‹ ObéronChapitre 17 sur 20 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

Page 5. — Stance 1. — Une fois encore.

Allusion aux poënics antérieurs de Wielantl, Idris elÂmadis, dont il a également puisé les sujets dans les vieux romans de chevalerie.

Page 7. — Slance 9. — .... iV aller à Babylone.

Cédant à des scrupules qui font honneur à ses éludes, un traducteur a soin de dire Bagdad , au lieu de Babylone, et, cette ingénieuse correction , il la renouvelle chaque fois que le poëte se permet de confondre deux villes très-distinctes, comme on sait, non-seulement par les époques diverses où elles ont brillé l'une et l'autre, mais aussi par leur emplacement môme. Aiin d'éviter un anachronisme aussi grossier, l'honnête homme, dans son zèle tout scholaslique, a choisi, pour s'y tenir définitivement, le plus moderne des deux noms, voulant sans doute indiquer par là {pie Bagdad, et non pas Babylone, a été le théâtre véritable fies prouesses d'Huon. Wicland n'avait pas man(iué de prévoir le reproche et d'y répliquer d'avance par une érudition de meilleur aloi que celle de son critique. Comme il le fait observer dans une

de ses noies, la Babjlone dont il est question ici, comme dans les autres contes de chevalerie , n'est après tout ni l'anticjue résidence de Sémiramis, ni la capitale des califes Abassides, mais bien une ville d'Egypte, imaginaire ou réelle, dont le nom superbe n'est, cependant, qu'une usurpation commise à son profit par les moines à qui l'on doit ces vieilles légendes. Puisant à cette source, dont l'exactitude historique n'est pas à cour sûr le principal mérite, l'auteur li'Ohéron s'est bien gardé d'en répudier la naïve ignorance. Il prolite, au contraire, de l'exemple de ses auteurs et du privilège de la fiction, pour renchérir encore sur leurs erreurs et, non content de faire une s(îule et même ville, de Bagdad et de Babylone, il accumule encore sur le maître de celte cité des litres assez difucilesà concilier au [loint de vue chronologique. C'est tantôt le roi, tantôt le calife, le sultan ou le schah; il appelle même quelque part sa fille, la belle Rézia , la Persane. Est-il nécessaire d'ajouter qu'en dépit de l'autorité fournie par un devancier, on a cru devoir, dans celle nouvelle traduction, reproduire fidèlement un badinage qui ne compromet en rien l'inslruciion du lecteur.

Page 11. — Slance 22. — Comme frappé de la baguette (VAlquif.

Alquif, magicien qui joue un certain rôle dans VAmadis de Gaule. On trouvera dans la suite d'autres noms plus ou moins familiers à ceux qui ont lu l'Ariosle , Tressan , Creuzé de Lesser ou les chroniques originales,.... par exemple, Genèvre, femme du roi Artus, Chariot, second fils de Charlemagne, le duc Sévin de Guyenne, le duc Naynies de Bavière, Amory ou Aniaury, Thierry des Ardennes, Daulin de Mayence, etc. Il eût été trop long, pour ne pas dire superflu, de consacrer ici une notice à chacun de ces personnages dont l'importance, en ce qui concerne les aventures d'IIuon, est, d'ailleurs, suffisamment spécifiée par les expressions mêmes du poète.

Page 31. — Stancc 13. — ]\otre-Dame iVAcqs.

Acqs {Aquœ Augustœ) est mie ancienne mois Irès-petitc ville des Landes, qui jiisqirà la révolution fut le Siège d'un évèché et dont le nom indifjue assez la présence, dans son voisinage ou plutôt dans ses murs, d'une source Uieruiale, aujourd'hui presque délaissée. Cette ville a-t-elle, en effet, possédé une de ces images de la Vierge qui furent jadis un objet de pèlerinages et d'invocations, telles que Noire-Dame-de-Lorelte, Notre-Dame-de- Grâcc, Notre-Dame de la Garde, etc.? Nous l'ignorons. Le poëto lui-môme a des doutes à cet égard et déclare, dans une note, s'en rapporterau témoignage de Scliérasmin, qui, nous le savons, était , du reste , un enfant de la Gascogne.

