PLANCHE IV
Fic EE
Tête osseuse, et les trois premières vertèbres du protée, huit fois plus grandes que nature, vues en-dessous.
a.a. Les deux branches horizontales de la mâchoire inférieure — b.b. Zes deux extrémités des tympaniques — c. Les os du palais — d. La pièce impaire antérieure — i. La pièce impaire postérieure (*) — o. cartilage qui soutient la langue — n. n. Les deux bran-
(*) Cette pièce m’étoit echappée, et c’est par cette raison qu’elle ne se trouve
pas dans le dessin ombré. Je ne l’ai vue que depuis peu, et j’ai observé qu’elle donne attache à une ligne médiane, et tendineuse, laquelle va se fixer au péricarde.
chies suspensoires , ou les deux cornes antérieures — f.f. Pièces latérales, qui portent les premièrs arceaux — g. Filet, qui par lintermède d'une autre petite pièce, porte le second et le troisième arc — e.e.e. Les trois arcs branchiaux du côte droit, ils sont bien ossifiés et tout-à-fait différents de ceux de la sirène, dont les arcs sont cartilagineux et dentelés, comme ceux des larves de salamandre — h.h.h. Les trois premières vertèbres.
Fic. IL
Les trois premières vertèbres de la figure précédente, vues
de profil. Fic. III,
Même tête (F.1.) vue en-dessus. a. b. n. e. h. ont la même signification,
c. Les intermaxillaires — d.d. Les deux frontaux = m. Les deux pariétaux — t.t. Les rochers — r.r. Les occipitaux = s.s. Les os tympaniques.
Frc. IV.
Le crane du protée ouvert.
a. Les deux hémisphères = b. Le cervelet (*) = e. Le quatrième ventricule — d. Le nerf olfactif du côté droit, dont on a isolé les filaments en détruisant la substance médullaire formant les pa-
(*) Je n’adopte point les déterminations de M. Serres à l’égard de l’encéphale, et le lecteur en devinera facilement la raison. Un reptile; qui n’a pas de nerf optique, et chez lequel le nerf de la vision est remplacé par une branche de la cinquième paire, pourroit- il avoir des lobes optiques très-développés? et d’ailleurs si nous imposons à la seconde masse cérébrale le nom de lobe optique, le cervelet du protée, en ce cas où sera-t-il? viendra-t-on me dire, que chez les larves de batraciens cet organe n’apparoit que très-tard, c’est-à-dire, au moment de la métamorphose, et que chez le protée, qui est une larve permanente, le cervelet ne se manifeste point? je doute fort, qu’on veuille recourir à un pareil subterfuge pour soutenir des déterminations, que les faits réfutent entièrement.
rois de la chambre olfactive (*) — e. La cinquième paire = f. Le véstibule ouvert, au fond duquel on voit le sachet, contenant la pierre amilacée = g. Le nerf facial — n. L'oeil, qui ne paroit formé que du cristalin — h. La carotide du côté gauche: cette artère se replie sur elle-même , et donne naissance, aussi tôt entrée dans la cavité du cräne, à l'artère ophtalmique, cette dernière sort ensuite de cette cavité, va droit au museau, et fournit dans son trajet un petit rameau à l'oeil — m. La huitième paire du côté gauche.
Fic. V.
Le squelette du protée de grandeur naturelle vu en-dessus.
a. Les trois cartilages formant l'articulation de l'épaule = b. Le bassin.
Fic. VI.
Tête osseuse d’une larve de salamandre, grossie et vue en-dessus. Le crâne a été ouvert pour faire voir que l’encéphale des salamandres en état de larves, a beaucoup de rapport avec celui du protée.
a. Les deux hémisphères — b, Le cervelet — c. Le quairième ventricule — d.d. Zes os tympaniques.
Fic. VIT.
Patte antérieure du squelette (Fig. V) vue en-dessus et
grossie. .
Fic. VIII.
Tête d’un protée, grossie, vue en-dessus, et disséquée de manière à fairevoir lesprincipaux organes de la circulation.
(*) Voyez à ce sujet mon mémoire sur le développement de la grenouille commune.
a. Le coeur — b. Canal artériel sortant de la base du coeur — c. Bulbe, dont les parois sont opaques et tendineuses — d.d. Deux gros troncs, qui naissent du bulbe — e. Artère, qui marche le long du bord convexe du premier arc; elle corréspond à V'artère carotide — f. Rameau artériel pour la première branchie — g. Petite artère, qui se distribue aux muscles, formant le plancher de la bouche — h. Weine, conduisant dans l'artère carotide le sang, qui a respiré dans la première branchie — ï. Rameau artériel pour la troisième branchie — 1. Rameau artériel pour la branchie mitoyenne — m.m. Les deux veines, qui rapportent dans le tronc primitif d. le sang, qui a respiré dans les deux branchies, mitoyenne et troisième — n. Artère qui se distribue à la vessie aérienne , et à l organe générateur du même côte ; cette artère, en se rendant à ces deux organes , longe le conduit de la vessie — 0. Artère qui, après avoir donné quelques branches à l’occiput, entre dans le canal des vertèbres et descend ensuite vers la queue — p. Petite artère, qui se ramifie aux côtés de l’occiput — q. Continuation du tronc primitif d., qui, en s’unissant avec son analogue, du côté gauche , forme l'aorte descendante — s.s. Les artères pour les membres antérieurs — t. Artère, qui se ramifie sur la face dorsale de l'estomac — u. Artère qui se ramifie sur les parois du bas ventre — x. Portion de la veine cave, qui a été coupée -— z. Oreillette — 2.2.2. Petites membranes en forme de croissant, qui ont été coupées à leur partie antérieure, pour faire voir que les vaisseaux sanguins marchent le long du bord convexe des arcs ; et se trouvent renfermes entre les deux feuillets, dont chaque membrane est formée.
