‹ Numismatique générale de l'ArménieChapitre 4 sur 62 · XERXÈS · texte numérisé non relu

XERXÈS

(174-164 av. J.-C.)

Xerxès est encore un de ces princes sur lesquels l'histoire ne dit que peu de chose. Cependant un fragment de Polybe (1) nous donne sur ce personnage des détails suffisants touchant Tépoque où il vécut et le pays où il régna. Xerxès, à ce que nous apprend Polybe, faisait sa résidence à Arsamosate, et il est probable qu'il régnait sur la même région qu'Arsa> mes, qui était peut-être un de ses ancêtres. Antiochus IV, Epiphane, qui occupait le trône de Syrie, ayant résolu de faire une expédition en Arménie (2), déclara la guerre à Xerxès ; celui-ci, voyant qu'il ne pouvait résister aux forces d' Antiochus, mit sa confiance dans la grandeur d'âme du roi de Syrie. Ce prince se contenta alors d'exiger de Xerxès qu'il payât le tribut que son père avait négligé d'acquitter, confirma le traité de paix qui avait existé entre eux, et lui donna sa sœur en mariage. Voici la traduction du passage de Polybe qui a trait à l'histoire de Xerxès : « Antio- « chus [IV, roi de Syrie] étant sur le point de mettre le siège devant « Arsamosate, ville située entre l'Euphrate et le Tigre, dans un lieu nommé « la beUephinej Xerxès, qui y régnait, prit d'abord la fuite; mais, <t réfléchissant ensuite que si l'ennemi s'emparait de la capitale de ses <( Etats, il soumettrait facilement le reste, il résolut d'envoyer des ambas- ՛< sadeurs au roi de Syrie et de lui demander une entrevue. Les favoris << d' Antiochus lui conseillaient de s'assurer de la personne de Xerxès et <( de faire entrer dans sa propre famille la principauté d'Armosate, en la « donnant à Mithridate, fils de sa sœur naturelle. Loin de suivre cet avis, <t Antiochus aima mieux conclure un traité^ de paix avec Xerxès; il le fit <c venir en sa présence, lui remit la plus grande partie des tributs que le « père de ce jeune prince avait refusé de payer, retira de lui trois cents t< talents, mille chevaux, mille mulets avec leurs harnais, et lui donna sa « sœur Antiochide en mariage, après avoir réglé les affaires de ce « royaume. La grandeur d'âme et la générosité, vraiment royales qu'An-

(<) Excerpt, de virt. et vit. Eitr. de Con- (2) Appien. Syr, § 45, 46, 66.

stantin Porpbyr.

<i tiochus fit paraître en cette occasion, lui attirèrent l'amour et la con- « fiance des peuples de ces cantons. » * •

Ces détails sont suffisants pour établir l'existence du prince dont nous allons décrire les médailles, et il est bien évident qu'elles ne peuvent être attribuées à aucun autre roi du mtaie nom, car l'un des signes carectéristiques de leur provenance annénienne est la tiare, qui figure sur les trois pièces de Xerxès connues jusqu'à ce jour.

L'abbé Barthélémy a le premier publié une médaille de Xerxès ; seulement il conjecturait que l'Antiocbus qui eut des démêlés avec ce prince était Antiochus III le Grand (1 )• Le Père Frœlich, au contraire, plaça cet événement sous Antiochus IV, par d'autres motifs (2). Visconti a rétabli les faits dans toute leur vérité^ dans une note jointe à sa dissertation sur Xerxès (3). Une autre médaille de Xerxès a été décrite par Mionnet; elle diffère seulement de la première par les monogrammes du droit et du revers (4).

Tête barbue coiffée de la tiare avec la clamyde à droite; derrière la tête, un monogramme. Grenetis au pourtour.

fP BAZIAEÛS La Victoire debout, à gauche, tenant de la main

SEPSOT droite levée une couronne, et appuyée de la gauche

sur un bouclier. Dans le champ, NK en monogramme.

Cuivre, moy. mod. — PI. I, n° 6.

Cab. de France.

Tête barbue coiffée de la tiare avec la clamyde à droite. Filet au pourtour.

fP [BAIIAEÛI] Victoire debout , à gauche , tenant de la main

SEPSOT droite levée une couronne. Dans le champ : Z.

(L'an 6 du règne?)

