Bustes accolés de Sérapis et d'Isis à droite
1^. — nTOAEMAior p.A5;iAF.iis, Aigle au repos sur un foudre, à gauche, se retournant à droite, ayant sur l'aile gauche une double corne d'abondance, ceinte d'un diadème; entre les pattes, les lettre Ai. (Frappée à Diospolis.') Poids, 14 gr. Gravée, pi. V. AR'
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257 bis. — Même pièce ; la corne dabondance est simple. AR'
Eckhel, Doct. Nvm. Vet., t. W , p. 24 ; Cousinéi-y, lettre iv, page 137, à Soter I'"' ; Ch. Lenoi-mant, Trésor de glijptique, pi. 88, n. 14; R. St. Poole, Num. Chron., 1^66, pag. 1, vignette.
Cette rare et belle médaille, peut-être Tune des plus intéressantes de la série lagide, a été expliquée par M. R. St. Poole qui la range à la régence de Cléopàtre. Ce classement est en ellet des plus intelligents; cette femme, si justement célèbre, dut avoir l'heureuse idée de faire frapper des monnaies aux types ■ des divinités révérées de l'Egjpte. En agissant de la sorte, elle se plaçait, ainsi que son jeune fils, sous la protection des génies tutélaires du pays. Si cette reine fut trop modeste pour s'autorisera émettre la pièce que nous signalons, les Alexandrins, qui, nous l'avons mentionné dans la notice ci-dessus, eurent pour la more et le jeune enfant un respect qui ressemblait a un culte, durent choisir ce type aux effigies de leurs affections.
La nature du métal, le travail d'art de cette belle pièce, tout concorde parfaitement pour justifier le classement du savant conservateur du Musée Britannique ; le travail artistique des têtes pourrait faire supposer que la pièce aurait été frappée 25 ou 30 années plus tôt, mais l'allure et le mouvement de l'aigle du revers est d'une époque parfaitement contemporaine de celui qui est gravé sur la planche V, n. 215. On pourrait même supposer que cot aigle est l'œuvre du même artiste. Si, après la comparaison de ces deux médailles entre elles, il subsistait quelques doutes, ils disparaîtraient aussitôt en faisant un rapprochement avec celles qui suivent. Sur plusieurs de ces pièces, en effet, la tête d'Isis est de même style; la médaille portant le nom de Cléopàtre et les deux suivantes fournissent encore la preuve de la justesse de cette attribution ; la fabrique, l'attitude de l'aigle qui se retourne dans un mouvement identique, tout, jusqu'à la corne d'abondance que l'on voit sur son aile, confirme ce fait. Une dernière raison, qui pour nous est majeure, c'est que la pièce du roi de Syrie, pi. XI, n. 276, incontestablement frappée pendant le séjour de ce souverain en Egypte, porte encore la même figure de la reine sous les traits d'Isis. Le roi Antiochus, qui avait la prétention
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(le protéger le jeune roi en l'enlevant à son peuple, ménageait sans doute la susceptibilité des Alexandrins, en paraissant regretter la défunte régente, et, comme témoignage de ce l'ait, émettait des monnaies sur lesquelles était encore représentée sous des traits divins; sa sœur, la mère du jeune roi d'Egypte.
258. — BAÏIAI2ÏI1S KAEon.vTSPA. Tète de la régente â droite sous les traits d'Isis.
Ri. nTOAEMAior DAsiAEas. Aigle au repos ù gauche, se retournant k droite, ayant également sur l'aile une corne d'abondance; devant, l'aigle.rA, en monogr. pl.XII,n.37. Gravée pi. V. ^ "Z.
Très-rare ot superbe pièce^ inconnue à Miounet.
25'J. — Sans légende; même tète.
^. Le même, sans monogramme. ^E "*
Mionnet, IV. n. 394.