Page 32. — Stance 18. — On dirait que letjrand Pan est mort.

Le dieu Pan figure assez étrangenicnt dans le dialogue familier d'un écuyer du viii" siècle. Wielund n'en disconvient pas. Sans justifier d'une manière bien satisfaisante celle faute contre ce que l'on appelle aujourd'lnii la couleur locale, il explique, du reste, l'allusion toute énidite (pi'il a voulu faire dans ce jiassage — Plu (arque raconte quekpie part que Tliamos, pilole égyptien, passant m\ soir, sous le règne de l'empereur Tibère, non loin de certaines îles de la mer Egée , fut surpris tout à coup par un calme complet et qu'une voix, s'élevant alors de la côte voisine, lui commanda par trois fois de crier avec force, quand il arriverait sur les rives de l'Épire, ce peu do mots : le grand Pan est mort! Thamos exécuta cet ordre mystéu'ieux. A peine eut-il cessé de parler qu'on entendit , dans l'air, comme les gémissements d'un grand nombre de personnes dont la bizarre nouvelle eût éveillé l'atlliction. — Telle est l'anecdote que rappelle Wieland, après Fontenelle et d'autres, cl peut-être en trouvera-t-on l'application un peu hasardée, \ymr ne pas dire plus.

CHANÏ TROISIEME.

Page 52. — Slance 28. — Connaissez -vous Vœuvre divine de Glycon? Avcz-vous vw.... le demi-dieu fils de la longue nuit ?

On sait que Jupiter, lorsqu'il se rendit auprès do la femme d'Amphitryon, pendant l'absence de ce roi, commanda au soleil de ne point paraître trois jours durant. Le fils qu'il eutd'Alcmène fut Hercule, qu'on appelle pour cette raison le fils de la longue nuit.

Quant à Glycon , l'antiquité ne nous a transmis aucune notion sur cet artiste; on ne le connaît que par l'inscription gravée sur la hase de l'Hercule Farnèse et qui l'indique comme l'auteur de cette statue, que certains antiquaires croient, du reste, n'être qu'une copie de Lysippe.

Winkelniann a fait la description de l'Hercule Farnése, ainsi que celle des principaux chefs-d'œuvre de la statuaire antique. Il est curieux de la rapprocher des stances que Wieland consacre au même sujet :

« Dans cette statue , dit Winkelmann, Hercule est représenté se reposant au milieu de ses travaux. Le statuaire nous offre ce liéros les veines gonflées, les muscles tendus et élevés avec une élasticité extraordinaire. Nous le voyons se reposer, échauffé, en quelque sorte, et cherchant à respirer après sa course pénible au jardin des Hespérides, dont il tient les pommes dans sa main. Glycon, ne s'est pas montré moins poêle qu'Apollonius (l'auteur du fameux torse de rilercule du L'elvédère), en empruntant des formes surhumaines dans l'expression des muscles qui sont rendus comme des collines pressées, et l'artiste s'est proposé pour hut d'exprimer l'élasticité rapide des fibres en resserrant les muscles et en leur donnant une tension circulaire. C'est sous ce point de vue qu'on doit considérer l'Hercule Farnèse, afin que le génie poétique du maître ne soit pas pris pour de l'enflure et la force idéale pour une hardiesse outrée... »

Page 60. — Süincc 56. — .... l'angélique organe de Mara.

