PREMIERE PARTIE
L'action humaine semble exiger la distinction du bien et du mal. — Si ce n'est là qu'une apparence trompeuse, il faut avoir le courage de l'avouer il
L'expérience est et sera toujours impuissante à j^rouver qu'il n'y a pas d'obligation morale. — Une vérité certaine a priori, loin de ruiner le devoir, ne pourrait que le fonder.
Nous n'avons pas démontré l'obligation; mais nul n'a le droit de nous interdire d'en parler 16
Si l'on considère les faits en eux-mêmes on n'en tirera pas la définition du bien. — Ni la fin à atteindre, ni les moyens d'y parvenir ne peuvent être fixés, qu'il s'agisse du plaisir, du bonheur ou de l'intérêt commun . . .