Plantes carnivores
Les phénomènes de digestion des substances protéiques nous amènent naturellement à considérer une catégorie de plantes très intéressantes au point de vue biologique, celle des plantes carnivores et plus spécialement insectivores. On a été depuis longtemps frappé. du fait que certains végétaux présentent de très curieuses formations liées à la-capture des insectes et sur lesquelles Ch. Darwin a longuement attiré l’atténtion; ils appartiennent à quatre catégories principales. :
1° Plusieurs de ces plantes présentent des urnes ou des productions analogues développées aux dépens
des feuilles et dans lesquelles se trouvent emprisonnés de petits animaux qui sont destinés à y périr.
Le type de ces végétaux est réalisé par les Nepenthes
(fig. 31) (famille des Népenthées, voisine des Drosé-
racées) ; la partie distale des feuilles de ces plantes
tropicales est réduite à une nervure princi-
pale arrondie qui se différencie vers son
on extrémité en une sorte d’ascidie, c’est-à-dire
en une production tubuleuse, ayant l'aspect
Fig. 31.
Urne de Nepenthes villosa.
d’un réservoir; cette sorte de vase se redresse verticalement, l’orifice étant situé à la partie supérieure;
à quelque distance de l’ou-
verture.se trouve enfin une sorte de couvercle représentant la partie terminale élargie de la nervure prin-
cipale, mais ne fermant pas
l’urne dont elle dépend.
Des productions analogues se retrouvent dans les Sarracenia (fig. 32) (famille des Sarracéniées, voisine des Droséracées) et chez
les Cephalotus (fig. 33)
(Saxifragées).
Dans toutes ces urnes on
observe à la surface de la
paroi interne et à l'ouverture même des poils orientés de haut en bas (fig. 32 B); leur disposition donne à
penser qu'ils s'opposent à la sortie des petits animaux
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