‹ Numismatique. Égypte ancienneChapitre 3 sur 111 · ALEXANDRE ^GUS · texte numérisé non relu

ALEXANDRE ^GUS

, — Même tète.

^. — AAEHANAPOY. Pallas combattant, à droite, dans le champ; devant, un aigle, un casque et les lettres HP en monogramme, n. 19. (Frappée à Héracléopolites.) AR ''

, — Même type, avec <l>AO en monogramme. PI. XII, n. 2. Pièce un peu oxydée. AR '^

— Même type, sans le casque devant la figure avec les

lettres ey. AR '

Mionnet cite seulement la drachme avec les lettres ev, tome 2, n. 41 . A Alexandre d'Epiro nous retrouvons souvent les mêmes initiales du nom de la ville sous les Ptolemées, témoins lesu. 135, 136, etc. La pièce a pu être fiappe'e à Evesperis en Cyrénaïque.

— Même type, avec oa^în où Aûm en monogrammes. PI, XII, n. 3. AR *

. — Même type, devant l'aigle ai. Pièce fourrée. AR '

Mionnet cite seulement un tétradrachme de ce module avec les lettres AI, tomeS, n. 37. Mais nous retrouvons souvent ces initiales de nom de ville dans les monnaies des premiers Ptoléme'es et aussi dans celles des rois de Syrie, frappées àDiospolis. Le n. 2 a dû être également frappé dans la même ville.

, — Même médaille, avec ev. AR ^

Mionnet, tome 2, à Alex. d'Epire, n. 41, probablement frappée, comme le n. 6, à Evesperis. Le poids du tétradrachme varie de 13 à 16 giamraes selon l'e'tat de conservation de la pièce, les drachmes, 3 gr. 5 decig. même celle fourrée.

Ces belles et rares monnaies ont été classées par la généralité des auteurs à Alexandre d'Epire malgré le module des tétradrachmes, d'une dimension en opposition complète avec les monnaies de cette province ; comme nous l'avons mentionné dans la précédente note les provenances des exemplaires connus sont complètement orientales. Borrell, dans le Numismatia chronicle, constate qu'il a vu une cinquantaine d'exemplaires de ces monnaies trouvées en Egypte, et pas une seule dans les ■ fouilles faites enf Europe. " , .

INTERREGNE

INTERREGNE

(311 à 306 avant J.-C.)

Lors de la mort d'Alexandre, les peuples, si vite soumis à la domination de ce célèbre conquérant, retombèrent généralement dans une complète anarchie, trois souverains éphémères de la famille du grand roi purent seulement s'asseoir sur le trône qu'il avait laissé en mourant. 11 n'y avait pas vingt ans que la terre avait recouvert les cendres 3e cet homme extraordinaire, que ses vieux généraux se disputaient son héritage et élevaient de toutes parts de nouveaux trônes sur les débris de ceux que les victoires de leur vaillant chef avait si vite renversés. De nouvelles divisions territoriales se créèrent alors et formèrent de grandes provinces qui furent gouvernées par des dynasties très-puissantes ; celle dont nous décrivons ci-après les monnaies fut sans contredit la plus célèbre et celle qui résista le plus longtemps à l'esprit d'envahissement et de domination du peuple romain.

1(1. — Tète jeune et cornue d'Alexandre, à droite, couverte d'une peau d'éléphant.

■^. — Sam légende. Proue de galère. Poids : 8 grammes, 5 décigr. Gravée, pi. I. AV ^ 'A.

Cette splendide médaille connue seulement par deux exemplaires (1), a été publiée par M. Waddington dans la Revue nximismatique (2), il la clas-e au jeune fils d'Alexandre, nous pensons contrairement à l'avis de l'éminent archéologue que cette monnaie a été frappée pendant l'interrègne, c'est-à-dire entre les années 310 à 306 avant J.-C. Nous croyons que c'est avec une intention parfaitement arrêtée que le chef qui en a prescrit la fabrication a évité d'y faire graver les moindres traces de titres de souveraineté; elle a dû être frappée vers la fin de l'interrègne, époque à laquelle Ptolémée était tout-puissant en Egypte et devait malgré sa grande probité avoir de sérieuses aspirations à devenir le souverain en titre de cette riche

(1) Le second figure dans les cartons du Cabinet de France.

(2) Année 1865, page 14 et pi. II, n. 2.

PTOLEMliE, SATRAPE D"liGYPTn

et belle contrée; ce grand politique devait employer tous les moj'ens possibles pour empêcher ses collègues de paralyser son ambition. Tous, du reste, devaient avoir secrètement les mêmes aspirations, et tous durent émettre des monnaies autonomes sans nom et sans titres, conservant seulement l'image du célèbre rdnquérant. De là les innombrables quantités de monnaies do bronze avec la tète d'Hercule jeune, ayant au revers la massue, le carqujis, des monogrammes de villes où d'agoranomes, et seulement les lettres B. A. ces pièces figurent dans toutes les collections.

