CONSTANTIN III
A la mort de Léon Y, les barons d'Arménie confièrent à Jean de Lusignan la régence du royaume, pour donner à son frère Guy, qui était en Grèce, le temps de revenir en Cilicie. Celui-ci arriva bientôt, et les Arméniens tinrent conseil pour savoir auquel des deux princes on donnerait la couronne. Le baile Jean fut choisi pour roi, et le nom de Constantin lui fut donné par acclamation en 1342. A peine assis sur le trône, Constantin voulut réparer les maux que l'incapacité de Léon Y avait accumulés sur l'Arménie ; mais les invasions des musulmans et les querelles religieuses qu'il eut à soutenir avec le pape (2) ne lui permirent pas d'accomplir ses projets. Suspecté d'avoir favorisé les Latins et l'or* dre des Unitaires, Constantin fut assassiné par les barons qui s'étaient révoltés contre lui (3).
Dans un règne aussi court, il n'est pas probable que Constantin III ait
(i) ReTue Orientale, mon Essai sor les Lu- THistoire des Césars et des Pontifes du Pol.
signans de la petite Arménie, 1. 1*', ch. ii , F. Martin. Dans cette histoire, qui s'arrête en
p. I22etsui?. 1277, au pontificat de Nicolas m, Nersès
(2) Ce fut un patriarche déchu, Nersès trouva le moyen de placer dans la liste des BaUentz, évêque d*Onnia, qui suscita ces Césars, des renseignements sur les rois Rouembarras à 1* Arménie, en entraînant à sa péniens. (CL Tchamitch, m , p. 346. — Susuite par ses machinations les frères de For- kias de Somal, ÇtioJro deUaldterat. armen.y dre des Unitaires^ qui envenimèrent la que- Venise, in-8^.) relie. Cest ce même Nosès qui traduisit (3) Revue Orient., 1. 1^, p. 425-6.
fait frapper de monnaies. C'est au règne de Constantin IV, qai fut de longue dorée, que j'attribue les médailles portant le nom de Constantin.