‹ Obermann (volume 4)Chapitre 27 sur 29 · II. as · texte numérisé non relu

II. as

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lUuda est profonde , et que- nous y sommes

dttoa te TÏdA des désorta.

A d''autres égards , je croirais qne notre manière de Tivre est à pea près celle qui emploie mieux le temps. Nous avons quitta le tbouveisent-de la ville; le silence qui nous envircmne semble d'abord donner à la durée des heures nne ccmstance, une immobilité qui attristent l'homme habitué & précipiter sa vie. Insensiblfement et «n changeant de régime , on sj. fait un peu. En rederenant calme, on trouve que les jours ne sont pas beaucoup plus longs ici qa'ailleiirs. Si je n'avais oentraisons , les unes assez st^ides y les auiras un peu misérables, denepoânt vivre en montagnard, j'aurais unnouvemsqt'^al, une noarriture égale , If ne ntanière égale .- sans agitation, sans espcnr, sansddsir, sans attente; n'imaginant pas, ne pensant guère, ne voulant rien de plus, et ne songeant k rien de nouveau, j« passerais d'une saison à une autre , et du temps présent à la vieillesse, comme on passades leaigs jours auï' jours d^'l)iver sans apercevoir leur

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affaiblissemenl uniforme : quand la nuit vieudraît , j'en conclurais seulement qu'il Êiut des lumières i etquandlesneigescommenceraient, je dirais qu'il iâut allumer les poêles. De temps à autre j'apprendrais de vos nouvelles , et je quitterais un momeut ma pipe pour tous répondre que je me porte bien. Je deviendrais content : je parviendrais à trouver l'anéantissement des jours assez rapide dans la froide tranquillité des Alpes : je me livrerais à cette suite d'incuriosité, d'oubli et de lenteur, où / repose l'homme des montagnes dans l'abandon de I^Ursgraodes solitudes.

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