‹ Numismatique. Égypte ancienne (volume 2)Chapitre 83 sur 109 · SÉVERINE — AURÉLIEN ET VABALATH · texte numérisé non relu

SÉVERINE — AURÉLIEN ET VABALATH

3278. — oiwn. ceni PIN A C£B. Même buste.

r). 6T0VC z. Victoire allant à droite, portant une couronne et une palme (n. 3518). pot 5

r). GTOïc. Z. Rome-Nicêphore assise, à g. (n. 3519). Gravée, planche XXXIV. pot5

3280. — Même légende et même buste.

r). eTOïc. z. Aigle à gauche, se retournant à droite, portant dans son bec une couronne (n. 3520). pots

3281. — Même légende et même buste.

if CTOrc. z. Aigle au repos, à droite, portant dans son bec une couronne et une palme sur l'aile g. (sup., n. 616). pots

AURÉLIEN & VABALATHE, roi de Palmyre

(années 270 et 271).

Dans la suite iconographique romaine, l'un des personnages qui ont le plus occupé les historiens anciens et modernes, les nurnismatistesetles archéologues, est le prince dont nous décrivonsici les monnaies, comprenant presque toutes les variétés connues.

Les auteurs anciens sont généralement en désaccord sur l'origine de Vabalathe. Ils en l'ont deux personnages distincts. Les modernes ont écrit sur lui et sur les quelques membres de la famille la matière de plusieurs volumes, sans éclaircir complètement la question. Charles Lenormant avait judicieusement proposé de voir dans Vabalathe et Athénodore un seul et même prince (1) ; et Victor Langlois (2) en refusant de suivre une opinion aussi sage et aussi raisonnée, n'a fait qu'embrouiller encore davantage la question sans réussir à faire admettre que Vabalathe et Athénodore fussent deux tils de Zénobie, mais issus de deux mariages.

Comme nous le disions plus haut, malgré plus de vingt dissertations, plusieurs points sont restés en litige. Après les Corsini, Eckhel.Frœlich, A. de Longpérier, LeNormant, Pellerin, deSallet, de Saulcy , Vaillant, de Vogué, Waddington , etc., etc., il serait téméraire de tenter d'expliquer certains points quiontassez embarrassé plusieurs savants. Seulement nous croyons pouvoir démontrer que Zénobie et son fils vécurent (contrairement à l'opinion générale) en bonne intelligence avec Aurélien pendant environ deux années. Si nous pouvons fixer l'époque précise où la scission eut lieu entre Aurélien et sa célèbre vassale, nous aurons

(1) Revue Numismatique, années 1SJ6, page* 268 et suiv.

(2) Num. des Arabes, pages 94, 95, 115, 116.

ZÉN0DIE. 263

alors la date certaine de la chute de la reine de Palmyre et de sa race.

Il parait indiscutable que lors de l'avènement d'Aurélien au trône, Zénobie et son fils (ou peut-être ses fils) avaient en Orient un pouvoir assez étendu, mais il n'avait jamais été assez complet pour leur permettre de placer leurs noms et effigies sur les monnaies frappées dans les contrées où ils l'exerçaient.

On ne peut, s'expliquer en effet que Zénobie ait, selon les auteurs, gouverné l'Egypte, la Babylonie, la Syrie et quantité d'autres contrées de la Haute Asie pendant trois années, sous Claude le Gothique, sans laisser la moindre trace de son nom sur les monuments numismatiques. D'après les monnaies que nous allonsdécrire, il est à peu près certain que lors de l'avènement d'Aurélien au pouvoir, une entente parfaite existait entre ce souverain et l'ambitieuse Zénobie. Elle dut être reconnue reine régente d'une partie de l'Asie ; elle avait le même pouvoir que tous les rois du Bosphore, dont nous voyons généralement les portraits (figurés sur les monnaies frappées dans le Pont) au revers des empereurs romains depuis Auguste jusqu'à Constantin. Son fils Vabalathe était donc comme un vice-roi sous la tutelle de sa mère; de laie monnayage égyptien et syrien si nombreux d'Aurélien, avec le buste du jeune Vabalathe placé au revers des pièces courantes. Ch. Lenormant dit (1), en parlant de Zénobie. « Tout en se préparant à résister " à Aurélien,elle voulait|se ménager les moyens de l'apaiser en cas « de revers. C'est à cette disposition qu'il faut attribuer la variété « de pièces frappées à Alexandrie pendant la première et la •< seconde année du règne d'Aurélien. Parmi ces pièces, les unes •> nous montrent la tête seule d'Aurélien, les autres le portrait « d'Aurélien joint à celui de Vabalathe, etc., etc. » Nous pensons, contrairement au savant archéologue , qu'Aurélien fut toujours le seul souverain de l'Afrique et de l'Asie , qu'il fit frapper pendant les deux premières années de son règne au moins autant de monnaies alexandrines avec sa tête seule, qu'il en fit frapper avec le buste de Vabalathe au revers de ses pièces. Nous connaissons une douzaine de variétés de revers des monnaies d'Aurélien seul , pendant les deux premières années deson règne, et nous n'avons pu constater plus de huit variétés des pièces avec Aurélien et Vabalathe. Nous avons la presque certitude que les monnayeurs alexandrins reçurent de l'Empereur l'ordre de frapper simultanément des monnaies à son nom seul, et d'autres pièces avec le buste du fils de Zénobie. Il en fut très probablement de même à Antioche, où nous voyons les monnaies d'Aurélien et de Vabalathe frappées dans neuf ateliers sur les dix qui fonctionnaient â cette époque; outre les monnaies, nous avons encore une inscription de la plus haute importance, celle découverte à Nahr-El-Fidar, près Byblos, par sir Oardner Wilkinson (2), dont nous donnons seulement la transcription d'après le texte restitué par M. Franz :

[Ix>.;.o:jy]vûv -t) woXtç || A&taxpittpi Rattrape AùpYjXtavôJ

àp/j.tpv. || y.î-fe-.y i-i-tù, \\ àr.ûr.x-M , rac-pl TtairpïS*; || mï.v.rfu

(1) Revue Numismatique, 134G, pages 270-271.

(2) Jfum. Chron.,t. IX (1S47), page U'S. Bœckh, C. F. Gr., suppl., t. Ht, n. 4503 bis. A. de Longpérier, Lettres du baron Marchant, nouvelle édition (18511, page I3i. Victor Langlois, Num. des Arabes. Paris, 1S59, page 93,

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