L'ART INDUSTRIEL AU XVI« SIÈCLE
Musée germa nique) .
Wilhelm de Worms, beau-fils du précédent, mort en 153g, fut également célèbre , ainsi que son fils aîné , armurier de Charles-Quint.
Le beau-fils de Wilhelm de AVorms , Valentin Siebenbiirger, s'illustra, lui aussi, en ce genre. Mais le plus actif de ces maîtres doit avoir été Georg Ilartlieb (malheureusement adonné à la boisson), à moins qu'il n'ait été surpassé encore par Cunz Lochner (mort en 1567) à qui l'empereur fit un traitement annuel et dont les ouvrages sont particulièrement remarquables, « parce qu'on les dirait faits d'argent ».
Les armuriers ne sont point les seuls artisans qui, à Nuremberg, se soient acquis une célébrité universelle en travaillant le fer. Ils partagent cette gloire avec les ser-
Surtout de table, par Wenzel Jamnitzer (15^6). (Collection du baron Henri de Rothschild, Paris.)
J^b NUREMBERG
ruriers et les forgerons, à qui l'on doit les belles grilles pour portes et fenêtres et celles qui étaient destinées à fermer ou à entourer le portique des églises ou les fontaines. De leurs ateliers sortaient d'artistiques serrures de portes ou d'armoires, de fantaisistes marteaux de portes
Plat de la Tempérance, par Caspar Enderlein.
des serrures ingénieuses, des clefs aux arêtes élégantes, des écussons ciselés. Ils s'entendaient aussi à forger des ornements de tout genre, en particulier les flambeaux et les lustres, mais surtout de magnifiques appliques, des écussons avec les insignes des métiers ou des enseignes d'auberges, enseignes bien supérieures à nos enseignes peintes ou à nos vulgaires inscriptions. Les musées sont riches en œuvres de ce genre; un petit nombre d'entre elles seulement se trouvent encore à la place qui leur était primitivement destinée. Pourtant, on voit encore