Gertrude-Élisabelh, célèbre, avant son mariage avec le violoncelliste Mara, sous le nom de mademoiselle Sclimaeliling, est, sinon la première, du moins une des plus étonnantes cantatrices qu'on ait connues au xyiii« siècle. Elle fut, dans le cours de quarante années, applaudie successivement à Dresde, à Berlin, à Vienne, à Venise, à Paris, à Londres et à Pétersbourg. Née à Cassel en 1750, ou, disent les uns, à EIscIiIkicIi en 1743, elle avait en sa qualité d'artiste allemande quehjue droit à Fimmorlalilé que lui décerna un poêle national. Frédéric II, d'ailleurs si peu prodigue de louanges envers ceux de ses compatriotes qui cultivaient les arts ou la littérature, rendit aussi un hommage éclatant à son talent. Alfectant beaucoup de répugnance pour les chan-, teurs de son pays, il n'avait cédé qu'avec peine aux sollicitalions des amis de M"^"« Sclimaeliling qui voulaient la faire entendre à la cour ; on dit même que, le soir où elle parut enfin au concert de Potzdam, le roi se tint d'abord dans une salle voisine de celle où se trouvaient les musiciens. Mais les premières notes de la Westphalienne lriom|ibèrent de ses préventions; il s'approcha et, quand le morceau fut terminé, complimenta tout haut l'heureuse virtuose. Il en résulta pour elle un engagement comme première chanteuse. Elle débuta dans Piramo e Tisbe, intermède de Hasse, élève de Porpora, dont elle-même prit ensuite des leçons. — Il est assez curieux de comparer les revenus d'un artiste à celle époque avec ceux que se sont faits de nos jours les Malibran, les Rubini, etc. Les premiers appointements de Me'ieSehmaehling à Berlin furent de 3,000 Ihalers (11,000 fr.J par an: c'était en 1771; à Londres, en 178!., on lui donna 1,000 guinées (26,000 fr. ) pour 13 concerts. — Elle est morte vers 182-2 en Russie, où elle avait épousé en secondes noces un chanteur nommé Florio.

CHAr^ï QUATRIÈME.

Page 79. — Slaiico 51. — .... puis il a pris du bézoard.

Le bézoard est une concrétion [)ierreuse qui se forme dans le corps de certains animaux (entre autres chez une espèce de ciièvres propre aux régions du Caucase), dont la couleur est bleuâtre ou verdâlre, rôdeur forte et agréajjle , et à laf|uelle on attribuait, en Orient surtout, de grandes vertus médicales.

Page 03. — Stance 33 — .... les successeurs de Eombabus.

Les détails qui viennent ensuite indiquent suflisamment qu'il s'agit des eunuques.... Kond^ahus, du reste, est un courtisan syrien, qui, d'après le témoignage de Lucien, donna jadis à son maître une singulière preuve de dévouement. Wieland en a fait le sujet d'un conte en sept à huit cents vers où se trouve posée cette question : Qu'est-ce que la vertu?... Les délinitions théoriques ne lui manquent pas , bien que chaque philosophe en donne une différente; mais il faut en venir à l'application et , à à ce propos, il raconte, avec la grâce et l'adresse qui forment le caractère principal de son génie, l'histoire de Kombabus: — Aslarté, femme d'un roi de Syrie , a fuit vom d'élever à Junon un temple magnilique dans un pays lointain. Son vieux mari, qui ne mantpie pas d'expérience, répugne à se séparer d'elle pour un temps nécessairement fort long ; à pari l'ennui de l'absence, il en redoute les funestes effets sur le cœur de la reine. Mais Astarlé recourt à toutes les ruses féminines d'usage en pareil cas, et force est au roi , &\ir le conseil des augures et des médecins , de permettre le voyage. A qui, dès lors, confiera-t-il sa jeune femme? Aucun de ses courtisans ne lui paraît digne de cette mission diflicile ; aucun n'est assez iidè'e, aucun assez vcrliunix. Son choix s'ariêtc onliii sur KumbabuS; ion favuii, le plus beau,

