PONCA E KG MER RS
(POP Caÿ += KCI-+'AZOPNa.=. 27. wangee :
Ki
De même HerrrreGez et Wicrarru ont bien mis en . évidence la proportionnalité qui s'établit entre la 4 quantité de nitrate fourni à une Graminée et la quantité de substance sèche produite; le développement des plantes (il s'agissait de l’Orge Chevalier) a été évalué en outre par le nombre de fruits formés et par leur poids moyen; les cullures ont été faites dans des vases de verre, sur un sol constitué par du sable cal-- ciné, mélangé à du carbonate de calcium et imbibé d'une solulion de phosphate de calcium, chlorure de potassium et sulfate de magnésium.
Substance Nombre Poids moyen 3 (AzO3)2Ca (gr.) sèche (gr.) de fruits des fruits (mgr.) : e o,h15 3 14,8 :
Des expériences plus récentes dans lesquelles on s'est mis à l'abri des causes d'erreur pouvant exister dans les précédentes {présence de microorganismes pouvant décomposer les nitrates...) ont donné les « mêmes résultats; c’est ainsi que Mazé a obtenu pour le Maïs, au bout de trente-cinq jours de culture dans des solutions aseptiques contenant 1 P. 1000 OÙ 0, 5.
p. 1000 de nitrate de sodium, les rendements suivants en azote (mgr.):
Nitrate de sodium Azote utilisé 1 P. 1000 197 M£gr.
Rappelons qu'avec les mêmes doses de sulfate d’ammonium les résultats étaient inverses, que le rendement était le plus grand en présence de la concentration la plus faible du sel ammoniacal. Les nitrates nous apparaissent donc comme constituant la source de choix d'azote pour les végétaux supérieurs, du - moins comme nous le verrons plus loin, dans les conditions des expériences relatées.
Nous envisagerons bientôt la question relative à la transformation de l’azote nitrique en azote protéique ; elle est plus ou moins rapide suivant les plantes et pour certaines d'entre elles il se produit une accumulation préalable des nitrates ; c'est ce qui se produit d’une manière particulièrement nette dans le Tabac, la Pomme de terre, divers Chenopodium, l'Ortie... ; dans les feuilles de la Pomme de terre on trouve 1,5 à 2,8 de nitrates p. 100 de matière sèche ; cette teneur atteint 15 p. 100 dans certains Amarantus. Ces nitrates proviennent d’ailleurs bien du sol, car on ne les observe plus quand le sol ne contient pas de matières
nitrées.
Engrais nitrés. — La pratique a d’ailleurs mis en évidence depuis longtemps l'efficacité des nitrates sur la végétation et c’est à cette notion, qui n’a été que précisée par la suite dans les travaux de laboratoire, que correspond l'emploi des nitrates comme engrais
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le plus utilisé est le nitrate de soude, provenant du.
Chili et qui a pour origine un phénomène d'ordre bio- 4
logique que nous envisagerons plus loin.
Le nitrate de potassium se forme aussi spon-
tanément dans certains pays dans des conditions semblables à celles qui président à la formation
du nitrate de sodium du Chili; on l'obtient d'autre 44
part par double décomposition du nitrate de soude
et du chlorure de potassium des mines de Stass-
furth.
Le nitrate d’'ammonium est d’un usage réduit
comme engrais.
Le nitrate de calcium mérite une mention particu-
lière, en raison de son origine ; il s’agit en effet d’une
substance qui résulte de la synthèse de l’acidenitrique «
à partir de l'azote de l’air et dont la source est par suite indéfinie ; c'est à Notodden, en Norvège, que fut
réalisée pour la première fois (190) cette synthèse # suivant un procédé dû.à BerkeLzanp et Exps; ilest basé
sur l'oxydation de l'azote de l’air dans l'arc voltaïque en présence d'eau et d’un excès d'oxygène; l’acide
nitrique formé réagit sur du calcaire pour produire.
le nitrate de calcium.
Enfin on fournit indirectement de l’azote nitrique aux végétaux supérieurs en introduisant dans le sol. des substances organiques, telles que le fumier, qui
mation d'ammoniaque puis d'acide nitrique.
Vs
Comparaison de la valeur alimentaire de Par
se transforment successivement pour aboutir à la for=
lables, mais les expériences réalisées d’une manière comparative nous ont montré que les nitrates constituent une source d'azote meilleure que les composés ammoniacaux ; il est nécessaire de revenir sur ce point; pratiquement la conclusion à laquelle nous sommes arrivés est exacte, théoriquement elle ne l’est “pas. C’est qu'il intervient dans l’utilisation des sels par la plante un phénomène d'élection qualitative dont nous avons eu l'occasion de parler antérieurement à propos de la nutrition minérale, que nous retrouvons pour les sels ammoniacaux ou les nitrates, et qui crée des conditions secondaires ayant une répercussion sur le développement de la plante: les travaux récents de PrraniIcHnirkov le mettent nettement en évidence.
