PAC
Mannus et Faustine la Jeune.
BACIAEYC MANNOC ŒIAOP@MAIOC. — Junon debout, tenant de la main droite une patère, et de la gauche la haste ; à ses pieds, un paon.
m PAYCTINA CEBACTH. — Tête de Faustine jeune. Denier d'argent.
Spanheim, t. II, p. 578.
Mannus et Lucius Verus.
BACIAEYC MANNOC ®IAOPMAIC (en quatre lignes). — Filet au pourtour.
> A..K. A: AYP. OYHPOC. C. — Tête de Lucius Verus, à droite. Grenetis. , Denier d’argent. — PI. IV, n° 2.
Neumann. Num. popul., t. Il, p. 89.
BACIAEYC MANNOC ®IAOPMAIC. — Junon debout, tenant une patère de la main droite, et la haste de la gauche.
p A.K. A. AYP. OYHPOC. C. — Tête de Lucius Verus, à droite. Denier d’argent.
Pembrock, p. 3, tab. xxv.
Mannus et Lucile.
BACIAEYC MANNOC &IAOP&MAI[C]. — Junon debout, à gauche, tenant une patère de la main droite, et la haste de la gauche. Grenetis.
m AOYKIAAA CEBACTH. — Tête de Lucille, à droite. Grenetis. Denier d’argent. — PI. IV, n° 3.
Cab. de France.
MED ES Même légende. — Lucille en Cérès, assise à gauche, tenant de la main droite des épis et de la gauche un flambeau.
Même légende et même tête.
Denier d’argent. — PI. IV, n° 4.
Cab. de France.
ABGAR VIII.
153-188. — Contemporain d’Antonin, de Marc-Aurèle, de L. Verus et de Commode.
Abgar VII, fils de Maanou VIIT, qui régna à Edesse après la mort de son père, occupa le trône trente-cinq ans, depuis l’année 153 à 488. II fut donc contemporain de plusieurs empereurs, et beaucoup de monnaies . nous ont conservé ses traits avec ceux de Marc-Aurèle, de L. Verus et de Commode. Selon Denys , il aurait commencé à régner l’an 2169 de l’ère : d'Abraham, mais, les calculs de Bayer (1) ont démontré que ce devait être plutôt en l’année 2168, dont le point initial correspond au mois d’avril de l'an 153 de l'ère chrétienne. L'histoire ne dit rien des événements qui s’accomplirent de son temps, elle nous apprend seulement que ce fut sous son règne que Lucius Verus soumit les Parthes (2
Abgar et Marc-Aurèle.
Visconti (3) a publié deux bronzes qu'il a attribués à Abgar, contemporain de Septime Sévère, le neuvième du nom, et qui appartiennent sans aucun doute à Abgar VII. Nous avons restitué ces médailles à la place qu'elles doivent occuper.
(4) Op. laud., p. 158. Assémani, t. I, p. 390, note 1. (2) Chron. anonyme d'Edesse, dans Assé- (3) Iconog. gr., 2° part., ch. 44, S 45. man, t. L, p. 390; et Chron. de Denys, Cf.
l'y ares KAICAP AYPH|AIOC]. — Tête nue de Marc-Aurèle. m ABTAPOC BACIAEYC. — Tête d’Abgar, à droite, coiffée de la tiare. Cuivre, petit module (douteuse).
Patin., Num. imp., p. 492.
Abgar et Lucius Verus.
Tête de Lucius Verus.
m ABTAPOC BACIAEYC. — Tête d’Abgar, à droite, coïffée de la tiare. Cuivre, petit module (douteuse).
Patin., Num. imp., p. 207.
Abgar et Commode.
[BAÏCIAEYIC ABTAPOC]. — Tête d’Abgar, barbue et coiffée de la tiare dentelée, à droite; devant, un sceptre. Grenetis.
B AYT. OYHPOC. KOM...... — Tête de Commode, barbue et laurée, à droite. Grenetis.
Cuivre, moy. mod. — PI. IV, n° 5.
Cab. de France.
[BACIAEYC ABTAPOC.] — Même tête.
B AYTO. KAICAP. KOM...... — Tête barbueet laurée de Commode, à droite.
Cuivre, moy. mod. — PI. IV, n°6.