mais aussi le plus sage des jeunes gens de la cour. Kombabus se désole ; il comprend les dangers auxquels on l'expose en même temps que la princesse; il voudrait refuser, mais il ne le peut sans manquer à son dL'voir. Dans cette aliernalive, l'infortuné se résigne au sacrilice le |ilns pénible que puisse faire un liomme; puis, avant de partir, il conlie au [irince une casselte (pi'il le prie de conserver dans son trésor comme renferniant ce (juo le pauvre Kombabus a de plus précieux au monde. Le voyage a lieu. Il dure trois années, et la jeune reine ne peut rester si longtemps dans une intimité de chaque insijut avec un homme beau, spirituel, dévoué, timide surtout, sans être entraînée vers lui par un tendre penchant. Elle s'élonne de la retenue de Kombabus , elle lui facilite les moyens de déclarer un amour qu'il ressent, lui aussi , avec une force sans égale ; elle connaît enlin son secret, les généreux seulimenls(iui roui déterminé à prendre un parti extrême, et ne l'en aime, ne l'en admire qui^ davantage. Astarlé

et son amant platonique ne se <|uiltent plus. Le jour, la nuit,

ils sont toujours ensemble. Le bonheur de Kombabus excite la jalousie des autres courtisans. Au retour, un de ses envieux le dénonce au roi. Il est jeté en prison ; il va subir la peine réservée à soiT prétendu crime, lorsiiu'il rappelle au prince la cassette dont il est dépositaire. Cette casselte, hélas! contient la preuve de son innocence et, quand elle est ouverte , on comprend que

le mari d'Aslarté lui rende sa conliance et son amitié Quel

philosophe voudrait acheter au même prix la vertu ?

Page 106. — Slance 85. — En vain la nuit étend....

Madame de Stai'-I donne, dans son Allemagne, une traduction de celle stance , traduction un peu libre peut-être. On aimera sans doute à la retrouver ici :

«En vain la terre disparaît à leurs yeux ; en vain la nuit couvre l'atmosphère de ses ailes obscures; une lumière céiesle rayonne dans les regards pleins de tendresse : leur âme se réfléchit l'une dans l'autre; la nuit n'est pas la nuit peureux; i'ÉJysée les entoure; le soleil éclaire le fond de leur cœur; cl l'amour, à

28 i NOTES.

chaque instant, leur fait voir des objets toujours délicieux et toujours nouveaux. »

Page 119. — Stance 39. — Des trente-trois perfections dont une belle, dit-on, doit être pourvue...

Allusion à un passage de VArt de connaître les hommes, par de La Chambre. Cette énumération des beautés féminines fait partie d'un chapitre intitulé : En quoij consiste la perfection naturelle de la femme, et dont quelques extraits ne seront peutêtre pas sans intérêt :

« Il faut maintenant, dit de La Chambre, après avoir traité de la perfection de l'homme, examiner celle de la femme. Mais que cette entreprise est difficile! qu'elle est périlleuse! puisqu'elle ne se peut exécuter qu'on ne choc[ue la plus grande et la plus formidable puissance (pii soit dans le monde. Car enfin il faut déthrosner cette beauté qui commande aux roys et aux monarques , qui se fait obéir par les philosophes ot qui a causé les plus grands changements qui se soient jamais faits sur la terre. 11 faut de ce haut point de gloire et de perfection où elle s'est placée, l'abaisser dans l'ordre des choses vicieuses, et monslrer que tous ses attraits et cette grâce charmante dont elle est parée n'est autre chose qu'un mas(iue trompeur qui cache un nombre infini de défauts. Ouy, sans doute, s'il y a quelque certitude dans le raisonnement humain, si les principes que la nature a versés dans nostre âme pour la conuoissance de la vérité ont (iuel(|ue chose de solide, il faut de nécessité qu'il n'y ait pas une de toutes les parties qui sont nécessaires pour former la beauté de la femme, qui ne soit la marque d'une inclination à

quelque vice Certainement nous pouvons dire que nous

nous trouvons au mesme état qu'un juge qui est contraint de faire le procès à son ami par l'obligation qu'il a à la justice. Qui est-ce qui n'aymeroit pas la beauté? mais qui est-ce aussi ([ui

poiirroil résister à la vérité, qui est |tltis forio qu'elle?