Supposons que nous donnions à un végétal comme source d'azote du sulfate d'ammonium ou du chlorure d’ammonium ; l’'ammoniaque se trouve absorbée et il s’accumule dans la solution de l’acide sulfurique ou de l'acide chlorhydrique; le liquide acquiert donc une acidité qui va en augmentant et qui ne tarde pas à être assez forte pour nuire à la végétation ; on peut dans ces conditions être amené à conclure que les sels ammoniacaux sont moins alimentaires que les nitrates; mais c'est à l'acidilé physiologique du sel employé qu'il faut rapporter ce fait. On le montre facilement en faisant disparaître cette condition accessoire; il suffit par exemple d'ajouter au liquide nutritif da carbonate de calcium ; dans des expériences ainsi conduites PRIANIGHNIKOV à obtenu, pour les quantités d’asparagine formée par des plantules étiolées de Vesce ou de Maïs, les
nombres suivants qui renseignent sur l'assimilation de l’azote :
Eau .(AzZO3)?Ca AzHiCI + CO3Ca 2 Ficia saliva . . 221 247,6 263 Zea MAYSTRLTE 10/4: 160,7 269,5
On voit donc qu’en présence de carbonate de calcium, le chlorure d’ammonium constitue une source d'azote bien meilleure que le nitrate de calcium.
Cette question de l’utilisation comparée de l'azote ammoniacal et de l'azote nitrique avait déjà été abordée par différents auteurs qui avaient mis en évidence l'intervention possible du calcaire dans les résultats obtenus. C’est ainsi que Wacxer, faisant des cultures de Betterave dans un sol pauvre en calcaire et dans un autre riche au contraire en carbonate de calcium, avait montré que dans le premier cas la récolte était beaucoup moins élevée avec un sel ammoniacal qu'avec un nitrate et que dans le second cas les développements étaient au contraire très com-
parables : à
Engrais azoté Pas de calcaire Calcaire (e] PES à 6,3 9,6 s 2 gr. azote nitrique. . : . 94,4 92 2 gr. azote ammoniacal . . 29,4 86,7
Les diverses plantes se montrent d’ailleurs sensibles à des degrés très variables à l'acidité du milieu ; alors que les Graminées la supportent relativement bien, il est de toute nécessité d'ajouter du calcaire dans le cas des Légumineuses (fig. 21).
PRIANICHNIKOV a employé une autre méthode pour éviter l'accumulation d'acide dans le liquide; elle
LA SÂÀ
consiste à renouveler ce dernier; on constate par
Fig. 21. — Développement comparé d’une Légumineuse à laquelle il n’est fourni aucune source d’azote combiné (0), ou à la disposition de laquelle on met un nitrate (NO3H) ou un sel ammoniacal (NH,); le sol étant pauvre en calcaire (figures du haut) ou riche au contraire en calcaire (figures du bas).
exemple avec l’Orge une influence très heureuse de
+ PV mir
84 Fe CYCLE DE L'AZOIE 2
cette manière d'opérer, le sulfate d’'ammonium étant la source d'azote employée; les récoltes sont représentées par les nombres qui suivent : :
Solution Solution renouvelée non renouvelée 2 fois par semaine
— oh D 30 1" "expérience. ru 64,06 9,39 1° — Se LR 1,61 re
La plante change d’ailleurs la réaction ds liquide avec une vitesse telle que le renouvellement de la solution, même réalisé tous les jours, est insuffisant pour empêcher une acidification notable; dans certains cas celle-ci peut correspondre, pour vingtquatre heures, à 3 unités Pr. |
-Un autre dispositif a été employé par le même. auteur, qui consiste à diviser les racines d’une plante . en deux parties, à faire plonger l'une dans une solution ne contenant que la source d'azote, l’autre étant en contact d’un second liquide dans lequel se trouvent dissous tous les autres sels nutritifs. Dans ces conditions on obtient, pour les poids moyens de substance sèche élaborée par des plantules d’Avoine, les nombres ci-dessous :
SOAZH1)? AzO3Na
Solution non renouvelée. 1,65 6,17 Solution renouvelée. . . 7,18 10,43
Ces résultats montrent dans quelle large mesure le 8 renouvellement de la solution favorise le développe- Ç ment en ce qui concerné le sulfate d’ammonium ; cette opération est également profitable dans le cas du nitrate de sodium ; cela tient à ce qu'avec ce sel i E.
24. ee ER En A ER em EEE rz, - a + M PEVÉE AA, 2e SRE Le CAC RER PI = 2 Ke & M > 2 \ D LT
se produit aussi un changement de réaction du liquide, d’ailleurs en sens inverse du précédent; le liquide a une tendance à s’alcaliniser ; alors que la valeur de Px passe par exemple de 6,2 à 3,3 pour le sulfate d'ammonium, elle passe de 6,2 à 7.3, dans les mêmes conditions, dans le cas du nitrate de sodium. De plus la production de gaz carbonique par les racines des plantes en expérience transforme la soude qui devient libre en bicarbonate de sodium et il en résulte que l’alcalinité physiologique du nitrate de sodium agit moins sur le développement des plantes que l'acidité physiologique des sels ammoniacaux à acides forts.
