LISTE CHRONOLOGIQUE DES OUVRAGES OU MÉMOIRES
Qui concernent les Coquilles bivalves des eaux douces de l'Amérique Septentrionale.
1. Thomas Say. Article Conchology de l’Encyclopédie américaine de Nicholson, 1"° et 2° édit. , 1816 à 1818;
3° édit., 1819, avec pl. gr.
Cet article a été augmenté de quelques espèces dans la dernière édition, et on en a fait un tirage à part sous le titre suivant :
Description of the land and fresh water Shelles of the United States, 8° de 16 pages sur deux colonnes, avec les
4 pl. des premières éditions. Philadelphie, 1819.
C’est à ce premier travail de M. Say qu’est due l’heureuse impulsion qui s’est fait remarquer depuis lors vers l’étude des Coquilles terrestres et fluviatiles des Etats-Unis. C’est à ce savant, si dévoué à la science et si bon observateur, que l’on doit rapporter l'honneur d’avoir ouvert la voie suivie par lui avec tant de persévérance, et dans laquelle plusieurs de ses compatriotes ont marché avec succès sur ses traces. M. Say fait connaitre, dans ce premier mémoire, dix-sept Bivalves des Etats-Unis.
Malheureusement on peut reprocher à M. Say, dans ce travail comme dans: tous ses ouvrages subséquents, l’absence de phrases linnéennes latines pour caractériser ses espèces. Cet usage, constamment suivi par les Naturalistes de tous les pays, n’a point seulement pour but l'emploi d’une langue commune qui leur permette de comprendre,
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au moins, les caractères saillants de l’espèce , il a aussi pour objet d'obtenir une précision , une concision que les langues vivantes ne sauraient présenter au même degré. Si les Naturalistes des différents pays voulaient ainsi s’affranchir de cet usage , et que les Suédois , les Danois, les Hollandais, les Russes et les Allemands suivissent l’exemple de M. Say et de plusieurs de ses compatriotes , bientôt les Naturalistes des différents pays se trouveraient isolés dans leurs travaux , et la science rétrograderait.
2. Lamarck. Histoire Naturelle des Animaux sans vertibres; T. V et VI. Paris, 1818 et 1819. ( Les Nayades font partie du T. VI)
Dans cet ouvrage Lamarck fait connaître trente-deux Mulettes ou Anodontes des Etats-Unis, mais dans ce nombre, il y a beaucoup de doubles emplois. Une partie de ces espèces ont été établies sur des individus de la collection de M. Valenciennes, habile peintre, mort il y a une quinzaine d’années, et dont nous avons fait l’acquisition à sa vente. Ces individus, étiquetés de la main même de Lamarck, nous ont permis de reconnaître , avec certitude , les doubles emplois dont nous parlons.
3. C.S. Rarwesque. Monographie des Coquilles fluviatiles bivalves de la rivière Ohio, contenant douze genres et soixante-huit espèces, avec des figures réduites et au trait (insérée dans les Annales des Sciences physiques de MM. Bory de Saint-Vincent et Drapiez, T. V, p. 287, Bruxelles, 1820).
Traduction américaine, sous ce titre :
A Monography of the fluviatile bivalve Shells of the river Ohio, etc. par M. C. A. Pourson, in-12 de 72 p., avec 1 pl. lith. Philadelphie, 1832, J. Dobson.
Il est incontestable que c’est à M. Rafinesque que l'on
Gr MANPSN 50 Et Go: 13
doit la première connaissance de cette série considérable d'espèces de Mulettes dont on n’avait signalé , avant lui, qu’un petit nombre, et dont on ne soupçonnait même pas la variété et l'intérêt. Si depuis la publication de cette Monographie plusieurs naturalistes ont décrit et figuré les mêmes espèces sous d’autres noms, si en un mot on n’a point rendu à M. Rafinesque la justice que méritaient ses nombreuses découvertes et son zèle si ardent pour la science, on ne peut s'empêcher de reconnaître qu'il doit rapporter à la forme et au fond même de son travail la première cause de cette injustice dont il s’est cependant plaint avec raison. En effet, eette Monographie n'offrant que des descriptions trop incomplètes pour caractériser des coquilles aussi difficiles à bien décrire , point de phrases linnéennes latines, et des figures entièrement insignifiantes ; présentant, d’ailleurs, un ensemble de genres et de sous-senres qui a paru , avec raison, non motivé, puisqu'on ne trouve pas de caractères suffisants pour justifier le genre Unio luimême , comme genre distinct des Anodontes , des Hyries, des Castalies , etc. : cette Monographie , disons-nous, a êté négligée par les Naturalistes ; elle a rebuté même les hommes les plus desireux de s’en servir pour nommer leur collection. Elle à fait, à diverses reprises, notre désespoir, mème avec les espèces de M. Rafinesque sous les yeux, par l'impossibilité de les ÿ retrouver et de comprendre ses divisions méthodiques.
