ALEXANDRE .«GIS
jour à un fils qui fut )iommé Alexandre et associe' à la souveraine puissance. Eiiridice, femme d'Aridée suscita bientôt une d vision entre son mari et la mère du fils du grand monarque, et força la veuve d'Alexaudre à aller avec son fils chercher un refuge en Epire. Olympia? les vengea par la mort d'Aridée et les fit rentrer en possession de leurs états. Roxane et son fils ne jouirent que peu de temps de leur puissance, dès l'année suivante l'ambitieux Cassandre fit renfermer dans une prison le jeune souverain et sa mère. Ils v restèrent près de 6 ans. Le peuple enfin, las d'une telle oppression, demanda que son souverain légitime fût rendu à la liberté et remis en possession du trône de son père. Cassandie, au lieu de lui lendre cette liberté, fit mettre à mort Jioxane et son fils; comme on le voit, le malheureux Alexandre ne régna effectivement qu'une seule année: c'est vraisemblablement pendant ce court espace de temps, que les généraux, dévoués comme l'était Ptolémee, ont pu faire frapper des monnaies au nom de ce jeune prince sans porter ombrage au tyran qui opprimait la mère et le flls ; de là une rareté réelle pour le |ietit nombre de pièces attribuées à ce souverain éphémère.
2. — Tète jeune et cornue d'AlexanJre ;\ droite, couverte d'une peau d'éléphant.
^. — A;\.EïA>"AP0V. Jupiter Aetophore assis à gauche; devant lui un aigle sur un foudre, au repos, à gauche. Sous le siège, la lettre A. Poids : 17 grammes. Gravée, pi. I. AR " Millier Numismatique d'Alexandre-le-Grand. pages 29 et 31.
^- — Même médaille; au lieu de l'aigle, un foudre placé horizontalement sous le siège. HIA en monogramme. Pi. XII, n. 1. Même poids. AR "
Miiller même page, n. 24 et Waddington, Revue Numismatique française, 1865, pages 15 et suiv. et pi. II, n. 3.
Ces deux rares médailles ont été publiées par M. Waddington dans la Revue numismatique ; le savant académicien n'hésite pas à les attribuer au fils du célèbre conquérant. Dans le même article il classe également au jeune Alexandre les monnaies suivantes; il s'appuie sur les témoignages des savants compétents, tels que Borrell, Cousinéry, Pinder, etc. Nous ne pouvons que nous ranger à l'opinion d'aussi éminentes autorités, d'autant plus que nous avons constaté nous-mêmes que ces monnaies ainsi que les 10 pièces portant les tjpes qui suivent étaient toujours apportées soit de l'Égjpte soit de la Svrie.