{{)Mém.del'Àead.dê$in$er,,i.X\\yp.iOA. {3) Ieonogr.gr,, Ղ^բ^ճ., ch.xii,§3, p. 520.

(2) Âceessio ad num. reg,, p. 64, pi. I, note 3.

Cuivre, pet. mod.

Gab. de M. Rollin.

Tête barbue et coiffée de la tiare , à droite. Filet au pourtour.

^ [BA]ZIA££t [2] La Victoire debout, à gauche, tenant une couronne SEPSOT de la main droite et appuyée de la gauche sur un bouclier. Dans le champ, H. (L'an 8 du règne?) Filet au pourtour.

Cuivre, pet. mod. — PI. 1 , n* 7.

Gab. de France.

Dans le catalogue d'Ennery (1 ) on voit figurer une médaille d'argent de Xerxès, que les numismatistes n'ont point comprise dans leurs classements , parce qu'elle a été généralement considérée comme fausse ou douteuse.

Les monogrammes exprimés sur le revers des médailles que nous venons de décrire sont sans doute les dates du règne de Xerxès. Barthélémy avait supposé que l'H, qui figure sur l'une d'elles, n'était pas l'année 8 du règne de Xerxès, mais bien l'initiale de Ekéyepdocy ville de l'Arménie quePtolémée place dans la préfecture d'Arsamosate. Une autre médaille porte la date Z, ou 6.

ABDISSAR.

(Vers la moitié da second siècle av. J.-C.)

Le roi Abdissar n'est point connu dans l'histoire; mais la ressemblance des trois médailles qui nous sont parvenues de ce prince avec celles de Xerxès, roi d'Arsamosate, est frappante. La coiffure de ce prince, son nom sémitique, le type de ses médailles comparé avec celles de Xerxès ont engagé Visconti à ranger Abdissar dans la série des rois d'Arsamosate (2).

(!) p. 28, i93. (2) Iconog, ^.,2«part., ch. m, § 4,-p. 252.

M. de Saulcy, qui a confirmé cette attribution, suppose qu'Abdissar devait être, selon toute apparence, fils de Xerxès, ce qui fixerait la date de son règne vers la moitié du second siècle avant l'ère chrétienne (1). On peut donc établir ainsi la succession des rois d'Arsamosate :

Arsc/kim, vers 245 avant J.-C.

Lacune de plusieurs règnes.

XerxèSy 174 à 164 avant J.-C.

Aôdtssar, vers 150 avant J.-C.

Le nom d'Abdissar se rencontre dans plusieurs monuments. Deux inscriptions phéniciennes, celle d'Oxford et celle de Malte , qui est bilingue (2), rapportent ce nom, dont la composition est assurément sémitique. Le nom d'Abdissar, ^dk nay , et mieux encore ՝^>dih ոձ», comme le pense Lindberg, est rendu dans la traduction grecque de l'inscription phénicienne de Malte, par Aiovûo-ioç. qui vient de J^iôvutroç, BacchuSj que les Grecs, au dire d'Hérodote, avaient assimilé à l'Ostm du Panthéon égyptien : Qtoùç âe ycèp ov Tou^ avTOÙq Troévreç AiyÛTrreot aéëovrai izXw laiôç te xaï Oaipioç, xàv iç, Atôi/ucov eîvai XéyoLKxe (3). Plus loin, le même auteur dit encore : Ôaépi; it wrt Atào^coç xad' tXkàioL yy&ff(7(xy (4). Le dieu Issar, dont le nom entre dans la composition de celui d'Abdissar, parait donc avoir été regardé par les Grecs comme étant le même que leur Aiovueroç, c'est-à-dire Bacchus ou Osiris. On sait, par le témoignage de Suétone (5) et de Dion (6), que le nom jEmr signifiait, dans la langue étrusque, Dieuj ou peut-être un dieu parculier, tandis qu'au contraire en hébreu le mot ner, sar ou cAar, qui semble appartenir à une même racine sémitique, veut dire tout simplement />rince.

Cette terminaison en sar se rapproche aussi beaucoup de celle des noms propres assyriens.

(\ ) Bulletin arehéol, de l'Mhenœum /hin- (3) Hérodote^ U, 42.

