AURÉLIEN — SÉVERINE
^. eroYC. ç. Aigle au repos, à droite, portant une palme sur Taile gauche (n. 3508). pot
An7.
3268. — Même l^ende et même buste.
^. erorc. Z. L'Équité debout, à gauche (n. 3509) . pot*
3269. — Même légende et même buste.
^. eiOïc. z. L'Espérance allant à gauche (n. 3510) . pot*
3270. — Même légende et même buste.
]^. eTOYC. Z. Âigle à gauche, se retournant à droite , por-* tant une couronne dans son bec (n. 3511). pot
3271. — Même légende et même buste.
i). eroYC. Z. Aigle au repos, à droite, portant une palme sur
l'aile gauche. pot*
Pièce sans date.
^72. — Même légende et même buste.
1^. Sans date. Aigle éployé de face, tenant une grande cou* ronne dans ses serres. pot *
SÉVERINE, femme d'Aurélien.
An 6.
3273. — OYAH. C€YHPINA C€B. Buste diadème de Séverine, à dr. ^. eroYC. ç. L'Espérance allant à gauche (n. 3512). pot^
3274. — Même légende et même buste.
^tfj ^. eroYC. ç. Aigle à gauche, se retournant à droite, portant dans son bec une couronne (n. 3513). pot"
3275. — Même légende et même buste.
i). eiOYC. ç. Aigle adroite, portant dans son bec une couronne ; sur l'aile gauche, une palme (n. 3514). pot *
An 7.
3276. — Même légende et même buste.
lE^. €T0YC. z. L'Espérance allant à gauche (n. 3516). pot»
3277. — Même légende et même buste.
^. erOYC. z. L'Équité debout, à gouche (n. 3517). pot' n. • 18
262 SÉVERINE — AURÉLIEN BT YABALÂTH .
3278. — ovAn. c€VHPi\a c€b. Môme buste.
1^. eiovc. z. Victoire allant à droite, portant une couronne et une palme (n. 3518). pot »
3279. — Même légende et même buste.
^. erorc. z. Kome-iV/cépAore assise, à g. (n, 3519). Gravée, plancheXXXIV. pot»
3280. — Même légende et même buste.
^. erorc. z. Aigle à gauche, se retournant à droite, portant dans son bec une couronne (n. 3520). pot'
3281 . — Même légende et même buste.
]^. elovc. z. Aigle au repos, à droite, portant dans son bec une couronne et une palme sur l'aile g. (sup., n. 616). pot'
AURÉLIEN & VABALATHE, roi de Peâmyre
(années 270 et 271).
Dans la suite iconographique romaine, Tun des personnages qui ont le plus occupé les historiens anciens et modernes, les nomismatistes et les archéologues, est le prince dont nous déorivons ici les monnaies, comprenant presque toutes les variétés connues.
Les auteurs anciens sont généralement en désaccord sur Torigine de Vabaiathe. Ils en font deux personnages distincts. Les modernes ont écrit sur lui et sur les quelques membres de la famille la matiôre de plusieurs volumes^ sans eclaircir complètement la question. Charles Lenormant avait judicieusement proposé de voir dans Vabaiathe et Athénodore un seul et même prince (1) ; et Victor Langlois (2) en refusant de suivre une opinion aussi sage et aussi raisonnée, n*afait qu*embrouiller encore davantage la question sans réussir à faire admettre que Vabalatheet Athénodore fussent deux iWa de Zénobie, mais issus de deux mariages.
Comme nous le disions plus haut, mal^^ plus de vingt dissertations, plusieurs points sont restés en litige. Après les Corsini, Eckhel, Frœlich, A. de Longpérier, LeNormant, Pellerin, deSalIet, de Saulcy , Vaillant , de Vogué , Waddington ^ etc. , etc., il serait téméraire de tenter d'expliquer certains pomts quiontasses embarrasse plusieurs savants. Seulement nous croyons pouvoir démontrer que Zénobie et son lils vécurent (contrairement à l'opinion générale) en bonne intelligence avec Aurélien pendant environ deux années. Si nous pouvons llxer Tépoque précise où la scission eut lieu entre Aurélien et sa célôbre vassale, nous aurons
(1) Revue Numismatique, années 1846, pages Ï6S et suit.