Après tout, il le faut conlésser, nous faisons le mal |)lus grand qu'il n'est; nous ne parlons que des inclinations, c'est-à-dire des premières semences des affections de l'âme que l'on peut étouffer avant qu'elles ayent pris racine; et pour parler plus exactement, l'inclination n'est qu'un poids secret qui fait pencher l'àme à certaines actions et cju'il est facile de redresser par l'exemple, par l'institution et par des habitudes contraires. En quoy il faut rendre cet honneur aux femmes que ces moyens-là font plus d'effet sur elles que sur les hommes, et qu'ordinairement nous voyons la pratique des vertus eslre plus exacte en ce sexe qu'en l'autre. Avec cette précaution nous pouvons dire sur le principe que nous avons estably que la femme est froide et humide pour la lin ([ue la nature s'est proposée , et que parce qu'elle est froide il faut qu'elle soit foible, et ensuite timide, pusillanime, soupçonneuse, defiiante, rusée, dissimulée, flatcuse, menteuse, aysée à offenser, vindicative, cruelle eu ses vengeances, injuste, avare, ingrate, superstitieuse. El parce qu'elle est humide, il faut aussi qu'elle soit mobile, légère, infidelle,

impatiente, facile à persuader , pitoyable, babillarde

« Voyons maintenant quelle est la conformation des parties qui suit le tempérament diî la femme et où consiste la beauté qui luy est propre et naturelle : Premièrement la taille est plus basse et plus gresle que celle de l'homme ; la leste plus petite el plus ronde, et tout le visage est de la mesme figure; elle a beaucoup de cheveux qui sont longs, déliés et mollets au toucher; le front en est égal, uny, plus long et plus arrondy vers les temples; les sourcils sont déliés, mollets, éloignés l'un de l'autre, et qui se courbent doucement à Tentour des yeux ; les yeux sont grands, noirs, doux et modestes ; le nez médiocre , qui descend tout d'un trait sur les lèvres et qui s'arrondit doucement à l'extrémité; les narines petites et peu ouvertes; les joues rondes; la bouche petite ; les lèvres rouges, un peu grossières, qui ne se pressent point et qui sont immobiles, si ce n'est lorsqu'on parle ou qu'on rit; les dents sont petites, blanches et bien arrangées; le menton doit eslre rond, poly et où le moindie poil ne paroisse

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pas; les oreilles peliles, molles el bien compassées; le col loiiil, longuet, gresle, iiiiy et égnl ])ar tout; la gorge cliarniie; le sein ferme, rond et médiocre en grandeur; les espaules petites et serrées ; le dos eslroit et foible ; les cuisses rondes el charnues ; les genoux ronds, où il ne paroisse aucun vestige de la jointure; les pieds petits, arrondis el charnus; les bras courts et iuslement arrondis; les mains longues, petites et charnues; les doigts longs, déliés et ronds ; toute la peau molle, douillette , et d'une blancheur exquise, si ce n'est aux lieux où Fincarnat se mesie avec elle, comme aux joues, au menton et aux oreilles; enfin la faiblesse paroisl dans sa voix , et dans tous ses mouvements, la pudeur el la retenue dans sa mine, dans son geste el dans son maintien »

Ces perfections ne sont pas prcciséineul au nombre de Irenle- Irois , ainsi que le poëte le suppose ; il n'est pas très-lidèlc , du reste, aux descriiitions de son auteur et substitue, dans celles qu'il donne, le coup d'œil de riiommc du monde à celui du physiologiste.

Üe La Chambre, qui a été le précurseur de Lavater, examine ensuite les rapports (pii existent entre les diverses parties de la femme el ses inclinations perverses. Il serait trop long de tout citer; mais deux ou trois des aperçus du fameux médecin donncronl une idée des autres :

« Le visage rond est un signe de malice et de colère;.... les yeux noirs marquent la timidité; ceux qui sont grands, l'inconstance ; le menton esi un signe d'ennuie;.... le col long et gresle dénote un naturel timide et babillani; la gorge unie et charnue marque la crédulité et la l'aiblefsc de jugement; les épaules petites el serrées sont signe d'avarice »

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