Cab. de France.
BACIAEYC ABTAPOC. — Tête d’Abgar, barbue et coiffée de la tiare perlée et crucigère, à droite.
m KAICAP KOMOAOC. — Tête laurée de Commode , à droite. Grenetis.
Lo Cuivre, pet. mod. — PI. IV, n° 7.
Cab. de France.
BACIAEYC ABTAPOC. — Tête d’Abgar, coiffée d’une tiare dentelée , à droite. Grenetis.
KAICAP KOMOAOC. — Tête laurée de Commode , à droite. Grenetis.
Cuivre, pet. mod. — PI. IV, n°8.
Cab. de France.
Abgar et Septime Sévère.
ABTAPOC BACIAEYIC]. — Tête d’Abgar, barbue, coiffée de la tiare dentelée, ornée du croissant constellé, à droite ; devant, un sceptre. Grenetis.
m AYTOKPATOP CEOYHPOC. — Tête barbue et laurée de Septime Sévère. Grenetis.
Cuivre, moy. mod. — PI. IV, n° 9.
Il existe une grande variété de coins de cette monnaie qui offrent tous des différences de type assez notables. Ainsi, par exemple, la tiare d’Abgar est quelquefois simplement perlée et crucigère, comme sur la médaille dont nous avons donné la figure, pl. IV, n° 10, et qui existe au cabinet impérial. D’autres fois, elle est dentelée et porte sur le côté droit, un croissant cantonné d’une ou de plusieurs étoiles (pl. IV, n° 11, 42, 44, et pl. V, n° 1). Enfin, cette tiare, qui paraît avoir subi de nombreuses modifications, quant à l’ornementation , est quelquefois dépourvue de tout symbole, seulement elle est constamment dentelée (pl. IV, n°13, et pl. V, n° 2).
Mais le fait le plus important que nous révèle l’étude des monnaies de cet Abgar est l'effigie même du souverain. En effet, si l’on examine avec attention les monnaies portant le nom d’Abgar, et ayant au revers l'effigie
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de Septime Sévère, on verra que la figure du personnage osrhoénien varie sur les monuments. Sur certaines médailles, comme, par exernple, celles que nous avons reproduites sur la pl. IV, n° 9 et14,et pl. V, n° 1 et2, les traits d’Abgar sont moins accentués que sur les exemplaires qui ontété gravés surla pl. V,n*3à8, tandis qu’au contraire, la figure du monarque aune grande ressemblance avec celle du personnage qui régnait à l’époque de Commode, et dont nous avons donné les médailles, pl. IV, n° 5 et 6. Nous ne doutons donc pas un seul instant que les médailles que nous venons de décrire aient été frappées par un même prince, c’est-à-dire par Abgar VIIL, tandis qu’au contraire, les pièces que nous avons attribuées à Abgar IX, contemporain aussi de Septime Sévère, ne peuvent avoir été frappées par le personnage dont les médailles ont été décrites précédemment Il est donc évident que deux Abgar régnèrent l’un après l’autre à l’époque de Septime Sévère; c’est-à-dire Abgar VIIT, et son successeur Abgar IX, surnommé Sévère, lesquels firent tous deux frapper des monnaies à l'effigie de l’empereur, leur contemporain.
Les numismatistes qui se sont occupés du classement des monnaies de l’'Osrhoène, ont confondu presque toujours ces deux personnages , trompés qu’ils étaient par l'identité du nom et par la présence d’une même effigie impériale. Cependant, il est facile de voir que les traits de ces Abgar offrent, sur les médailles, de grandes différences qui ne permettent pas de les confondre. Sur les unes, en effet, on voit un vieillard dont le nez est presque droit, tandis qu'au contraire, sur les autres médailles , la tête d'Abgar paraît beaucoup plus jeune ; le nez est fortement arqué et l’œil est plus ouvert. On peut donc affirmer que toutes les fois qu’on rencontrera une médaille portant les noms d’Abgar et de Septime Sévère, les traits du visage du roi osrhoénien serviront seuls à distinguer ces personnages l’un de l’autre; en effet, nous n'avons reconnu jusqu'à présent aucun autre signe qui puisse aider à trancher cette difficulté, devant laquelle avaient échoué les efforts des plus savants numismatistes.