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tion acide, entoure la substance emprisonnée et peut être assez abondant pour se traduire par la formation de grosses gouttelettes ; il s’effectue une dissolution des substances azotées, puis une absorption, et le piège reprend sa position d'attente, mais seulement au bout de huit à vingt jours, suivant la taille de
l’objet qui a provoqué sa fermeture,
Il se passe des phénomènes tout à fait du même ordre chez l’Aldrovandia (fig. 39) qui est une plante
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A * Fig. 40. — Feuilles-pièges : A, de Dionée attrappe-mouche; B, d’Aldrovandia vesiculosa.
aquatique de l’Europe méridionale; la figure 4o B représente l'extrémité d’une feuille dont la structure offre les plus grandes ressemblances avec celle de la Dionée et qui se comporte de la même manière : à la surface supérieure des deux moitiés élargies se trouvent des poils glandulaires (fig. 40, B); que des Diato-
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; - 192 CYCLE DE L’AZOTE mées, des Cyclops, des Daphnies, des Cypris, des larves d'insectes viennent à exciter la face supérieure de ces. formations, il s'effectue une brusque fermeture qui peut subsister pendant quelques jours, au bout desquels on ne trouve plus que des débris squelettiques des animaux emprisonnés. :
3° Dans une troisième catégorie, nous placerons les
plantes dites carnivores qui présentent encore des phénomènes actifs de captation, mais ne correspondant pas à des formations aussi nettement différenciées que celles que nous venons de signaler. C'est par exemple le cas des Pinguicula (Utriculariées), plantes des tourbières froides, dont l'espèce la plus répandue est le P. vulgaris; ses feuilles simples ont leurs bords relevés vers le haut et forment ainsi une gouttière qui se trouve enduite d’un mucilage incolore, sécrété par de nombreuses glandes, les unes visibles à l'œil nu, constituées par huit à seize cellules groupées d'une manière radiaire à la partie supérieure d’un long pédicelle, les autres formées de huit cellules, presque sessiles ; enfin de nombreuses cellules épidermiques non différenciées sont également sécrétrices. En présence d'une substance organique azotée il s’effectue une abondante sécrétion acide qui a des pro- . priétés digestives ; si un insecte vient à exciter la face supérieure d’une telle feuille, il se produit également une vive réaction sécrétrice acide et de plus un enroulement des bords du limbe qui subsiste jusqu’à ce
que l’insecte soit digéré. i Dans les Drosera (fig. 41) ce n’est plus le limbe qu détermine l’emprisonnement des :..:ctes, mais les
poils glanduleux eux-mêmes ; les leuilles de ces.
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SUBSTANCES PROTÉIQUES | 193
ont un limbe arrondi ou ovale, ieure et les bords présentent des
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