çais, 4835, n* 42, p. 104, le Roi Abdissar. (i) Hérodote, II, 444. — Cf. aussi Diodore

(%)Mém. de l'Àcad, des imer,, t. XXX, de Sicile, IV, i, 247. — Plularque. Isiset

p.405,423.— Pococke.DMcr.o/'iyieEcMl^t.II, Osir., 43.

p. 243. — Akerblad. Lettre sur une inscript (5) Hist. Àug,, ch. 97.

phénic. trouvée à Rome. — Lindberg. De (ô) Li?. lxvi,§29. Inseripi. Meliteniiphœn.-greea.

Il est remarquable de trouver dans les hiéroglyphes que le nom propre lu par Champollion, Poëris, et qui s'écrit iT HD ^fl^ le cfte/*, se prononce, selon un monument du Sérapéum découvert par M. Aug. Mariette, )(՜^^\յ^^ c'est-à-dire PcSA^R, ԽշԽք (4).

Parmi les satrapes de Tarse en Cilicie, dont les médailles nous sont parvenues (2), il en est un dont le nom se rapproche aussi beaucoup de celui d'Abdissar, c'est Abdsohar, innay, Խ serviteur de SoԽry l'étoile brillante de Vénus, personnage qui paraît avoir été contemporain d'Artaxerxès-Mnémon .

Quand Yisconti publiait la monnaie d'Abdissar , il ne s'étonnait pas de voir un nom sémitique porté par un roi d'Arménie, confiant dans l'assertion de Strabon (3), qui dit, d'après Posidonius, que la langue des Arméniens avait beaucoup d'affinités avec celles des Syriens et des Arabes. Rien n'est plus erroné que cette opinion du géographe de l'antiquité, car on sait que la langue arménienne appartient à la famille des langues indogermaniques, et si l'on trouve des rois d'Arménie portant des noms sémitiques, comme Xerxès et Abdissar, par exemple, cela prouve tout simplement que les Arméniens eurent pour rois des monarques étrangers, à répoque des derniers Séleucides. Nous savons en effet que bien avant le renversement de Vahé, fils de Van, dernier roi de la dynastie d'Haïg, par les Macédoniens, l'Arménie dut subir la domination de gouverneurs étrangers à leur nation, auxquels les rois Achœménides avaient donné des satrapies presque indépendantes et qu'ensuite, elle fut réunie en partie à l'Empire des Séleucides jusqu'à l'époque où Arsace le Grand donna le royaume d'Arménie, qui alors faisait partie de l'empire des Parthes, à son frère Vagharschag, fondateur de la deuxième dynastie arménienne.

(I) De Rougé, Tombeau d^Amhês, p. 33. — par M. Mariette^ § 3^ p. 66^ note 42. Bulletin de l'Àlhenœum fr,, 1855. Renseigne- (2) De Luynes^ Num. des satrapies, p. 26.

mentssur les Apis du Sérapéum de Memphis^ (3) Lvr. I.

Les premiers oumismatistes qui publièrent les monnaies d'Abdissar avaient mal lu le nom de ce roi, qui offrait une véritable difficulté. La forme sémitique du nom d'AMissar, la mauvaise conservation des légendes avaient aussi induit Eckhel (1 ) en erreur, et ce Ait Sestini qui en donna le premier une bonne lecture et les fit graver; seulement les lettres lE (15), date du règne d'Abdissar, furent omises sur la figure qu'il reproduisit de l'une de ces médailles (S). Visconti, dans son Iconographie grecque (3), a adopté la leçon de Sestini, qui est aujourd'hui admise sans contestation.

Tête d'Abdissar, barbue, coiffée de la tiare arméniaque et tournée à droite. Grenetis au pourtour.

gp BA2IAEÛ2 Aigle tournée à droite.

ABAI22AP0Ï Cuivre, moy. module. — P. I, n"" 8.

Cab. de France.

Tête d'Abdissar, coiff'ée de la tiare arméniaque et tournée à droite. Grenetis.

8? BASLVEÛ [2] Buste de cheval, avec sa bride, tournée à droite. ABAI22AP [OY] Cuivre. — PI. I, n° 9.

Une variété de cette médaille a été publiée par Eckhel et Sestini avec la date lE, l'année 1 5 du règne d'Abdissar.