PTOLEMEE SOTER (Gouverneur d'Egypte)

{32i à 30G avant J.-C.)

Eusèbe fait arri\ei' PtoMmée en Egypte vers l'an 323, l'anaée qui suivit la mort d'Alexandre; il gouverna ce riche pays comme Satrape pendant 17 années. En l'an 307, Antigone de Macédoine ceignit le diadème après la victoire qu'il venait de remporter sur Ptolémée ; ce dernier, piqué d'une telle audace et voulant montrer à son vainqueur qu'un revers, quelque terrible qu'il fût, n'était pas capable d'abattre son courage, se déclara roi de toute l'Egypte. Cet exemple fut vite suivi par Séleucus, Lysiinaque et par lei autres généraux d'Alexandre.

Tète casquée de Pallas, à droite.

^. — nTOAE>uiOY. Victoire debout, h gauche, tenant un étendard et une couronne; dans le champ, devant, une roue; au bas de chaque côté des pieds de la victoh-e ey *. (Monnaie au type d'Alexandre, frappée en Cyrénaïque?) Demi-statère. Poids: 4 grammes, 2 déc. Gravée pi. 1. AV. ^

Voici encore une médaille de première rareté et qui, comme les précédentes, a aussi une très-grande importance historique; elle a du être frappée vers la fin de l'interrègne au moment où les anciens compagnons d'armes d'Alexandre ne cachaient plus leurs ambitions et s'apprêtaient, d'un commun accord, à changer leurs titres de gouverneurs des provinces contre ceux de sou-

PTOLEMEE I, SOTER II

verains effectifs, et c'est à cette (époque du démembrement de ce grand Empire que la médaille dont nous publions la reproduction a dit être émise chez les Cjrénéens qui venaient de se soumettre au gouvernement de PtolémJe; elle est encore conforme en tout point comme fabrique et comme tjpe aux monnaies d'Alesandre-lc-Grand, qui se frappaient sur presque tous les points du monde connu à cette époque mémorable.

Le Cabinet Impérial possède un statère d'or, au même type que notre demi-statère, il porte également le nom de Ptolémée sans aucun titre, et ayant seulement une mention de recon- - naissance des Cjrénéens à ce grand capitaine; il a été publié par MM. de Longpérier (1) , François Lenormant (2) et MuUer (3).

Ch. Lenormant a aussi publié dans le Trésor de Gl]/ptique(4), un tiers de statère avec la même victoire au revers ; un crabe est figuré devant cette victoire, mais la tête est celle de Soter; la pièce malgré le manque du titre BASl.VEilS à dû cependant être frappée après que Ptolémée eut pris le titre de roi.

PTOLEMEE SOTER (roi d'Egypte)

(règue 21 ans do 305 à 285 avant J.-C.)

Né à Eordëe en Macédoine, l'an 360 avant Jésus-Christ, il devint très-jeune un des généraux d'Alexandre et suivit ce grand capitaine dans toutes ses expéditions; après sa mort, on lui confia le gouvernement de l'Egypte, de la Libye, ainsi que de toutes les provinces de l'Arabie et de la Syrie, limitrophes de l'Egypte. L'histoire mentionne que ce grand homme fut le premier parmi les lieutenants d'Alexandre, qui fut revêtu de la pourpre royale. Il fut souvent en guerre avec ses anciens compagnons d'armes, qui étaient jaloux de sa grande

(1) Revue numismatique, 1S44, pag.3s 325 et suiv.

(2) Monnaies des Lagides, pages 97, 9S.

(3j Xumismatiçiue de l'Afrique, tome 1, page 70. (4) Rois grecs, page 61, n. 9.

autorité. Il perdit et reprit plusieurs villes de la Plu^nicie et finit enfia par réussir à recouvrer toutes les localités importantes de cette belle contrée ; il avait même ajouté une partie de l'Asie à ses Etats, lorsqu'il abdiqua l'autorité souveraine en faveur de l'un de ses plus jeunes fils, Ptolémée Philadelphe, qu'il installa lui-même sur le trône. Il mourut deux ans après son abdication, l'an 283, après avoir régné 21 ans comme roi et gouverné l'Egypte pendant 17 années.

I '. — Tète diadémée de Soter à droite, l'égide nouée autour du cou.

^. — HTOAEJiAiov E.\i:iAEûs. Aigle au repos sur un foudre

à gauche; devant le monogr. figuré, pi. xii, n. 4. AV "

13. — Même pièce ; un bouclier ovale, placé, au-dessus du monogramme.

Mionnet, VI, n. 2, et François Lenormant, pages 41 à 45, à Magdolum.

Ce même monogramme se retrouve encore sur nos n. 27 à 30 et 50 à 61 . Voir au n. 27 la note sur l'explication de ce monogramme.

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