LÉON V
Léon V {]եւյքե), fils d*Ochin, succéda à son père, sous la tutelle de sa mère et d'Ochin, ichkhan de Gorighos (1). Le commencement du règne
(1) Saint-Martin, Mém. sur l'Arménie, 1. 1*', p. S04.
— sodé ce prince fut marqué par de grandes divisions qui éclatèrent dans le royaume. Le sultan d'Egypte profita de ces troubles pour y faire une nouvelle irruption (1). Toutes les places de la plaine s'étant rendues sans coup férir, les Arméniens se retirèrent dans celles de la montagne, près desquelles ils battirent les Égyptiens qui s'en étaient approchés (1322). Les incursions des musulmans continuèrent ainsi jusqu'en 1341 (2). On peut juger de l'extrémité où ils réduisirent le royaume par les fréquentes ambassades que Léon envoya aux princes chrétiens pour en tirer des secours. Menacé de perdre ses châteaux, qu'il ne pouvait plus défendre, Léon écrivit au pape afin qu'il s'entremit pour offrir aux Hospitaliers les deux forteresses de Siguinum et d'Ântiochette, et leur en confier la défense contre les envahisseurs (3). Enfin, poussé à bout par les Égyptiens, Léon envoya des ambassadeurs à Philippe de Valois, qui lui donna <c diz mille florins d'or de Florence, pour estre convertis en la garde de ses chastiaux et pays (4). d Quelque temps après (1333)» le pape Jean XXII , pressé par le roi de France, publia une croisade en faveur du roi d'Arménie. Les rois de Bohême, de Navarre, d'Aragon, prirent solennellement la croix ; mais la mort du pape » arrivée en dé* cembre 1334, fît évanouir les projets de ces princes. Réduit à ses propres forces, Léon se retira dans un de ses châteaux du mont Taurus, et fut assassiné par les Arméniens en 1342(5).
[Imitation de la monnaie des Seldjoukhides de Rouieh.]
LÉON, ROI DBS ARldinBNS.
(1) Héthum, ch. xlv. (4) Art. de vérifier les dates. Rob d'Ar-
(2) Aboulféda, Ann. mus., t. V, p. 205 ménie, Léon V, charte de 1332.
et suiv. — Cantacuz., liv. ffl, ch. xxxi-xxivii. (5) Villani, Uv. Xn, 3. — Cappelletti {VAr՛
— Tchamitch, t. ա, p. 300 et suiv. wienia, t. II, 57) le fait mourir en Chypre,
(3) Paoli, Cod. dipl., t. H, n« 64, p. 81. avec sa femme Constance. Bref de Jean XXn (1332).
Le roi à cheval passant à droite et tenant un sceptre fleurdelisé ; derrière le roi •••
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FRAPPÉ DAIfS LA YILU DE SIS.
Lion passant à droite, derrière lui une longue croix. Tahégan d'argent. PI. III . n® 6.
Plusieurs variétés dans le sigle du droit : 1^ sous le cheval կ^; 2fi derrière le roi + ; 3® ou bien encore -f-.
Cabinets de France, de Vienne et du docteur Orta.
Krafft, p. 13, pi. Լ 21. — £uropa, 1851, pi. n*" 5.— Sibilian, p. 17, pl.I,n0 6.
LEON, ROI DBS ARMÉNIENS
Le roi à cheval, marchant à gauche et tenant un sceptre fleurdelisé; en contremarque le mot arabe vililtt fe roi.
FRAPPÉ DANS LA VILLE DE SIS
Lion marchant à droite, derrière lui une croix.
Tahégan d'argent.
Cabinet Timoni.
Rrafft, p. 13 et suiv.
[Imitatioii des monnaies de Chypre.]
LÉON, ROI DES ARMÉNIENS
Le roi, tu de face, assis à la manière orientale, tient un sceptre fleurdelisé.