Tête d'Abdissar coijGTée de la tiare arméniaque et tournée à droite. Grenetis.

g; ABAI22[APOY] Aigle tournée à droite.

BA2LVE [Û2] Cuivre. — PI. I, n° 10.

Cab. de France.

Les monnaies d'Abdissar nous fournissent deux types fort curieux à

(1) Docl. num. vet., t. Il, p. 208. (3) Part, ii, chap. 12, § 4, p. 252.

(Ղ) Lettres, iA\,ip,iOA,

étudier ; ce sont : le cheval que nous avons déjà vu figurer sur les monnaies de Arscham, et l'aigle. Les auteurs arméniens et grecs sont d'accord sur ce point, que l'Arménie produisait beaucoup de chevaux (1). Ainsi, nous avons vu que Xerxès, roi d'Arsamosate, dans le traité de paix qu'il signa avec Antiochus, dut s'engager à lui fournir mille chevaux et autant de mulets (2). Nous savons aussi que les rois d'Arménie envoyaient tous les ans au roi de Perse vingt mille poulains en tr^ut (3). Nous verrons plus loin que le cheval est un type assez fréquent sur les monnaies des Arsacides. Mais déjà à une époque antérieure , le cheval était une des ressources principales du commerce des anciens Arméniens. Ainsi nous trouvons dans les livres saints, un passage d'Ezéchiel, qui dit : <c De domo Thorgoma {id est Armeniae) equos et équités et mulos adduxerunt ad forum tuum (4). »

L'aigle qui figure ici pour la première fois sur deux monnaies d'Abdissar, est un type qui paraît emprunté aux médailles des Séleucides, sur lesquelles il commence à paraître à l'époque d'Antiochus IV. Cependant nous savons, par le témoignage des anciens historiens de l'Arménie, que l'aigle était aussi un emblème spécial à ce royaume. Moyse de Khorén nous apprend, en effet, que Vagharschag, en organisant sa cour et son empire, institua une satrapie en faveur d'une famille qui avait le privilège de porter devant lui les aigles, et à laquelle il donna le nom d'Ardzivouni , et plus simplement Ardzrouni, c'est-à-dire porte-aigles : ւ ղաբկուձիգ գէաեՀ

nom de ceux qui portaient les aigles devant lui (Vagharschag), n'était pas Ardzrouni, mais bien Ardziv-ouni (5). » L'historien Mesrob rapporte que sous le règne d'Arsace, l'aigle et l'arc étaient les emblèmes du royaume d'Arménie (6). Nous verrons plus tard, տ\մ une monnaie fi*appée par Tigrane II, roi de la dynastie arsacide d'Arménie, figurer un personnage debout qui tient de la main gauche un arc.

(1) Moyse de Rhorên, liv. W, ch. 62. — (3) Strabon, lir. XI. Fâustus de Byzance, liv. տ, ch. 20. — Stra- (4) Ezech., XXVIl, U.

^>on. !»▼• XI. (5) Moyse de Khorén, liv. II, ch. 7.

(2) Polybe, ExccrpL, t. II, p. 1381. (6) Mesrob, p. 5.

§ m. ROYAUME DE LA PEnTE-ARMÉNlE.

Polybe nous apprend qu'environ 170 ans avant J.-C, une partie de la Petite- Arménie située entre TEuphrate et les Etats du roi de Pont , obéissait à un prince du nom de Mithridate, auquel il donne le simple titre de satrape. Cependant il parait que ce prince était indépendant, puisqu'il faisait la guerre et la paix, et concluait des traités en son nom, avec les rois de l'Asie. Il est présumable, que le royaume de la Petite-Arménie était un de ces nombreux Etats formés après le démembrement de l'empire d'Alexandre , et dont Pline affirme que le nombre s'élevait à cent vingt stratégies.

MITHRJDATE,

(Vers 170 avant Jésus-Christ.)

