rameau
Br. 3f. R*. F.o.
Hâ Suite.
D’après Strabon et Pline , Nemausus avait sous sa dépendance vingt-quatre bourgs ou petites villes, qui jouissaient, comme leur capitale, du droit latin , et n'étaient point soumises aux gouverneurs envoyés de Rome dans la Province '. Les itinéraires et les historiens ne nous ont transmis les noms que d'un très petit nombre de ces localités ; le monument qui en fournit le plus est le socle d’une colonne ou d’une statue trouvé à Anduse, et conservé dans le musée de Nîmes. On y voit une espèce d’itinéraire contenant onze noms de lieu , qui n’ont point été rappelés tous par d’Anville,quoi qu’il connût ce monument par l’histoire de Nîmes, de Ménard L’inscription en a été publiée plusieurs fois depuis,
' Strib., C^og. y I. XT, p. x86 «t 187 j — * Ci. d'Aav., Not. de U Geôle, p. 60a, et
Plu. , HUt. mU . , I. m, c. 4. 66 1 ; Mteerd, But de rGuct, I, aa, fn noi.
NARBOÎfNAISE.
arec quelques différences peu importantes Les lettres finales de plusieurs mots paraissent avoir été effacées par l'effet du temps. Voici notre transcription:
ANDVSl BnVGETlA TEDVSI A VATRVTE
•VGERNI
SEXTANT BaiClNN STATVMAE V l lU N N
•VCETIAE
SEGVSTON .
I.es noms A' Ugernttm, aujourd’hui Beaucaire, et d'Ucetia, Uzès, sont, comme on voit, au génitif, écrits en plus gros caractères , et précédés d'un point, pour indiquer sans doute un plus grand degré d’importance. Ucetia , avant la découverte de cette inscription, ne figurait que dans un seul monument de l'époque romaine, la Notice de la Gaule; elle est qualifiée de castrwn dans la plupart des manuscrits de cette notice ; quelques-uns lui donnent le titre de civitas *, et M. le baron VValckenaer a réuni plusieurs documents qui permettent, en effet, de croire qu’à l’époque de la rédaction de la Notice , et mêuie auparavant, l/cetia était le chef-lieu d'un diocèse qui renfermait non-seulement le diocèse moderne d'Uzès , mais encore celui d’Alais Le soin que l’on a pris d'écrire son nom en plus grandes lettres, dans l’inscription de Nîmes , ajoute à ces présonqitioiis.
Rien ne s’oppose donc à croire i(u'à l'époque où les . Gaulois frappèrent des monnaies à l’imitation des peuples avec lesquels les
' Cr. 31ÿrinté« , Voyage d^nt te midi de U * Cf. Goérard, Esatisur le sy$L dea divia. Fraocf, p. 385 Walekeaaer, Géog. de l’asc, terr'rtor. de la Gaole , p. 3 1 .
Gaule, I. II, p. i85, lit itot. , etc. ^ >VaicLeruer,fy>.i(inrtf., Il, 33^ et 3.^0.
VCETIA.
progrès de la eivilisation ou les invasions de territoire les mettaient en contact, il n’y ait eu une monnaie locale à Uceüa. Quoi qu’il soit beaucoup plus aventureux de restituer le commencement que la fin d’une légende incomplète , il y a un rapprochement si sensible entre le mot . . CCETIO et le nom antique de la ville d'Uzes qu'il m’a été impossible de ne pas proposer cette attribution, tout en regrettant que la jjrovcnancc, qui ne m’est pas connue, ne vienne pas donner de la force à ma conjecture. Le point de départ de la légende, près du cou de la divinité Ggurée sur la médaille, ne permet pas de supposer plus d'une lettre en avant de la première de celles qui subsistent aujourd’hui.
L’état frusle de cette médaille empêche de reconnaître parfaitement la couronne de laurier de l'cflGgie du droit et la tête du quadrupède du revers; mais certains caractères rappellent beaucoup, d’un côté, l’effigie de l’y^/jo/Zon des petits-bronzes de Massitia, et de l’autre, le lion des drachmes de la vi' époque monétaire de celte ville Le ramerai est un symbole assez fréquent sur les monnaies de la Gaule Narbonnaise'.
* Toyei U {>). 111 , à 363 , et la
pu IJ , n"* *3 à ito.
* CoTDp. , pl. Il, B^’llO^pU IT,D*’a3l, cl pl. XVIII , 1 et a.