(2) Num. des Arabes, pages 9i, 95, 115, 116.
ZÉNORIE . 263
alors la date certaine \e la chute de la reine de Palmyre et de sa race.
Il paraît indiscutable que lors de lavénement d'Aurélien au trône, Zënobie et son llls (ou peut-être ses lils) avaient en Orient un pouvoir assez étendu, mais il n^avait jamais éié asfoz complet pour leur permettre de placer leurs noms et efldgies sur les monnaies frappées dans les contrées où ils Texerçaient.
On ne peut,8*expliquer en effet que Zënobie ait, selon les auteurs, gouverné TEgypte, la Babylonie, la Syrie et quantité d'autres contrées de la Haute Asie pendant trois années, sous Claude le Gothique, sans laisser la moindre trace de son nom sur les monuments numismatiques. D'aprOs les monnaies que nous allons décrire, il est & peu prôs certain que lors de ravénemont d'Aurélien au pouvoir, une entente parfaite existait entre ce souverain et Tam- Ditieuse Zénobie. Elle dut être reconnue reine régente d*une partie de l'Asie ; elle avait le mémo pouvoii* que tous les rois du Bosphore, dont nous voyons généralement les portraits (tigurés sur les monnaies fhippées dans le Pont) au revers dc^ empereurs romains depuis Auguste jusqu*& Constantin. Son llls Vabalathe était donc comme an vice-roi sous la tutelle de sa môre ; de là le monnayage égyptien et syrien si nombreux d'Aurélien, avec le buste du jeune Val^alathe placé au revers des piôces courantes. Ch. Lenormant dit (1), en parlant de Zénobie. « Tout en se préparant à résister " & Anrëlien, elle voulaitjse ménager les moyens de Tapaiser en cas « de revers. C'est à cettodif^position qu'il faut attribuer la variété «* de piôces frappées à Alexandrie i)endant la premiùre et la «* seconde année du régne d'Aurélien. Parmi ces pièces, les unes « nous montrent la tête seule d'Aurélien, les autres le portrait « d'Aurélien joint & celui de Vabalathe, etc., etc. » Nous pensons, contrairement au savant archéologue , qu'Aurélien fut toujours le seul souverain de r Afrique et de TAsie , qu'il ûi frapper.
Sendant les deux premières années de son règne au moins autant e monnaies alexandrines avec sa tête seule, qu'il en i\i frapper avec le buste de Vabalathe au revers de ses pièces. Nous connaissons une douzaine de variétés de revers des monnaies d'Aurélien 0ea1, pendant les deux premières années de son règne, et nous n'avons pa constater plus de huit variétés des pièces avec Aurélien et Vabalatlie. Nous avons la pres<iue certitude que les monnayeurs alexandrins reçurent de l'Empereur l'ordre de ft*apper simultanément des monnaies à son nom seul, et d'autres pièces avec le basie du flls de Zénobie. Il en fut très probablement de même à Antioche, où nous voyons les monnaies d'Aurélien et de Vabalathe f)E*appëea dans neuf ateliers sur les dix qui fonctionnaient ù cette époque; outre les monnaies, nous avons encore une inscription de lapins haute importance, celle découverte a Nahr-El-Fidar, près Byblos, par sir Gardner Wilkinson (2;. dont nous donnons seulement la transcription d'après le texte restitué par M. Franz :
IIaXiJL'jpT)vu)v -q :c5X'.; || AuToy.piTcp'. Kaicapt || AipTQXtavû
(1) lUvue Numismatique, ISiO, pageh 270-271.
(t) Num. Chron.,i, IX (liî47), page irS. Bœckh, C. F. Gr., fiuppl., t. Ill^ n. 4503 bis, A. de Longpérier, Lettres du baron Marchant, nouvelle édition (1851), page 434. Victor Laiitflois, Sum. des Arabes, Paris, 1859, paffe 93,