Le personnage dont nous allons nous occuper est mentionné par Polybe (1) qui en parle à propos de la coalition qu'il forma avec Phamace Ր% roi de Pont, pour faire la guerre à Eumène II, roi de Pergame , à Prusias II, roi de Bythinie , à Ariarathe YI, roi de Cappadoce et à leurs alliés. Le traité qui mit fin à cette guerre et qui nous a été conservé parmi les extraits de Polybe recueillis par Constantin Porphyrogénete, fut signé environ 170 ans avant notre ère. Visconti suppose avec raison que ce Mithridate n'est autre que le petit-fils d'Antiochus le Grand, auquel Antiochus Epiphane, son oncle, aurait donné les Etats de Xerxès, roi d'Arsamosate, si des sentiments plus généreux ne l'en avaient détourné (S). On ne connaît pas les autres circonstances de la vie de Mithridate, ni du sort de ses Etats après sa mort. On peut croire que l'un de ses successeurs était cet Antipater, fils de Sisis, qui céda tous les pays de sa domination à Mithridate le Grand .

(0 Èxeeդւ de virl. el vH. (2) îeon. gr., V part., ch. 12, § 5, p. 255.

Plusieurs numismatistes ont parlé de la monnaie de Mithridate, roi de la Petite-Arménie; ce sont Béger (1), Spanheim (2), Frœlich (3), Eckhel (4), Mionnet (5), Viseonti (6), etc. Spanheim avait lu le nom du roi, MIOPAAA- TOT, et avait attribué la médaille à un prince qui portait le même nom que le roi de la Petite-Arménie. Béger et Frœlich avaient aussi proposé une attribution qui fut combattue victorieusement par Eckhel. Ce savant, guidé sans doute par le type de la médaille, déclara qu'on devait ranger le Mithridate en question parmi les princes arméniens. Viseonti a adopté l'attribution d'Eckhel qu'il a précisée davantage. Mionnet et d'autres numismatistes, trompés sans doute par la ressemblance du nom, ont attribué à tort, au prince dont nous nous occupons, des médailles portant pour légende BA2IAEÛ2MiePIAAT0T KAAAINIKOÏ (7); mais, nous le répétons, Viseonti a prouvé d'une manière irréftitable que ces pièces appartenaient à Mithridate II, roi delà Gommagène (8).

Tête du prince coiffée de la tiare arméniaque et tournée à gauche ; derrière la tête du roi, une palme en contremarque semblable à celle qui se voit sur celui de la médaille de Samès.

^ BA2IAE[Û2] MiePIAA[TOï] [ՓIAE]AAH[NOï] Cuivre. — PI. I, nMI

Cabinet de Berlin.

Massue d'Hercule.

L'épithète mutOée, qui se lit au revers de la médaille de Mithridate est, selon Viseonti, le commencement du mot քքՕ^ձթՀՕի parce qu'il suppose que ce prince, né d'une sœur d'Antiochus le Grand, se glorifiait de cette origine, mais il est plus logique de penser que Mithridate avait pris le titre

(1) Très, de Brandebg., t. Ul^ p. 8.

(3) Not. élém., t. X, n* 5.

(5) If^d. ^.,t. IV,p.456.

(6) Icwi. gr., «• part, ch. 12, § 5, p. 253.

(7) Jl^d.^r.,t.IV,p. 456.

(8) leon. rom.y suppl. géa., p. 14 el suiv.

de (filùlnyoçy comme le firent dans la suite quelques-uns des rois Arsacides de rArménie, à l'imitation de beaucoup de princes de l'Orient , cooune par exemple les rois de Parthie , et Arétas, roi de Damas ; c'est par sa mère que Mithridate se regardait comme issu de la race d'Hercule^ et cette prétention est indiquée par la massue qui figure sur le revers de la médaille.

Au moment où je terminais ce chapitre, j'ai reçu une lettre des RR. PP. Mékhitaristes de Vienne, qui m'annoncent que l'un des plus savants archéologues de la congrégation, le P. Clément Sibilian, qui voyage en ce moment en Arménie, a découvert des médailles du plus haut intérêt. Voici le passage de cette lettre , relatif à ces découvertes : « Le P. Sibilian a trouvé une médaille, au type arsacide, portant le nom d'Arscham(l), qu'il croit être le père d'Abgar, et une autre pièce, avec le nom de Vagharschag, dont le type diffère entièrement de celui des rois parthes. Il ne nous a pas encore envoyé la collection qu'il a formée et qui fait de notre cabinet numismatique le plus riche en monnaies arméniennes (2). »

(1) C'est peut-être une monnaie d'Arscham que j*ai publiée page 12. ( Arsamès), roi d*Arsamosate, semblable à celle (2) Lettre du P. Avkérian^ du 29 juillet.

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