‹ Numismatique générale de l'ArménieChapitre 45 sur 62 · LB SECOURS · texte numérisé non relu

LB SECOURS

Argent. PL VI, n^ 5.

Sa^aszkie^icz, le Gàiie de VOrienU p. 215, pi. XI , n* 95.

La médaille sur laquelle a été surfrappée l'empreinte arménienne est une pièce de Gaîatb-Eddin Kaikosrou ben Rilidj-Arslan (1188-1210), sultan Seldjoukbide, dont le nom est écrit de cette manière sur les médailles : j^j' JiS ^յյփ^աօ^^ ^^^\ s^Lâ, et dont Marsden a donné la description dans son ouvrage intitulé : 1Խ oriental coins ancient and ttu>dem, X. Ւ^ p. 88, pL VI, n«82.

ROIS FRANÇAIS DE LA MAISON DE LUSIGNAN. SOUVERAINS DE LA aUCIE ET DE LA PETITE ARMÉNIE.

Les Lusignans s'étaient alliés aux Roupéniens dès le règne de Léon m, qui avait marié Isabelle, l'atnée de ses filles» à Amaury, comte de Tyr, frère de Hugues II, roi de Chypre (1295). Amaury ayant détrdné Henri, son frère, se fît reconnattre pour roi par le clergé et la noblesse chypriotes, et s'assit sur le trdne; mais bientdt une révolte qui éclata à la cour de Nicosie mit fin au règne d'Amaury, qui tomba sous le poignard d'un assassin (1).

La reine Isabelle et ses trois fils, Henri , Jean et Guy (2), arrivèrent à Sis avec une nombreuse suite de Latins de la Syrie et de Chypre. Léon V y régnait alors sous la tutelle du baiIe Ochin. Ce dernier, qui voyait l'influence arménienne diminuer à la cour, fit des représentations au thakavor son pupille; mais elles ne furent point écoulées. Une révolution éclata alors dans le palais, et Isabelle leva l'étendart de la révolte contre Ochin ; mais elle fut vaincue et enfermée dans le château de Sis, avec son fils Henri. Les deux autres princes, Jean et Guy, fils d'Amaury, s'enfuirent et passèrent en Chypre, près de leur oncle Henri II, qu'ils mirent dans leurs intérêts. Ce prince, qui cherchait depuis longtemps l'occasion de se venger d'Ochin et des Arméniens, s'apprêtait à mettre à la voile pour faire invasion en Arménie, quand le pape Jean XXII , imposant sa médiation en 1322, fit échouer les projets du roi de Chypre.

Trompés dans leur attente, les deux fils d'Amaury passèrenten Grèce.

(1) Cf. Mas-Latrie, ատէ. des Lusignans de (2) Le P. Etienne de Lusignan (Hist. de

Chypre, t. Il, p. 1 1 5 ; eitr. du Songe du viel Chypre) donne à Amaury cinq fils et une fille :

pèlerin^ dePh. de Maizières (bibl. imp., ms. Hugues, Jean, Guy, Boemond, Henri, et

fr., fonds Sorbonne, n^ 323), fol. xii, yiij. Agnès, qui épousa Léon Y, son cousin.

où ils se firent remarquer par leur bravoure, jusqu'à l'époque où les grands d'Arménie offrirent à Tatné, Jean de Lusignan, le trône vacant du dernier des descendants de Roupène (1).

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