Fic, IX.
Autre tète vue par-dessus et un peu de côté; on lui a enlevé du côté gauche les téguments pour montrer les muscles, qui soulèvent la mâchoire inférieure, et on l’a disséquée du côté droit de manière à faire voir la partie interne du
canal des narines, les principales diramations de la cinquième paire, du petit sympatique, du nerf vague à sa sortie du crâne, et la marche de l’artère carotide, avant d’entrer dans la cavité du cräne.
a. Le canal des narines , ouvert tout du long dans sa partie supérieure et latérale; on y voit des rides transversales et longitudinales, qui sont formées par la membrane muqueuse — b. Le canal des narines du côté gauche, tel qu’il se présente à la vue, dès qu'on a enlevé les téguments: ces canaux sont, pulpeux, tordus, et ne ressemblent pas mal à deux cordelettes trés-courtes (*) — c. La première branche de la cinquième paire, ou la branche ophlalmique, qui a été coupée à sa sortie du crâne, et rejetée en avant: cette branche, en se rendant au museau , se partage en deux rameaux , dont l’externe donne à l’oeil un petit filet, qui tient lieu du nerf optique ; au reste la marche de cette branche est pareille à celle de l'artère ophtalmique, dont on voit l’origine en h. Fig. 4. — d. Le tronc de la branche ophtalmique, qui a été coupé —f. Le nerf maxillaire supérieur — g. Filets nerveux, qui naissent de la première branche de la cinquième paire — h.h. Diramations du nerf facial — i. Le nerf glosso-pharyngien , qui dans le protée, est une branche de la huitième paire — 1. Diramations de la huitième paire, lesquelles font leur chemin derrière la membrane muqueuse, qui double la cavité de la bouche — m. L artère carotide , qui dans son trajet pour se rendre dans la cavité du crâne , passe au-dessus de la fenétre ovale. L'origine de cette artère se voit en e. de la figure précédente — n. La branche que L artère carotide du côté droit envoie aux muscles, qui sont situés au-dessous de la tête — 0.0.0. Les trois veines branchiales, lesquelles rapportent le sang, qui a respiré dans les branchies, la première débouche dans la carotide, et Les deux autres dans le tronc, qui est attaché au bord convexe du second arc. Ces trois veines, en revenant des branchies, passent entre les extrémités
(*) À l'égard de la formation de la chambre olfactive chez les reptiles batracieus, voyez mon mémoire sur le développement de la grenouille commune.
des arcs branchiaux, qu'on a dû couper pour montrer leur trajet — p. La fenétre ovale ouverte — q. La huitième paire à sa sortie du crâne — r. Rameau de la huitième paire, qui marche le long de la ligne latérale, et donne des filets aux muscles de la région dorsale — s. Rameaux de la huitième paire, qui se rendent à l’estomae, et aux autres viscères — t. L’artère vertébrale, qui fournit une branche à l’occiput, et entre en même temps dans le canal des vertèbres —u. L'artère, qui se rend à la vessie aérienne et à l'appareil générateur du coté droit — x. Le tronc primitif du côté droit, qui, en s’ unissant avec son analogue du côté opposé, forme l'aorte descendante; ce tronc est presque entièrement caché par les vertèbres, mais on le voit distinctement dans la figure précédente, où il est désigne par le lettre q—y — y. Les filets de la huitième paire pour les branchies du côté droit — x. L'omoplate — 7. Extrémité postérieure de la branche suspensoire du côté droit, qui tient au crâne au devant de la fenétre ovale — 3. Le muscle masséter — 4. Le muscle temporal — 7. L'oeil gauche — 8. Le nerf olfactif du côté droit — 10. L’'os pariétal.
Ice
L’os hyoïde de la salamandre à queue plate, vu en-dessus.
a. Portion cartilagineuse des cornes antérieures — b.b. Les deux cornes antérieures — c. c. Les cornes postérieures ; chacune d'elles est formée de la tige, qui, chez la larve porte le premier arc, et de La portion antérieure de ce dernier — d. d. Les deux cartilages, qui tiennent lieu du sternum — e. La pointe du coeur.
Fic. XI.
Portion droite du bassin de la salamandre à queue plate, grossie et vue en-dessus. En donnant cette figure l’on a eu pour but de faire voir la différence très-remarquable, qu’il y a sous ce rapport, entre les salamandres aquatiques et le protée.