AIS
ARSCHAM (ARSAMÉES).
(Vers 245 av. J.-C.)
Arscham est mentionné dans l’histoire à l’époque dela guerre qu’Antiochus Hiérax soutenait contre son frère Séleucus IL. Il paraît même qu’Arscham avait embrassé le parti du premier, à ce que nous apprend Polyen : Aurèy T& To Aoueviy 6pn duedOéyta, pihos Gy Apodbns drndéEuro. « Lorsqu’[Antiochus Hiérax] traversait les montagnes de l’Arménie, il fut reçu par Arsabès qui était de ses amis (1). » Il ne faut pas s'étonner de voir le nom d’Arsamès rendu dans Polyen par Apodêns, Car on sait que dans les manuscrits d’une certaine antiquité, l’L et le 8 ont presque la même forme (2). Le nom d’Arscham, Ur2wd, se rencontre souvent dans l’histoire d’Arménie (3), et chez les écrivains grecs sous la forme Apoéunc (4).
La seule monnaie d’Arscham qui nous soit parvenue est connue depuis longtemps. Pellerin (5), qui la publia le premier, lisaitle nom du roi ATA- MOY ou AISAMOY. Nous avons vu que le P. Frœlich avait confondu Samès avec Arsamès (6). Mais Pellerin, après un nouvel examen (7), parvint à déchiffrer complétement le nom d’Arscham, APSAMOY, et c'est sous cette attribution qu’on trouve la médaille classée dans Mionnet (8) et Visconti (9).
Tête tournée à droite et coiffée d’un bonnet, ayant quelque ressemblance avec celui des Parthes arsacides ; filet au pourtour.
BABIAE[OS] Sous la légende, un cavalier coiffé d’un bonnet et
APSAMO[Y] vêtu d’une robe flottante, passant à droite et tenant un javelot de la main droite.
Cuivre. PI. I, n° 5. — Cabinet de France.
(1) Stratég., iv. IV, ch. 17. (5) Rois, pl. XXK, n°35. (2} Cf. Hésychius, v° AïGerds, et le Comment. (6) Cf., plus haut, p. 9. d’Alberti. (7) Lettre IL, p. 79.
(3) Moyse de Khorën, liv. I, ch. 24, 25. (S) Méd. gr., t. IV, p. 454, — Suppl, (4) Plutarque, Artaxeræés. — Eschyle, t. VIL p. 723. Traged. des Perses, passim. (9) Icon. gr., 2e part., p. 243.