Ces résultats ont amené PRrANICHNIKOV à se demander si le carbonate d’ammonium, dont l'acide est particulièrement inoffensif pour les plantes, n'’agirait pas beaucoup moins par les conditions secondaires qui se trouvent réalisées électivement. Si plusieurs auteurs avaient reconnu pour ce sel un effet rapidement nocif cela tient à ce que le sel employé n’était pas une combinaison bien déterminée, mais un mélange de combinaisons d’ammoniaque, de gaz carbonique et d’acide carbamique AzFP.CO?H.
PRrANICHNIKOY s’est adressé au sel cristallisé dans un courant de gaz carbonique et il a constaté qu’il se montrait plus favorable, pour le développement des plantes, que tous les autres sels d'ammonium, même le phosphate monoammonique.
, . . , 0 Q I C’est ainsi qu'avec une concentration faible (EN)
on obtient pour les différents sels d'ammonium les
86 CYCLE DE L’AZOTE longueurs suivantes, pour les racines du Pois, au bout de temps égaux :
AzHiCI PO‘H?AzH: CO.H.AzH*
Accroissement moyen. 1 cm.85 1 cm. 83 2 cm. 83
Les résultats sont encore plus favorables quand on fait passer un courant de gaz carbonique dans la solu- M tion, avant de la diluer : Ê
COSH.AZH# COS.H.AZH' + CO?
Px . . . 0 . . . . . .
Accroissement moyen. o cm. 48 1 CM. 43
Donnons encore les résullats d’une expérience qui. 4 met en évidence l’action de divers sels ammoniacaux, 2 employés à des concentrations variées, sur l'accroisse- " ment des tiges et des racines de Pois (douze jours d'expérience) :
Dilutio s ee Meur RS ee
te | |, À | ————
COS.H.AzH# + CO?
COHAzH' PO‘H2AzH* AzHCI
Dans l’eau distillée la longueur des tiges était de à 4 cm. 3, celle des racines de 8 em. 1. Ê
NUTRITION AZOTÉE DES VÉGÉTAUX SUPÉRIEURS 87 une élection des deux constituants et c’est l’'ammoniaque qui est utilisée le plus rapidement, si bien qu'il
s’accumule dans le liquide de l'acide nitrique, comme cela a lieu pour les cultures de Champignons tels que le Sterigmatocystis nigra.
D'après tous ces résultats l’ammoniaque paraît se comporter comme une source d'azote toujours supérieure à cellé que constituent les nitrates, à condition toutefois que la réaction du milieu n’introduise pas un élément de trouble, et la chose nous apparaîtra logique lorsque nous aurons reconnu que les nitrates absorbés doivent, avant de servir à l’élaboration des matières protéiques, être transformées en ammoniaque. Si en agriculture on observe un parallélisme très frappant entre l’énergie de production des nitrates dans le sol et le développement des plantes, les causes de ce parallélisme sont de nature secondaire ; tout ce qui empêche la formation d'acide nitrique dans le sol, et nous verrons que c'est en particulier le cas pour l'acidité du sol et une aération insuffisante, empêche en même temps le développement des plantes supérieures.
Azote nitreux. — Certaines expériences ont eu pour but de rechercher si les nitrites sont capables d'être utilisés par les plantes supérieures ; Moziscx (1887) a constaté qu'ils peuvent l'être lorsqu'ils existent en faible concentration, mais qu'ils deviennent très toxiques à une dose un peu élevée. TREBOUx (1904) a rapporté cette toxicité à la réaction acide du milieu et arrive à la conclusion qu’elle disparaît lorsque les solutions sont neutres ou faiblement alcalines ; l'azote
SE x ACYCLE DE L'AZOIE. à nitreux deviendrait même alors plus alimentaire que "4 l'azote nitrique. | L'utilisation possible des nitrites par les plantes agricoles a pris une certaine importance pratique à la suite de l'emploi comme engrais du nitrate de calcium, qui contient toujours un peu de nitrite de calcium. C’est ainsi que ScaLosinG fils fut appelé à étudier l’action comparée du nitrite de sodium ou de calcium purs d’une part et des nitrates d'autre part; la conclusion fut que l'efficacité des différents sels employés est de tout point comparable ; les nombres suivants le démontrent suffisamment; ils se rapportent à des cultures de Maïs effectuées dans des vases contenant 9 kilos de terre à laquelle on ajoutait o gr. 405 d'anhydride phosphorique sous forme de 2 superphosphate, r gr. 5 de potassiumet o gr. 2 d'azote sous les différentes formes que nous venons de rapporter : | ;
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Récolte 4
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