CL. Va Nosbg et
pèces conunes de l'Amérique septentrionale, sera si utile aux naturalistes des deux continents, par les bonnes descriptions et les figures très exactes qu’elle contient.
19. Th. Say. New terrestrial and fluviatile Shells of North America (inséré dans le Disseminator of useful Knowledge , janvier 1631 ).
Outre plusieurs coquilles terrestres et fluviatiles nouvelles, on trouve dans ce mémoire la description de trois Mulettes , dont deux sont du Mexique.
Th. Sav. American Conchology, n° 2, avril 1831. idem , rdem , n° 3, septembre 1831.
20. C.-S. RarnesquEe. Continuation of a Monagraphy of the bivalve Shells of the river Ohio, etc., 8 p., in-8. sur deux colonnes. Philadelphie, octobre 1831.
Si M. Rafinesque ne publie ses découvertes que pour ses correspondants , et pour leur en donner une idée sommaire, on peut , à la rigueur, concevoir une publication telle que celle que nous signalons, Mais alors, qu'il nous soit permis de dire que ce savant ne doit point trouver extraordinaire que la plupart des naturalistes qui s'occupent de cette partie de la science , et qui n'auraient pas reçu de lui-même ces huit pages in-8, publient, dans l'ignorance de leur existence, les espèces qu’il y mentionne comme nouvelles et non décrites. On peut même dire qu'il leur serait impossible, avec ce travail sous les yeux , d’y reconnaître leurs espèces, car ce n’est pas avec une phrase anglaise de quelques mots, que l’on peut caractériser suffisamment des corps si variés et quelquefois si difliciles à distinguer les uns des autres. Malgré l'intérêt incontestable de ce travail, à cause des nombreuses et curieuses espèces nouvelles qui y sont signalées , il faut reconnaître qu'il ne peut prétendre aux bénéfices que procure la publication, telle qu’on doit la com-
20 CL: V. N° 59 et Go.
prendre par ce mot. Il faut, en effet, jour obtenir les avantages de la publicité, que la publication ait lieu dans un recueil répandu, où que, par sa nature , elle puisse suivre le mouvement ordinaire des produits, rendus publics, de Ja presse. Pour notre part, nous somimes très reconnaissants que M. Rafinesque ait bien voulu nous envoyer cette intéressante suite à son premier travail.
Comment concevoir, si cette Continuation de la Monographie de M. Rafinesque était connue en 1831 à Philadelphie et à New-York, que M. Poulson ne l'ait point comprise dans la traduction qu'il a publiée de cette Monographie en 1832? Quoi qu'il en soit, M. Rafinesque offre d’abord dans ce travail des modifications à sa classification des Bivalves fluviatiles ; il y propose sept nouveaux genres et y signale plus de quarante espèces nouv elles.
Il est bien à regretter que ce savant naturaliste n ‘ait pas fait, avec de si ne matériaux , un travail analogue à ceux de MM. Barnes, Hildreth, Conrad, ou mieux encore de M. Lea, accompagné de bonnes figures. L’habile rédacteur du Journal américain des Sciences et des Arts, ou celui de tout autre recueil répandu, se serait, sans doute, empressé de le publier,et, par là, la science eut été servie et les intérêts de M. Rafinesque à couvert.
Th. Say. Descriptions of several new species of Shells (insérées dans le Transylvania Journal of Medicine, vol. IV, 1832)
Nous serions presque tenté d'adresser à M. Say le même reproche que nous venons de faire à M. Rafinesque, car la publication de ses nouvelles espèces dans le Disseminator ou dans un journal de médecine, tous deux presque inconnus en Europe, laisse ses découvertes comme non-avenues pour le monde savant. Nous les ignorerions nous-même s’il n'avait point eu l’obligeance de nous envoyer une
Cc. V. N°s 59 et Go. 21 épreuve de ses mémoires . Dans cette dernière notice M. Say décrit cinq espèces de Mulettes.
Th. Say. American Conchology, n° 4, mars 1832.
22. Anonyme. Conchology M. Lea, on the Naïades (inséré dans l Americ. Journ. of sciences , de B. Silliman,
t. XXII 41832, p. 169).
C'est une revue ou analyse des travaux de M. Lea ; on y rapporte la table de concordance qu’il a donnée en tête de son second mémoire; puis, spécialement, une table synonymique pour les espèces de Lamarck , extraite des observations de M. Lea.
23. Anonyme. Remarks on the article contained in Sillimann's Journal, for april 1832 (inséré dans le Monthly American Journal of Geology and Nat. Sc., juin 1832).
C’est une réponse à l’article précédent, destiné à revendiquer les droits de M. Rafinesque et à montrer que la plupart des espèces de M. Lea étaient déjà connues par la Monographie de ce preinier savant.
Th. Say. American Conchology, w° 5, août, 1632.
24. C.S. Rarinesque. Odatelia N. G. of N. American bivalve fluviatile Shells. (Dans l’Allantic Journ., w 4, P-1194..100%)
L'auteur propose dans cet article de quelques lignes un nouveau genre pour l’'Unio dehiscens de M. Say. Mais au lieu de nous faire connaître les caractères organiques de l’animal d’une Coquilie qui offre un aspect si particulier,
‘ M. Say cite un mémoire de M. Eaton, inséré également dans le Transylvania Journ. of Medec., pour février 1831; mais ce journal ne se trouvant pas à Paris, nous ne pouvons pas le comprendre dans notre liste, puisqu'il nous est inconnu, et que nous ne savons pas ce qu'il contient,
2 CL. V. N° 59 et 6o.
qui ressemble à un Solen, caractères qui seuls pourraient, s'ils étaient bien distincts, autoriser la formation d’un nouveau genre , M. Rafinesque se borne à indiquer des caractères négatifs pris de la coquille seule , ce qui ne suflit point pour légitimer sa proposition.