Les erreurs involontaires qui échappent à M. Rafnesque dans ses envois augmentent aussi la difficulté de reconnaître ses espèces. Nous avons reçu de lui les mêmes Coquilles sous différents noms, et d’autres avec des noms évidemment autres que ceux qu’elles portent dans sa Monographie. Il en est résulté une difficulté inextricable pour la détermination de ses espèces, et pour pouvoir établir une synonymie exacte entre lui et les auteurs qui, depuis, se sont occupés des Mulettes.
14 GC, V. N°s 5g et 60.
On ne peut cependant s’empècher de blâmer ces derniers. Avant de décrire comme nouvelles des espèces que M. Rafinesque pouvait avoir déjà nommées , les Naturalistes qui ont écrit après lui devaient à la science de faire tous leurs efforts pour s'assurer qu’il ne les avait pas connues. MM. Barnes, Hildreth et Lea, pour éviter de jeter les Naturalistes dans une confusion de synonymie qu'ils pouvaient prévoir, auraient dû, à ce qu'il semble, s’entendre avec M. Rafinesque à cet égard. Enfin, de son côté, M. Rafinesque lui-même ou ses amis auraient dü, en publiant leurs réclamations à ce sujet, et pour prouver la priorité qu'ils revendiquaient, dresser une Table de concordance synonymique très exacte, et la faire insérer dans un recueil scientifique très répandu ou la faire imprimer à part, de manière qu’elle püt parvenir en Europe à tous les Naturalistes qu’elle pouvait intéresser. Si M. Poulson par exemple , avait fait suivre la traduction de la Monographie de M. Rafinesque que nous avons citée par une table semblable , il aurait rendu un véritable service à la science et aurait établi d’autorité les droits de M. Rafinesque.
4. A. VazencreNNEs. Coquilles fluviatiles bivalves du Nouveau Continent, recueillies pendant le voyage de MM. de Huwsozpr et Bompranp, avec fig. color. (Dans le Recueil d'observations de Zoologie, etc., faisant partie de ce voyage, T. II, p. 225, Paris, 1833.)
Dans ce Mémoire, publié, à ce qu’il paraît, dès avant 182», mais certainement après les ouvrages de MM. de Lamarck et Rafinesque, puisqu'ils y sont cités, M. Valenciennes décrit neuf Mulettes des Etats-Unis et en donne de magnifiques figures.
5. Th. Say. Description of univalve terrestrial and fluviatile Shells of the United States. 25 décembre 1822 (Dans
CHAN NE 50 et 60! 15 le Journ. of the Acad. of natur. sc. of Philadel., vol. 11, p- 370).
A la fin de ce Mémoire, M. Say décrit deux Cyclades.
6. D. W. Barnes. On the genera Unio and Alasmodonta, with introductory Remarks : avec 11 pl. grav. (Dans /’4mertic. journ. of sciences and arts de B. Silliman , T. VI,
1823, p. 107 et 258).
Dans ce travail consciencieux et fait avec soin, M. Barnes décrit trente-trois Mulettes ou Alasmodontes , parmi lesquelles on retrouve plusieurs de celles que M. Say avait fait connaître. Presque toutes les espèces qu’il décrit comme étant nouvelles avaient été nommées par M. Rafinesque, dont M. Barnes a le tort d’avoir négligé la Monographie. Du reste, les phrases caractéristiques latines manquent aussi dans ce travail, dont les figures , assez bonnes, sont quelquefois remplacées par un trait indiquant le contour des valves, secours presque inutile pour des corps aussi variables dans leur forme générale et les autres accidents qui les caractérisent.
7. Th. Say. Narrative an E xpedition to the source of S'aint- Peters River, Lake W innepeek, etc., fait en 1823, sous ie commandement du major Long, et rédigé par N. Keating, Appendix, Zoologie, par Th. Say, avec fig. 1824.
On trouve dans cet Appendix , outre la description de plusieurs Coquilles univalves curieuses et nouvelles, celie de l’Anodonta gibbosa.
8. Th. Sax. Descriptions of some new species of fresh water and land Shells of the United States (dans le Journ. of the Acad. of natur. sc. of Philadel., vol. V, 1825, Pris)
A la fin de ce Mémoire, M. Say décrit l’'Unio subtentus et l’Ælasmodonta ambigua.
16 Gr Ve MNT 66 Me tAGo!
9. W. Woon. Index Testaceologicus ; or a Catalogue of Shells., etc., in-8°, avec fig. srav. et color. Londres , ; , 0° 0 ?
Cet ouvrage , remarquable par lesprit et la vérité avec lesquels des figures si réduites représentent cependant, d’une manière très reconnaissable , une si grande quantité d’espèces, contient, dans son Supplément surtout, les figures de plusieurs espèces de Mulettes de l'Amérique du Nord.
