‹ Obligation morale et idéalismeChapitre 9 sur 26 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

De l'idée de la connaissance à l'idée de la moralité^ le passage est possible, il est inévitable. — Il y aurait contradiction à nous refuser le droit de partir de l'idée de certitude. La question préliminaire qui se présentait à propos de l'obligation ne se pose donc pas ici 99

Affirmer la vérité même formelle d'un jugement, c'est produire une assertion métaphysique. — Le concept même de certitude, abstraction faite de toute application particulière, enveloppe l'immutabilité de la pensée 103

TADLE 157

Il n'y aurait pas certitude si la vérité devait pénétrer dans l'esprit comme de dehors. Car ou l'esprit est simple, et il ne peut rien recevoii", mais doit tout tirer de lui-même et cette hypothèse se confond avec l'idéalisme, ou l'esprit est une résultante et la stabilité n'en peut pas être assurée .... 117

Si la connaissance était l'œuvre mixte de la pensée et des choses, la part de chacun des facteurs dans le produit ne pourrait être faite et toute affirmation dépassant le phénomène présent serait illégitime.

D'ailleurs toute tentative pour faire tracer les limites de la pensée par la pensée même est contradictoire 125

Le doute ne disparaît que si, l'esprit ne relevant que de lui-même, toutes choses relèvent de lui. Mais l'acte par lequel la pensée se connaît et s'affirme dépasse la nature et institue pour celle-ci l'obligation de s'élever au-dessus d'ellemême. L'idéalisme garant de la certitude repose donc sur l'affirmation de l'ordre moral 133

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