Même type, avec Pi (an 107); même poids. AR
Les dates qui figurent sur ces deux rares pièces, sont également celles de l'ère de Soter. IN'ous eussions classé ces deux didrachmes a Evergètes II sans la moindre hésitation ; les types et surtout le caractère des tètes sont en tout point semblables à ceux que l'on remarque sur les monnaies d'Evergète, même avec des dates élevées. Si les marques PC et l'z ne constituaient pas des dates, ces pièces appartiendraient au frère de Philométor, mais si ce sont réellement des dates, il parait impossible de concilier la difficulté; ces époques établies en prenant pour point de départ la mort de Soter, arrivée l'an 285, les monnaies auraient donc été frappées on l'an 178. Or, Évergètc n'était alors âgé que de 4 ans, et nous ne trouvons nulle mention de sa personne à cette époque ; sa mère vivait encore et ne songeait nullement à diviser le pouvoir. On pourrait ici discuter aisément nos dates de l'ère de Soter, ce titre ne figurant pas sur les pièces ci-dessus, mais nous n'avons jamais rencontré ce titre de iftTUPoi; sur aucun cl /'drachme, ni sur les drachmes avec des dates basses ou élevées.
o5(j Tète diadémée de Soter à droite, tous les cheveux frisés en très-grosses boucles.
j^. nTOAEM.iiov BAïiAEni. Aigle au repos sur un foudre à gauche; devant, i.z (an 7); derrière, ha. Poids, 13 grammes. -^I^ Lenormant, Gli/ptiqw-, pi. 82^ u. 17, à Philadelphe.
250 bis. — Même type sans date. Didrachme du poids de 6 gr. .-E '■ C'est ici que nous commencerons à signaler les initiales de» noms de villes que l'on a depuis longtemps classées à l'île de Chypre ; comment admettre un pareil système, surtout en présence
68 MiNORiTt: i)i: piih.omi:t(i(i, ci.kopatre i'« bki-.entf
des innombrables quantités de monnaies que nous connaissons actuellement avec les marques des villes de cette contrée? Nous ne verrons plus en effet d'autres monnaies que celles aux abréviations des noms de Citium Paplios, ou Salami, le ; \e iTa.Ya.\\ d'exécution et celui de l'administration des monnaies de ces ateliers n'eùt-il pas été matériellement impossible? Les n. 256, 278 et 282 portent les initiales de la ville de Paphos; malgré cela, le travail artistique nous parait parfaitement égyptien ; cela ne fait pour nous aucun doute que ces pièces ont été frappées à Panopolis.
MIXORITÉ DE PHILOMÉTOR
GLÉOPATRE V\ Régente,
(181 à 173 av. J.-C)
Cette'célèbre princesse n'ëtait pas encore nubile lorsque sou père, Antiochus le Grand, la fiini;a au jeune Ptolém^e Epiphane. Le roi de Syrie, en donnant ainsi sa fille eu mariage au jeune roi d'Egypte, cachait sans doute par ce moyen ses vues ambitieuses sur ce beau pays. Cléopàtre, bien loin d'entrer dans les projets de son père, resta con.stamment attachée à ses devuirs d'e'p^mse et de mère. A la murt d'Epiphane, elle fut chargée de la tutelle de son fils Ptoléraée Pliilomi^tor, encore tout enfant. Elle s'acquitta de cette tâche difficile avec tant de prudence et de sens politique, qu'elle sut conquérir la plus grande considération qu'une souveraine puisse obtenir de se.'sujets. Cette digne princesse mourut l'an 173 avant J.-C, emportant avec elle les regrets et la vénération de tous ses peuples. Elle laissa en mourant, outre Philométor, un autre fils, Ptoléraée Evergète II Physcon, et une fille portant aussi le nom de Cléopàtre, qui partagea successivement le lit de ses deux frères. Il est à regretter que les biographes restent si souvent muets sur la vie de cette princesse qui devrait être pourtant citée comme la femme la plus célèbre parmi les reines qui ont porté le même nom de^Cléopàtre.