10. Jacob GREEN. Some Remarks on the Unio of the United States , with a Description of a new species, avec fig. ; avril 1829. (Dans le recueil intitulé : Contributions on the Maclurian Lyceum, vol. T, n° 2.)
Après quelques observations générales, M. Green décrit l'Unio ÆEsopus dont il donne aussi une bonne figure. Sa description est précédée d’une très bonne phrase descripve en latin.
11. Is. Lea. Description of a sixth new species of the genus Unio, etc. , avec fig. color. (Insérée dans les Transact.
of Americ. philos. Soc. of Philad., 1827.)
Dans ce premier Mémoire , M. Lea fait connaitre , par une bonne phrase caractéristique latine, une description détaillée et complète, et par d’excellentes figures, six espèces de Mulettes dont deux, au moins, avaient déjà été décrites , sous d’autres noms, par M. Rafinesque.
12. S. P. Hiorerm, D. M. Observations on and Descriptions of the Shells, found in the swaters of the Muskingum river, Little Muskingum and Duck Creek, in the vicinity of Marietta, Ohio , avec fig. grav. (Dans l’Americ. journ. of sc. and arts de B. Sillimann, t. XIV, 1828, p. 276.)
M. Hildreth décrit vingt-cinq espèces dans ce Mémoire,
Cc. V. N° 59 et Go. E 1g
déjà toutes connues par le travail de M. Barnes, excepté quatre espèces de Mulettes, dont M. Rafinesque avait signalé trois. Le seul U, foliatus n’était point connu. M. Hildreth a copié en partie , ainsi qu’il le dit lui-même, les descriptions de M. Barnes ; celui-ci a mis quelques notes à son manuscrit, en sorte que ces deux mémoires s'appuient mutuellement. Six espèces seulement y sont figurées.
13. W. Woon. Index Testaceologicus. Supplément, avec fig. color. , in-8, Londres, 1828.
Ce Supplément contient dix espèces de Muiettes, assez reconnaissables, des Etats-Unis.
14. Is. Lea. Description of a new genus of the Family of Naïades, including Eight species, four of which are new, etc., avec fig. color. ( Dans les Trans. of Americ. philos. Soc. of Philadel., mars 1527.)
Dans ce nouveau travail, M. Lea décrit douze espèces de Mulettes, dont trois seulement n'avaient point été nom— mées par Lamarck ou par M. Rafinesque ; il y propose le genre Symphynote pour les Mulettes analogues à l’alatus de M. Say, et pour quelques Anodontes dont les valves sont connées par leur bord supérieur, lequel recouvre le ligament ’. Sur les neuf espèces qu'y rapporte M. Lea, l’Anodonta cygnea est d'Europe; le bi-alata est la Dipsas plicatus du docteur Leach, et eile vit en Asie: sur les sept autres espèces, six avaient déjà été décrites. En tête de ce mémoire , M. Lea présente un tableau synonymique des espèces des Etats-Unis, et des remarques sur les espèces de M. de Lamarck. F3
* Voyez à la fin de ce Mémoire une Note sur le genre Symphynote.
18 CL. V: N° 59 et Go.
15. Th. Say. Descriptions of some new terrestrial and fluviatile Skells of North America , juiliet 1820. ( Dans le journal intitulé Disseminator of useful knowledge,
t. il.)
Ce mémoire, ignoré en Europe parce qu'il est mséré dans un recueil qui y est à peu près inconnu, contieut la description de beaucoup d’espèces nouvelles fort intéressantes , entre autres de neuf espèces de Mulettes, trois Alasmontes , cinq Anodontes et trois Gyclades. Malheureusement les descriptions de M. Say, très bonnes d’ailleurs, ne sont point précédées d’une phrase caractéristique latine.
16. Is. Lra. Observations on the Naïades , and Descriptions of new species of that and other Families , avec fig. color. ( Dans les Trans. of Americ. philos. Soc. of Philadel., mai 1930.)
M. Lea décrit et figure , dans ce mémoire, trente-six espèces de Mulettes et deux Symphynotes, dont douze espèces seulement n'étaient point connues.
19. G. P. Desnuies. Article Muleite de l'Encyclopédie méthodique, Histoire naturelle des Vers , t. 1, p.573,
On trouve dans cet article la description de douze espèces de Mulettes des Etats-Unis déjà toutes connues.
18. Th. Say. American Conchology , or Descriptions - ofthe Shells of North America. Par livraison , in-8, avec fig. color. ,n. 1, 1830, New-Harmony.
Cet ouvrage, auquel il ne manque que des phrases caractéristiques en latin, et dont malheureusement les livraisons successives se font trop attendre au gré de l’impatience des naturalistes , n’est encore parvenu qu'à son cinquième numéro. Il est bien à desirer que son habile auteur active davantage une publication qui, réunissant toutes les es-