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Ochin {ւկ-շԻ՚ե ou Օշէ^)^ frère du roi Héthum II, connétable d'Arménie et ichkhandeGantkoi, succéda à Léon, son neveu, par le choix des barons. A son avènement au trône, il eut avec le roi de Chypre des différends qui ne furent aplanis qu'en 1311, par le pape Clément Y (1).
Les Tatars et les Mamelouks ayant continué leurs courses en Arménie en 1317, Ochin sollicita l'appui des princes chrétiens ; mais il n'en obtint pas de secours, car en 1320 les musulmans n'avaient pas encore abandonné le pays (2). Dans le même temps, Ochin était en guerre avec les rois de Sicile et de Chypre, et le pape Jean XXII ménagea entre eux une trêve qui, en cette même année 1320, se convertit en une paix solide. Au milieu de tant de péripéties, Ochin trouva le moyen de rebâtir les châteaux forts que de longs sièges avaient en partie détruits, d'en construire de nouveaux (3) et de bâtir des églises. La mosquée de Kilisè- Djami, à Tarsous, qui est une ancienne église placée sous le vocable de Saint-Paul (4), a été très-probablement élevée par les soins du roi Ochin, ainsi que semble l'indiquer l'inscription suivante en deux lignes, que j'ai vue au-dessus de la porte située à droite de l'abside (5) :
11/1/ դույաձ տէարն է արղարոց ^ Լ. բնաևարան bn0iuijbng :
^ալեայ զ\Լւ֊շթ "'քք["',/] Հ^՚^մ՚՚ց ^ fin ք.աւփ^ գ tiitJIAuMjb դորձոց I
a Cesl la porte du Seigneur pour Խ jusiee et Vhabilaiwn ԱԽէշ. Comerve Ochin, foi des Arminiens^ toi qui pardonnee Խ faatee! »
(1) Rainaldi, ad afin. 1311, n® 77. enseveU Hugues le Grand, comte de Venuan-
(2) Rainaldi , ad ann. 1320, n^ 21. dois. (Michaud, Croisades, 1. 1*', Hv. nr.)
(3) Inscr. de la Glicie, p. 27-8, յՐ 60. (5) Inscr. de la Cilicie, p. 28, n*» 61. —
(4) Michaud et Poujoulat, Corr. d*Orient, Arch. des miss, scient., t. IV, p. 73. Cf. mon t. VU, p. 170. — Cest dans cette église, di- Rapport au Ministre.
sent les chroniqueurs des croisades, que lut
Ochin se montra très-zélé pour la réunion de l'Église d'Arménie. Ce fut par ses soins que se tint, en 1316, le concile d'Adana (1), où l'on confirma les décrets du concile de Sis.
[Imitation de la monnaie chypriote.] Auckin Ihakavùr Haiotz.
OCanXj ROI DES ARMENIENS.
Le roi, revêtu de ses ornements royaux, est assis sur un trône, tient une croix et un sceptre fleurdelisé.
FRAPPé DANS LA YILLI DB SIS.
Deux lions adossés, entre eux une double croix.
Tahégan d'argent.
Collection d'Alischan.
Revue Archéohgique, dixième année, p* 473.
[Imitation de la monnaie des sultans Seldjoukhides de Ronieh.]
OCffiN, ROI DBS ARMâflENB.
Le roi à cheval marchant à droite et tenant un sceptre fleurdelisé ; derrière le roi ••• , devant le cheval un signe ressemblant à un fer à cheval, y (itc).
f t ej՝%bU.՝(r W h •PU.I JIK-P% [Ւ ՍՒՍ]
FRAPPB DANS LA YILLB DB SIS.
Lion marchant à droite, derrière lui une croix. Tahégan d'argent. PI. III , n« 4, 5.
(1) Galanus, Conc. Arm.^ t. XIV. — LeP.Monnier, Lettres surrArménie.
Plusieurs variétés.
Variétés de la légende du droit : Հ\Ա^ , <1Լ&ՈՑ* Variétés de celle du revers : •PU^O JUk^PU^^»»» Variétés des sigles du droit : Devant le cheval 5* ^^ ^f o\x Y- Cabinets de France, de Vienne, de Venise, asiatique de Saint-Pétersbourg, d'Alischan et de Lagoy.
Brosset, HUUnre du Bas-Empire deLebeau, t. XX, p. 510, note du $ 53 du lîv. ex. — Monogr., n® 17. — Krafft, p. 21, pi. I, n~ 53, 55. — Europa, 1851, pi. n«6.— Sibilian, p. 18, 19, pi. II, n« 7.
[bnitation de la monnaie chypriote.]