‹ ObéronChapitre 1 sur 20 · Obéron · texte numérisé non relu

Obéron

On s'explique facilement que, depuis son apparition, en 1780 , ce poëme charmant ait trouvé plus d'un interprète. jMais , connue le remarque un biographe , « les imitations « françaises des vers de AYieland n'offrent que des copies « pâles ou peu exactes de l'allemand. » Ajoutons qu'on est allé jusqu'à supprimer, dans Obèron même, un chant tout, entier, le troisième, bien que l'auteur eût dit expressément qu'il considérait la disposition de son œuvre comme en étant le principal mérite. le code n"a point de châtiments pour ce crime de lèse-poésie. Nous avons essayé de le réparer, en partie du moins , dans une traduction entièrement nouvelle.

Cette fois , le troisième chaut a été respecté, On a rétabli

VI PHEFACE.

i%alemcnt noml)re de stances, de phrases, d'images, de traits, que nos devanciers avaient sacrifiés ou méconnus. De grossiers contre sens , qui se trouvaient répétés d'une édition à l'autre, ont enfin disparu; tels, afin de citer un exemple, que le mot français mines employé pour rendre l'allemand .W/)n!P, amour, traduction presque lettre « lettre qui présente au lecteur, en place d'un fin galant de cour, un savant officier du génie !

Oléron est écrit en octaves, ou stances de huit vers, à rimes irrégulières. A peu d'exceptions près, chaque stance forme un tableau complet. Afin de donner une idée aussi fidèle que possible du mouvement poétique de l'original , on a , pour le français, adopté la même division, en regrettant de ne pouvoir transporter dans la prose le rhythme souvent si pittoresque de la poésie allemande. Cette imperfection était inhérente à la nature même du travail que l'on a entrepris. Puisse-t-on n'en pas trouver beaucoup d'autres à lui reprocher !

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