‹ Oberlin, pasteur du Ban-de-la-RocheChapitre 1 sur 39 · OBERLIN · texte numérisé non relu

OBERLIN

STRASBOURG, IlfPRIMERIR DR VBUTK BEROER-LRYRAniiT.

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LOUIS SPACH

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V BERGER-LEVRAULT & FILS, LIBRAIRES-ÉDITEURS PARIS j STRASBOURG

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En décembre 1849, à une époque fort agitée, j'eus Toccasion de prononcer, dans rassemblée annuelle de la Société d'agriculture du Bas -Rhin, l'éloge d'Oberlin, civilisateur du Ban-de-la-Roche.

Le pasteur évangélique n'avait pas besoin de ma faible voix pour mettre en relief ses mérites au point de vue de la culture matérielle et morale de la vallée où 11 avait exercé pendant un demi-siècle son ministère; mais je croyais devoir rappeler à des confrères plus jeunes que moi l'action bienfaisante de ce défricheur intrépide. Le souvenir du bien opéré dans un canton écarté des Vosges, coinçait alors grand risque de s'obscurcir au milieu des troubles politiques.

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Ce discours, qui indiquait à peine une partie de l'activité prodigieuse d'Oberlin, a servi de point de départ à la biographie que je présente en ce moment au public.

Je n'ai point eu le bonheur de jouir moimême de la vue, ni d'entendre la parole de ce serviteur de l'Évangile; mais j'ai fidèlement consulté les nombreuses publications, en allemand et en français, dont il a été l'objet ; de la bouche de quelques amis, qui l'ont connu, j'ai recueilli des détails intéressants sur sa personne et sur sa merveilleuse influence; en pensée, je me suis assis au pied de sa chaire, dans son cabinet de travail^ ou dans son atelier; je l'ai suivi dans les champs et les forêts, dans ses visites et ses promenades au cœur du pays agreste où il a passé les longues années de son âge viril et de sa belle vieillesse; je me suis familiarisé avec la figure de quelques-uns de ses aides, de ses amis, de son frère, de quelques malheureux qu'il a essayé de sauver; avec l'ensemble de

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ces impressions j'ai essayé de recomposer la physionomie du pastem* du Ban-de-la-Roche lui-même. Heureux, si rémotion que j*ai éprouvée pendant ce travail, se communique âmes lecteurs! Heureux, si je contribue par cette esquisse à faire naître de bonnes pensées, si j'éveille, dans un jeune cœur qui s'ignore, le saint désir de se donner au milieu de nos villes , de nos campagnes , ou dans les contrées lointaines , une mission pareille à celle d'Oberlin,

Juillet 1865.

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