25. Th. Say. An Atiempt to exhibit a Synonymry of the western North America species of the genera Unio and Alasmodonta. 1834.
C’est une simple table de concordance synonymique , en deux pages in-8” , dans laquelle M. Say restitue à M. Rafinesque ses droits de priorité pour beaucoup d’espèces dont il a pu s’assurer de la similitude. Il est fâcheux que cette table ne soit pas complète et ne puisse nous fixer sur la généralité des espèces décrites par les naturalistes améri-
cains.
26. T. A. Conan. Description of some New Species 0} Fresh Water Shells from Alabama, Tenessee, etc. (Dans l’Americ. Journ. of Sciences, ete., de B. Sillimann, vol. XXV, n°2, janv. 1834, p. 338, avec fig.)
M. Conrad décrit dans ce mémoire , qui doit avoir une suite, dix Bivalves et six Univalves nouvelles. Il donne la figure en noir, lithographiée, de toutes ces coquilles. Les Bivalves se composent de six Mulettes, une Alasmodonte et deux Anodontes , les phrases descriptives sont en anglais.
27. T. À. Coran. New Fresh Water Shells of the United States, with couloured illustrations, etc. ,in-12 de 76 p., avec 8 pl. lithogr. et color. Philadelphie, 1834, F. Dobson.
Après une introduction pleine d’observations utiles, M. Conrad décrit, avec beaucoup de soins, vingt-cinq espèces nouvelles de Mulettes et une Anodonte, résultats d’un voyage entrepris par ce savant dans l’Alabama.
La phrase caractéristique latine manque aussi dans cet in
Cn.V- NY 59) ét,60: 23
téressanttravail, et les figures laissent quelque chose à desirer.
On ne peut se défendre de craindre que sur ces vingt-cinq espèces , dont trois font partie du mémoire précédent , quelques-unes , au moins , n'aient déjà été nommées par M. Rafinesque dans ses ouvrages. Ce travail offre ensuite la description de deux Paludines, de treize Mélanies et d’une Ancyle nouvelles, puis une Monographie du genre Anculotus de M. Say, voisin des Mélanies. Il est terminé par une table de concordance synonymique bien plus étendue que celle de M. Say, laquelle parait être due à M. Poulson, qui a bien voulu la communiquer à M. Conrad pour l’imprimer à la fin de son opuscule.
28. Is, Lea. Observations on the Naïades ; and Descriptions of new species of that, and other Families. (Trans-
act. of Americ. Philos. Soc. of Philadel., 1832-1834.)
Ce nouvel et important ouvrage de M. Lea nous est arrivé il y a peu de jours, cette feuille étant en partie com posée ; nous le devons à son obligeance , etnous noussommes empressé de suspendre l’impression , afin de pouvoir lui adresser nos remerciments et de mentionner cet intéressant travail , le plus considérable de ceux qu’a publiés ce savant, si zélé , sur cette partie de la science.
Cet ouvrage comprend quatre parties. Après quelques observations préliminaires , M. Lea décrit , dans un premier mémoire , douze Mulettes, trois Symphynotes, quatre Anodontes et plusieurs coquilles univalves nouvelles. Un Supplément contient treize Muleites, un Symphynote, quatre Anodontes et quelques Univalves de divers genres. Viennent ensuite des Observations sur les Nay ades de Lamarck offrant sur la synonymie de ses espèces des remarques recueillies en France par M. Lea pendant son voyage et dont nous avons été assez heureux pour lui communiquer une partie. Un second Supplément présente la description de dix Mulettes, un Symphynote, une Anodonte et une Alasmodonte ; dénomination que M. Lea propose de remplacer par celle de
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Magaritana, empruntée à Schumacher, qui, en effet, a l’antériorité pour cette coupe générique. M. Lea décrit encore quatre Cyrènes et propose un nouveau genre, sous le nom d’Aphrodite, pour une belle coquille bivalve marine qu’il croit nouvelle. Cette dernière partie est terminée par la description de plusieurs Univalves de divers genres.
Toutes ces espèces sont très bien figurées dans une suite de 19 planches coloriées. Sur les trente-cinq Mulettes que décrit M. Lea dans ce nouvel ouvrage, dix espèces appartiennent à l'Amérique méridionale , ou à l'Asie. Sur les cinq Symphynotes , trois sont de la Chine ; sur les neuf Anodontes , cinq sont étrangères à l'Amérique du Nord ; il en est de même des quatre espèces de Cyrènes. Nous offrirons plus loin quelques observations sur quelques unes de ces coquilles.
Les quatre beaux mémoires de M. Lea que nous venons de signaler sous les numéros 11, 14, 16 et28, dont cesavant a fait faire un tirage à part pour en gratifier ses amis, sont réunis par le titre commun suivant :
Observations on the genus Unio , together wüh Descriptions of new genera and species inthe Families Naïades, Conchæ, Colimacæ, Lymnæana, Melaniana and Peristomiana , etc.
Cet ouvrage de M. Lea mérite les plus grands éloges par l'exactitude , l’ordre et la méthode qui règnent dans les descriptions et par la vérité des figures qui l’accompagnent. On ne peut lui adresser que le reproche que nous lui avons fait plus haut, celui de ne point s’être assuré si ses espèces n’avaient point été nommées par d’autres avant lui. [l serait du reste à regretter que ce motif l’eût empèché de les décrire toutes et de les faire figurer ; car, grace à son ouvrage, ces espèces ont été réellement connues des naturalistes qui ne pouvaient les reconnaître dans fa Monographie de M. Fafinesque, par les motifs que nous avons indiqués en parlant de ce dernier travail.
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